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lundi 2 février 2026

Les lumières de New-York. Lloyd Lee Choi.

Après Souleymane livreur à Paris, 
nous attendons l’arrivée de la femme et de la fille d’un porteur de repas chinois dans New-York la grise.
Son vélo a été volé, son loueur l’a escroqué. 
« Lucky Lu », son titre de la quinzaine des cinéastes à Cannes, où il est question de chance restera un terme ironique, tout au long de cette heure trois quarts pleine de tristesse.
Sous les yeux de sa petite fille, les tentatives du père ne parviennent pas à assurer, même le temps d’une journée, une existence digne à sa famille. La solidarité de la communauté ne peut masquer l’accumulation des mensonges. 
Les conditions de vie d’un sous prolétariat qui innerve nos grandes cités nous interrogent quand la plus puissante économie du monde a besoin de la main d’œuvre de son puissant concurrent, qu’elle ne saurait voir qu’au cinéma.
Blue sun palace. Constance Tsiang.
Commencée avec légèreté la chronique de la vie d’immigrés chinois à New York tourne au drame. La relation amoureuse naissante entre un exilé dont la famille est restée à Taïwan et une jeune fille qui travaillait dans un salon de massage est brisée par la mort de celle-ci lors d’un braquage. Pourra-t-il sortir de sa solitude avec l’amie de la disparue ?   
Malgré un contexte particulier, la violence surgissant à plusieurs reprises plutôt que d’abolir la fraternité, la sororité, laisse la place à la complexité, aux ambigüités, à la pudeur des sentiments. 

 

lundi 26 janvier 2026

Le Chant des forêts. Vincent Munier.

Nous changeons de rythme en partageant l’affût pendant une heure et demie sous des sapins des Vosges ou en Norvège avec un grand-père, son fils et son petit fils.  
Il faut parfois attendre longtemps pour n’apercevoir qu’un bout d’aile, repérer un chant, ou avoir la chance de saisir un envol où l’on ne voyait que des branches.
Dans une salle comble, depuis ma place au sec et au chaud, je me suis laissé aller à la contemplation amorcée par des brumes au dessus des arbres comme dans les estampes chinoises, se dissipant  lentement.  
Accaparé par la recherche très exigeante du farouche grand tétras, le naturaliste sait aussi apprécier le plus petit des oiseaux, le troglodyte. Cependant les mots du naturaliste m’ont semblé faire souvent double emploi avec des images dont la beauté est suffisamment convaincante. Celles-ci paraissent d’autant plus remarquables que sont souvent magnifiés des silhouettes floues ou des cadrages incertains.
Merci pour ce film de patience plus conforme à la vérité que nos Bambi nécessaires mais virtuels qui furent aux sensibilités ce que promet l’artificialité à nos intelligences.

lundi 19 janvier 2026

L’agent secret. Kleber Mendonça Filho.

Pas une seconde d’ennui dans ce film de 2h 40, tant la façon de filmer nous embarque dès le début. 
Comme le personnage principal aux yeux ébahis dont nous allons suivre le parcours énigmatique, nous sommes plongés dans les années 70 au Brésil où le Carnaval ne masque ni la corruption ni l’indifférence à une violence omniprésente.
Le fantastique sert aussi la dictature d’alors qui revint il y a peu et qui n’a pas lâché le continent. Le rythme, les cadrages rendent ce film palpitant y compris dans ses énigmes irrésolues grâce à des personnages intéressants bien mis en valeur dans un générique de fin devenu trop rare sous cette forme développée.
La construction séduisante permet une description mémorielle sans lourdeur de la politique à visée contemporaine, tout en étant baignée de mélancolie familiale. 
La succession de scènes palpitantes, surprenantes, confirme l’hommage parfaitement exprimé rendu au cinéma.

lundi 12 janvier 2026

Le Maître du Kabuki. Sang-il Lee.

Trois heures de film pour conter 50 ans de la vie d’un fils de yakusa (gangster) adopté par un maître du kabuki qui reconnait son talent pour jouer des rôles de femmes dans le 
théâtre traditionnel japonais.
La rivalité entre fils légitime et adopté, les aléas de l’amour et du métier de comédien servent de fil conducteur à une mise en lumière d’un art réputé pour sa rigidité et ses codes ancestraux.
L’émotion est au rendez-vous.
Les feux de la rampe peuvent crâmer des destins quand l’engagement est total, la grâce éphémère et les sacrifices inévitables.

lundi 5 janvier 2026

L’engloutie. Louise Hémon.

Décidément la condition d’instit’ dans les Alpes inspire les réalisatrices qui ont puisé dans leurs souvenirs familiaux pour une lumineuse « Mariée des montagnes »
 et cette mystérieuse version au début du XX° siècle.
Les élèves sont peu nombreux mais occupés par le travail, loin des abécédaires et du planisphère dans un monde où l’eau passe par tous les états : glace, neige en avalanches, vapeurs et eau du bain. 
Un usage des glaçons m’a semblé plus propice à calmer les ardeurs qu’à participer à une atmosphère sensuelle détectée par des critiques sensibles au « réalisme magique » de cette heure et demie.  
Qui est volé quand disparait le cahier ayant recueilli une histoire qui n’était qu’orale ?
Les éclairages à la bougie évoquent Georges de La Tour et les noirs Le Caravage.
L’âpreté des conditions de vie, les affrontements culturels, le frottement des corps, la violence créent une tension exacerbée par une musique déchirante.

lundi 22 décembre 2025

Edvard Munch. Peter Watkins.

Le film de 3h 30 tourné en 1973 présenté par Jean Serroy a pu convenir aux amis du musée de Grenoble.
Le réalisateur anglais qui a fini sa vie en France à l’âge de 90 ans, il y a quelques mois, s’était reconnu dans le destin  du peintre expressionniste norvégien : Edvard Munch (prononcer Munk). « Un travail de génie » Ingmar Bergman. 
Peter Watkins était resté fidèle à l’esprit du groupe de « jeunes gens en colère » auquel il avait appartenu avec ses sujets : nucléaire, guerres, la Commune…  et une critique radicale de la « monoforme » des récits télé ou ciné. Il a fini par quitter le milieu du cinéma, ses projets se heurtant à des difficultés de distribution et au mécontentement des producteurs.
Intitulé «  La danse de la vie » le film n’a pas été défendu par la télévision norvégienne qui l’avait financé et c’est la version de 2004 remontée à partir de négatifs que nous avons vue.
Tourné avec des amateurs pour lesquels la ressemblance était un critère essentiel, remarquable pour l’acteur principal, ceux-ci étaient invités à exprimer leurs propres opinions.
Loin des biopics habituels, nous suivons le récit de la vie du jeune Edvard de 1884 à 1895 entrecoupé de surgissements du passé et de projections vers l’avenir, d’abord dans le milieu bourgeois de Kristiania (l'ancien nom d'Oslo).
Le jeune artiste se heurte à son milieu protestant, à son père médecin dans les quartiers ouvriers, en fréquentant les anarchistes  de «  La bohème ». Il est marqué par la folie du grand-père et la mort de phtisie de sa mère et de sa sœur.
Sa passion pour celle qu'il nomme madame Heiberg dans son journal à la troisième personne s’accompagne d’une prenante jalousie.
Après Paris où il apprendra expressionnisme et symbolisme, il s’installe à Berlin où règne le suédois exilé Strindberg.  Cet itinéraire intellectuel croise un parcours sentimental ardent lié aux mouvements sociaux de l’époque.
Les autoportraits naturalistes du début vont laisser passer l’expression des sentiments avec « L’enfant malade »  
« Dans la maison familiale nichaient la maladie et la mort. »
« Nuit à Saint Cloud »
et
faisant partie de « La Frise de la vie » : « Le cri » où est inscrit : 
 « Ne peut avoir été peint que par un fou ! »
« La Madone » s’abandonne
et un baiser passionné devient celui d’une « Vampire » 
Ces tableaux mis en valeur dans le film furent reproduits en variant les techniques : eaux-fortes, lithographie, xylographie comme le cinéaste a multiplié les voix, les façons de filmer mariant fiction et documentaire.
Le son des grattages amplifie l’intensité des gestes du peintre fragile, toujours toussant. 
Les cris des oiseaux dominent les querelles humaines. Une place importante est laissée aux critiques adressées à celui qui ne sera reconnu que tardivement.  
«  La maladie, la folie et la mort sont les anges noirs qui ont veillé sur mon berceau et m’ont accompagné toute ma vie.»

mercredi 17 décembre 2025

Montparnasse 19 de Jacques Becker. Jean Serroy.

Parmi quelques titres à l’affiche : « Les amants de Montparnasse » est le plus fidèle à un scénario évoquant les deux dernières années de la vie de Modigliani interprété par Gérard Philippe. 
Max Ophuls réalisateur de « Lola Montès » avait déjà décrit la déchéance d’une artiste, il ne pourra aller au bout de son dernier projet, repris par Jacques Becker sans le dialoguiste Henri Jeanson qui en avait préparé les bons mots.
Becker avait lui aussi traité de la fin tragique d’un créateur de mode dans «  Falbalas » et de l’amour fou avec « Casque d’or ». Le réalisme poétique alors en vogue touchait à sa fin.
L’œuvre d’une heure trois quart tournée en 1958 est inspirée par le roman « les Montparnos » de Michel Georges-Michel décrivant le milieu artistique venant après celui de Montmartre : Foujita, Kissling, Juan Gris, Ribeira, Soutine, Chagall, Picasso… tous étrangers.
Le contexte historique d’une fin de guerre euphorique est évacué ainsi que le folklore bohème. Un sombre noir et blanc se focalise sur « Modi » en artiste maudit ; le séducteur s’autodétruit dans l'alcool et la drogue.
Sa relation désinvolte et violente avec Béatrice, une journaliste anglaise jouée par Lilli Palmer, autre monstre sacré, s’interrompt lorsqu’il tombe sous le charme de Jeanne Hébuterne interprétée par la lumineuse Anouk Aimée.
https://blog-de-guy.blogspot.com/2013/10/modigliani-entre-legende-et-histoire-de.html 
 A l’atelier, ils se dessinent mutuellement : 
l’amour s’unit à l’art dans un rare moment de bonheur. 
Bien qu’il ait vendu quelques tableaux, ses contemporains ne reconnaissent pas ses recherches de la « haute note jaune » chère à Van Gogh qu’il cite devant un acheteur américain auquel il n’a pas envie de vendre.
Le rapport de l’artiste et des marchands et les difficultés pour vivre de son travail sont vus sous différents regards comme avec son ami toujours disponible ou la quête humiliante pour un portrait sur un coin de table de bistrot. Son unique exposition personnelle sera un échec, une de ses sculptures passera à travers la vitre de la porte de la galerie.
Deux nus en vitrine dont les poils pubiens vont chatouiller le commissaire de police du quartier et offrir quelque publicité à l'artiste désargenté. Alors que s’érigeaient tant de monuments aux poilus morts pour la France, cette pudibonderie ignorant « L’origine du monde » est à rapprocher du code Hays en vigueur dans le cinéma américain qui interdisait les baisers de plus de trois secondes.
Lino Ventura découvert par le réalisateur de « Touchez pas au grisbi »  incarne un marchand de tableau parfaitement odieux qui s’empare des toiles alors que Modigliani vient de mourir et qu’il ne le dit pas à Jeanne. 
Elle s’est suicidée un jour après son amoureux laissant une orpheline.
La réalité fut plus âpre que le film si bien éclairé avec un père impitoyable de Jeanne amoureuse trop soumise, et malgré des amitiés indéfectibles, le désespoir immense du peintre des femmes aux yeux vides.
« Aujourd'hui, tous les musées du monde et les grands collectionneurs se disputent les œuvres de Modigliani; chacune de ses toiles vaut des dizaines de millions.
Hier, de son vivant, en 1919, personne ne voulait de sa peinture. 
"Modi", incompris, désemparé, doutait de lui-même... »
Gérard Philippe meurt en 1959, Jacques Becker en 1960 après « Le Trou » considéré par Jean-Pierre Melville comme « le plus grand film français jamais réalisé ».

lundi 15 décembre 2025

Les enfants vont bien. Nathan Ambrosioni.

Le mot « délicat » est de tous les commentaires pour ce film d’une heure cinquante.
Le réalisateur de 26 ans, offre à deux enfants deux rôles magnifiques alors que souvent les mômes sont relégués à l’arrière plan, cette fois les premiers concernés par le départ de leur mère tiennent leur place, forte.
La tante, Camille Cottin, elle aussi remarquable, les prend en charge et va grandir avec eux.
Si au début j’ai pu me désoler, comme de coutume, sur l’état d’une société où une mère en arrive à abandonner ses enfants, des interrogations plus subtiles apparaissent concernant les responsabilités, les culpabilités.
Un policier, une juge, une directrice d’école, un collègue, une ex amante, tous bienveillants aident à surmonter les difficultés de la célibataire en apprentissage parental express sans que colères, incompréhensions, solitudes, aient été cachées.
Par exemple, la séquence du déménagement aurait pu exprimer seulement de la violence mais des dialogues souvent amorcés derrière des portes fermées permettent d’aller vers l’apprivoisement et la vie qui attend. De beaux moments.
Lors de recherche suscitées par ce film sensible, je retiens quelques chiffres frappants :l’an dernier, le ministère de l’Intérieur a dénombré 53.000 disparitions « inquiétantes » dont près des trois quarts concernent des mineurs.

lundi 8 décembre 2025

Vie privée. Rebecca Zlotowski.

Jodie Foster jouait à 13 ans dans « Taxi Driver », 50 ans après elle interprète une psychiatre en plein doute, « elle va de mal en psy » comme un commentateur l’écrit dans Allociné.
Nous passons un bon moment à nous perdre où ses questionnements la mènent à la suite de la mort d’une patiente. Ses investigations fantaisistes la conduisent à réviser des mots de clients en thérapie, vers une hypnothérapeute, dans les dédales de la mémoire juive, avec recours à son ex mari et  retour vers son fils auprès duquel elle finira par demander pardon car comme toutes les mères… 
Daniel Auteuil, Virginie Efira, Mathieu Amalric, Vincent Lacoste sont de la partie avec des réparties savoureuses. 
Mais nous aurons vite oublié les prétextes de leur rencontre, indifférents  à l'issue de l'enquête moins intéressante que les chemins pour y parvenir.

lundi 1 décembre 2025

Tu n’as pas changé. Jérôme Commandeur.

« Une comédie douce-amère pleine d'humour et de nostalgie. »
 
La citation banale de Télé 7 jours conviendra parfaitement pour cette heure et demie distrayante comme une séquence de « Rires et Chansons » quand on a la chance de tomber sur un sketch amusant.
De bons acteurs, Paradis, Laffite, Commandeur, Damiens agrémentent ce film sympathique en donnant une occasion de rire avec des vacheries devenues une expression de la tendresse.
Je nuancerais volontiers l’expression heureuse de l’Obs qui en référence au film de Scola formule : « Nous nous sommes tant haïs ». 
Les lycéens des années 90 étaient aussi cons et maladroits, que devenus quinquas mais les blessures de la vie peuvent cicatriser dans quelques sourires complices qui auraient oublié d’être niais, 

lundi 24 novembre 2025

L’étranger. François Ozon.

Le film donnera sans doute envie de lire le livre indispensable de Camus et celui de Daoud  « Meursault, contre-enquête ». Le mérite n’est pas mince. 
L’élégance et l’habileté du réalisateur, son originalité, son audace, se manifestent d’emblée dans l’attente du célèbre incipit qui arrive après une évocation des années 40 dans Alger la blanche : « Aujourd'hui, maman est morte ». 
Il joue aussi avec le cinéma où dans une salle un panneau notifie : « Interdit aux indigènes ».
Le choix d’une pellicule en noir et blanc comme le soleil et de toutes les nuances du gris, éloigne de l’anecdotique et des diagnostics psychiatriques concernant un condamné à mort qui dans la dernière phrase du livre de Camus souhaite :  
« qu'il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu'ils m'accueillent avec des cris de haine.» 
Nous sommes dans le théâtre de l’absurde dont l’expression ramène - pourquoi pas - à des exercices scolaires, donc à des interrogations, qui au-delà d’un idéal adolescent de sincérité concernent aussi notre rapport à la vérité à l’heure des bilans quand la déraison continue à aveugler le monde.
La sensualité des jeunes corps magnifiquement filmés accompagne la sobriété de passages oniriques allant vers la fable philosophique, alors que les silences, la lenteur, la routine font monter la tension dramatique jusqu’au procès et l’entrevue avec l’aumonier qui constitue pour moi un grand moment.

mercredi 19 novembre 2025

Goya de Carlos Saura. Jean Serroy.

Plutôt qu’un biopic à propos du géant espagnol après lequel « commence la peinture moderne » (Malraux), il s’agissait de la présentation devant les Amis du musée de Grenoble du film éminemment personnel de Carlos Saura sorti en 1999 sous un premier titre « Goya à Bordeaux ». 
Sa vision propre rejoint l’univers de l’octogénaire devenu sourd qui avait documenté avec vigueur les atrocités napoléoniennes, se situant du côté des « lumières » bien de chez nous.
« J'ai essayé de donner ma propre vision de Goya, réfugié à Bordeaux dans ses dernières années quand il vivait avec son amie et maîtresse, Leocadia Zorilla - qui était beaucoup plus jeune que lui - et avec sa fille Rosarito âgée de 12 ans. J'essaie de raconter ce qu'il était et ce qu'il pensait, ce qu'il faisait à 80 ans dans son exil bordelais : ses passions, ses affections, ses haines, ses hallucinations, ses rêves, ses monstres... » 
Le réalisateur d’une cinquantaine de films a gagné quelques « Césars » et des « Goyas », équivalent des « Oscars »,
il avait déjà approché la vie et l’œuvre de l’auteur du « Très de mayo »
La ressemblance de l’interprète aux 200 films, Francisco Rabal avec Francisco Goya, est frappante et ajoute de la vraisemblance à un film plein d’imagination.
Une naissance clôt en spirale les 100 minutes commencées sous le signe de la mort.
Le peintre de cour sans complaisance,
a aimé la belle et riche duchesse d’Albe
et fait passer l’ordre terrestre au dessus du divin lors du 
«Miracle de Saint-Antoine de Padoue ».
Dans le déroulement chronologique des souvenirs sont évoquées ses sombres estampes, 
ses  gravures crépusculaires, et ses maîtres : « Vélasquez, Rembrandt... et la nature ».
Pour évoquer la riche carrière du natif de Saragosse où se mêlent l’intime avec la grande Histoire, des procédés habiles sont mis en œuvre,  
comme l’appareil du cabinet secret qui permet 
la superposition de La Maja vêtue et de La Maja nue.
Le passé se heurte au présent tandis que la mémoire tourmentée du vieillard réveille une imagination où les couleurs s’assombrissent.
Le cinéma réalise les rêves romantiques en voyant l’au-delà du monde, la réalité intérieure donnant du sens à la réalité extérieure, sans que le bon goût y mette les doigts.