lundi 28 février 2022

Vaillante. Laurent Zeitoun,Theodore Ty.

Une jeune fille doit de déguiser en garçon pour devenir pompier, car dans les années 1930, les femmes n’avaient pas le droit d’exercer ce métier. Le générique de fin nous apprend qu’il a fallu attendre 1982 pour que cela devienne possible.
Une bande d’inexpérimentés commandés par le papa qui reprend du service doit suppléer les autres professionnels disparus dans les incendies des théâtres new-yorkais et va débusquer bien entendu le pyromane. 
Le propos d’un féminisme de bon aloi est intéressant même si aujourd’hui les soldats du feu apparaissent moins comme des héros aux yeux des enfants à qui est destiné ce film d’animation. Je n’ai pas apporté de contradiction face au plaisir des petits que nous avons accompagnés. 
Si j’ai apprécié le rythme  jazzy plutôt moins endiablé que dans d’autres productions, l’ensemble m’a paru assez banal, bien qu’une révélation vienne donner un peu de profondeur à la jolie relation d’un père et de sa fille. 
Le doublage est de qualité avec Vincent Cassel et Valérie Lemercier pour des personnages finalement assez stéréotypés avec chienchien complice destiné à plaire mais qui finit par lasser.

dimanche 20 février 2022

Les fables ou le jeu de l’illusion. Philippe Car. Jean de La Fontaine.

Des admirateurs du poète avaient été plus avisés que moi qui pensais retrouver la subtilité et la précision d’une langue en voie de perdition; ils sont peut être restés à lire plutôt que de passer leur soirée loin de chez eux. 
Pourtant une comédienne demandait en conclusion du spectacle d’amener à l’Hexagone quelqu’un qui n’y serait jamais venu ; au théâtre d’accord, mais pas à une séance de propagande ! 
La troupe marseillaise nommée « L’agence de voyages imaginaires » s’est servie du prestige de l’inspecteur des eaux et forêts pour délivrer ses messages, comme s’il n’y avait pas une grande variété dans les fables, une telle richesse avec ses contradictions dans une œuvre qui a traversé le temps, dénaturée quand elle enfile de trop gros sabots. 
Certains sketchs sont pourtant réussis quand ils collent au texte : « Le héron », « Les deux pigeons ». « La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf » par une mise en scène astucieuse et poétique nous séduit également par sa fantaisie comme « Le corbeau et le renard » bien rigolos. 
Mais le prologue et les intermèdes où apparaît Gaïa, la terre, en femme à barbe qui ne peut plus supporter l’homme alourdissent un propos qui se conclut par :   
« Vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas ».
 
Qui dirait le contraire ? 
Cette gentille conclusion consensuelle trahit la vigueur, le courage de La Fontaine, ses dénonciations tellement bien dites de la méchanceté, de l’avidité, de la couardise, de l’orgueil… 
Nous avons du plaisir quand on se rend compte qu’un auteur aime ses personnages ou  qu'un metteur en scène fait partager son admiration, mais ce n'est pas le cas ce soir, même si le droit d’un créateur est aussi d’être critique. La corporation des comédiens peut bien faire en sorte que la fourmi soit entrainée dans la danse par la cigale, mais le choix d’un conte grivois pour en faire ressortir la grossièreté, s’il est dans l’air du temps, était déplaisant, comme les commentaires inutiles bien peu confiants à l’égard du texte et du spectateur.
A côté des grands classiques revisités, des découvertes sont bienvenues : 
« Mortellement atteint d'une flèche empennée,
Un oiseau déplorait sa triste destinée,
Et disait, en souffrant un surcroît de douleur :
Faut-il contribuer à son propre malheur !
Cruels humains ! Vous tirez de nos ailes
De quoi faire voler ces machines mortelles. » 
Philippe Car, le metteur en scène que j’ai placé dans le titre avant son devancier du XVII° siècle, a choisi son bouc émissaire dans « Les animaux malades de la peste » : les ministres et le président, en se dispensant du texte, alors que nous portons encore le masque : 
« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés : 
On n'en voyait point d'occupés
À chercher le soutien d'une mourante vie »
 
Il piétine dans la démagogie.
Je lui reste cependant reconnaissant d’avoir rencontré « Le pouvoir des fables », 
qu'il illustre d'ailleurs dans l’abus des gags et des apartés:
 « Le monde est vieux, dit-on : je le crois ; cependant
Il le faut amuser encor comme un enfant. »
..........
Reprise des publications lundi 28 après une semaine au ski avec les petits.
 

samedi 19 février 2022

Ordure. Eugene Marten.

J’avais noté le titre après avoir lu une critique appétissante et le vendeur de la librairie complice avait ajouté que c’était un livre exceptionnel. 
Alors je suis entré dans l’univers de Sloper qui vide les poubelles d’un immeuble de bureaux à New York avec le sentiment d’aborder un livre original à propos des travailleurs invisibles. Mais je suis resté au bord, plus enclin à vomir qu’à compatir tant les 105 pages se complaisent dans la décomposition. La pourriture va au delà des repas non terminés par les employés constituant l'ordinaire du personnage principal, on ne peut plus seul dans sa cave.  Parmi les rares vivants croisés, la plus présente est handicapée et ne s’exprime que par un bip ou deux. 
Je n’ai pas tout compris ou n’ai pas voulu tout comprendre,  quand les cauchemars sont mêlés au réel comme la mort à la vie incertaine, malade. 
«  Où j’en étais, disait-il, j’avançais donc, sans pour autant quitter mon bureau. On pouvait me voir approcher sur l’eau, ce grand déferlement noir qui provenait du nord et consumait tout le ciel. Je veux dire qu’on aurait dit qu’en bouillonnant l’atmosphère s’évaporait dans l’espace. Sous moi le lac était devenu pâle comme le sang quitte un visage-couleur d’avocat laiteux. » 
Si je peux reconnaître la singularité de ce livre malade, trash, punk, je n’oserai le recommander à quiconque. La préface nous avertit : 
«  Ordure est un livre dont il faut faire l’expérience - pas un livre qu’on aime. Il faut le traverser, le vivre, le subir même : ce n’est pas quelque chose pour lequel on éprouve du plaisir. »

vendredi 18 février 2022

Vaches.

Comme j’essaye de me tenir loin de foyers de psittacose, je n’ajouterai pas le moindre mot au débat concernant l’énergie ou autres enjeux géopolitiques, sans me dispenser, dans la foulée, de faire tourner mon éolienne.
Plus les affaires se compliquent plus des solutions simplistes s'avancent.
Lorsque chacun se mêle de tout, le vieil adage : « chacun son métier et les vaches seront bien gardées » aux accents réactionnaires n'éclaire rien. Le fantasme d’une société immuable ne peut se concevoir dans nos sociétés démocratiques où la mobilité professionnelle, les aspirations à progresser constituent des moteurs puissants.
Par ailleurs, le confort des charolaises n'apparait plus à l’ordre du jour : poussez-vous la volaille, place aux vieux ! La semaine dernière il convenait de mettre ses pas dans les EHPAD.
Les « canards », terme vieillot pour signifier journaux, autres vieilleries, ne participent pas forcément à la cacophonie ambiante, par contre les anonymes par écrans interposés ne se privent pas de se mêler de tout et de rien. Leur jactance permanente en arrive à faire douter les démocrates les plus fervents et m’amène à réexaminer des slogans de 50 ans d’âge : « l’école c’est l’affaire de tous…et la santé… et la politique ». Tout ça pour que l’abstention devienne une posture tendance tandis que se multiplient les aspirants aux suffrages. Quand les citoyens ne veulent plus entendre que ce qu’ils ont envie d’entendre, peut on parler encore de citoyens ? Les occasions de s’étonner ne manquent pas avec des rétifs à la vaccination qui auraient préféré une obligation les dispensant de choisir : la notion de responsabilité en est toute chamboulée.
Pour ce qui concerne l’école : la cohérence née du dialogue parents/profs va toujours de soi pour envisager une bonne éducation même si les doctes donneurs de leçons se sont multipliés au moment où le terme de « leçon » est devenu aussi désuet que le mot « devoir ».
Au milieu des paysages changeants ressortent mieux les immuables qui s’accrochent : Minc et Sarko, Le Pen et Mélenchon. Ils rasent gratis et lassent le citoyen. 
« Du passé faisons table rase » disait l’Internationale dont les chœurs qui l’entonnaient jadis ne voient pas désormais au delà de leur pas de porte scellé au bleu, blanc, rouge. L’expression expéditive a réussi au-delà des espérances, quand les mots « liberté » ou « dictature » employés à tout bout de champ se décolorent.
Le nez dans les pâquerettes, je ne regarde même plus passer les Trains à Grande Vitesse : Le présent tapageur méprise le passé et s’affole aux perspectives futures.
Sous les pendules omniprésentes les mots eux mêmes se présentent en « cloud », en nuages, en vrac. 
A goûter ci-dessous, ne serait-ce qu’une phrase de Ponge, à propos d’une grenouille, je vais peut-être chercher Ophélie sur le web, mais trop de termes désormais inusités vont mener à l’abandon. Que de finesse et de saveur perdues ! 
« Lorsque la pluie en courtes aiguillettes rebondit aux prés saturés, une naine amphibie, une Ophélie manchote, grosse à peine comme le poing, jaillit parfois sous les pas du poète et se jette au prochain étang. » 
Les programmes s’allègent et des syndicats demandent plus d’allègements, alors que des sixièmes peuvent se passionner pour l’Antiquité aux Dieux compliqués. Condamnons-nous nos petits à oublier Rimbaud pour s’agenouiller devant Oreslan qui pourrait définir ses productions par ses propres phrases : 
« Nourris aux jugements, nourris aux clichés » ?
« Le massacre de la raison est aussi régulier que celui des vaches dans un abattoir » 
W.H. Gass

jeudi 17 février 2022

Viollet-Le-Duc. Benoit Dusart.

Avec en introduction la caricature, estampille de la notoriété, due à Giraud, le conférencier, devant les amis du musée de Grenoble, nous a décrit le parcours d’Eugène Viollet-Le-Duc restaurateur et créateur. 
L’historien, théoricien, dessinateur, professeur, écrivain, décorateur, archéologue, « homme de réseaux » proche du pouvoir vit le jour à Paris en 1814 dans une famille aisée. Sa mère née Delécluze tenait un salon fréquenté par Stendhal, le père était conservateur des résidences royales.
Son Dictionnaire raisonné de l’Architecture française, en neuf volumes comporte 
5000 pages et 3 367 gravures, et porte sur la période du X° au XVI° siècle qu’il a toujours privilégiée. Sur la page de garde, le maître d’œuvre est au centre entre le prêtre et le chevalier. Ce fut un succès éditorial et encore une référence aujourd’hui. 
« Restaurer un édifice, ce n'est pas l'entretenir, le réparer ou le refaire, c'est le rétablir dans un état complet qui peut n’avoir jamais existé à un moment donné »
« Idée d’une cathédrale du XIIIe siècle »
 
Elle surgit,  comme procédant de lois naturelles.« La forme suit la fonction »
Ses Entretiens sur l'architecture
annoncent l’architecture moderne, et inspireront l’art Nouveau.
En 2014, une exposition « Les visions d’un architecte » souligne à la fois son caractère romantique et rationaliste. L’affiche rappelle l’éditeur Hetzel, celui de Jules Verne.
Il a 17 ans quand Victor Hugo écrit Notre Dame de Paris. Le style « Troubadour » revient dans un contexte légitimiste lorsque sont regrettées les destructions de 1793,
La violation des caveaux des rois dans la basilique de Saint-Denis, Hubert Robert.
Le jeune homme voyage beaucoup, il est saisi par la beauté du mont saint Michel dont le monastère sert alors de prison et séjourne en Italie où il préfère Florence la médiévale et le Palais des Doges de Venise, au Panthéon antique de Rome qui avait séduit la Renaissance.
Prosper Mérimée lui confie la restauration de la basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay menacée d’effondrement, il enlève les tirants métalliques et construit des arcs boutants.
Après la flèche de la Sainte Chapelle, Jean-Baptiste Lassus et Eugène Viollet- Le- Duc remportent le concours pour le chantier de Notre Dame de Paris :
restituer ce qui a été détruit, restaurer les éléments dégradés, « rendre à la cathédrale le luxe et le faste dont elle était dépourvue ».
Dans le collège des statues des 12 apôtres qui ont échappé à l’incendie de 2019, 
Saint Thomas a les traits de l’architecte.
Le Stryge devenu emblématique parmi d’autres chimères, date du XIX° contrairement aux gargouilles moyenâgeuses et autres créatures représentant « les refusés de l’arche de Noë ».
Il a restauré la sacristie où figure Le lutrin baroque qu’il a dessiné.
Le parisien a été moins bien accueilli à Toulouse pour la réfection de Saint Sernin . Les tuiles qu’il avait fait déposer ont été remises en place un siècle plus tard comme ont été rouvertes les mirandes romanes .
La cité de Carcassonne
, symbole du pouvoir capétien contre les Cathares, alors délaissée, lui apparait comme la forteresse idéale.
Il va recouvrir d’ardoises venues du Nord quelques tours et reconstituer des hours à vertu pédagogique.
Pour Napoléon III et Eugénie qui l’appelait «  ma petite violette », il réinvente
le château de Pierrefonds,
il fait valoir son goût pour la polychromie dans la
salle des preuses
et son raffinement avec la chapelle.
À Roquetaillade, il délègue le chantier à Edmond Duthoit tout en laissant le témoignage d’un art décoratif unique.
Pour le château-observatoire d'Abbadia
il évoque la passion éthiopienne du propriétaire.
Malgré sa grande renommée, il n’est pas retenu pour construire l’Opéra et se fait chahuter à l’école des beaux arts. Traduit dans bien des langues, il a écrit aussi pour la jeunesse «  Histoire d’une maison, d’une cathédrale… ». 
On retrouve sa marque dans d’innombrables lieux en France dont Le Bas Dauphiné. 
Il est mort à Lausanne en 1879 à l’âge de 65 ans près du Mont Blanc dont il a étudié l’architecture sublime et voulu restituer la genèse. 
« Je crois qu'il est dans ma destinée de tailler mon chemin dans le roc ; car je ne pourrais suivre celui pratiqué par les autres. »

mercredi 16 février 2022

Le camp du Struthof.

Nous retrouvons la voiture, circulons à nouveau au beau milieu  des vignes  s’étendant à perte de vue. https://blog-de-guy.blogspot.com/2022/02/kaysersberg-ribeauville.html 
Puis nous quittons ce paysage travaillé par la main de l’homme pour un environnement plus montagneux en direction du seul camp de concentration sur le sol français : le NATZWEILER  STRUTHOF implanté en 1941. 
Du site pourtant si dramatique, le panorama est magnifique.
Un bâtiment d’accueil moderne avec billetterie, tranche avec le décor lugubre ressenti dès le portail d’entrée en rondins et  barbelé.
Nous arrivons juste à temps pour bénéficier d’une visite accompagnée. Le guide passionné s’éparpille et perd du temps en présentation du groupe, s’attarde trop sur les causes de la guerre.
Mais pédagogue, il sait intégrer les jeunes visiteurs en leur donnant à lire des témoignages à haute voix.
Pris de cours par le temps, nous nous esquiverons au bout de 2 heures et terminerons seuls le circuit.
Les conditions de vie au camp visaient à exterminer les mal aimés du régime nazi.
Les prisonniers devaient travailler dans une carrière de granit rose placée un peu plus haut dans la montagne soumise à  tous les vents.
Quant au camp, sa construction était volontairement conçue pour procurer le plus d’inconfort et de pénibilité possibles : le terrain en pente orienté plein nord supportait des baraquements en bois aujourd’hui disparus.
Ne restent que la cuisine, l’ancien bâtiment d’accueil des prisonniers servant pour les interrogatoires et les tortures, le four crématoire, avec les salles des douches et les salles équipées pour les expériences médicales, une prison comportant des cellules de 8 mètres carrés qui ont reçu jusqu’à vingt détenus.
Une table à bastonnade témoigne d’un des supplices pratiqué couramment, pendant lequel les punis étaient sommés de compter les coups administrés.
Pour des peines plus lourdes la potence toujours dressée maintenait la peur.
Notre guide raconte de sinistres anecdotes et habitudes du camp, en soulignant que les nazis s’arrangeaient toujours pour ne pas endosser la responsabilité des morts, ils préféraient se décharger sur les kapos.
Les sévices contre les plus faibles ne manquaient pas de cruauté, en commençant par les transports en camion proposés aux plus valides, les plus fragiles devaient aller à pied.
Autre exemple, les hommes chargés de porter 50 litres de soupe aux autres devaient emprunter un chemin tellement mauvais, gênés parfois par des coups bas des geôliers que la nourriture versait inévitablement, déclenchant la colère des affamés.
Le même chemin servait aux allemands pour les punitions, les détenus devaient transporter des lourdes charges rocheuses monter et descendre  en vitesse, sous des coups de bâtons et interdiction de s’écarter du chemin, sous peine d’être exécutés du haut des miradors.
Pour imposer encore  plus  leur autorité, les nazis divisaient pour mieux régner.
La population carcérale provenait d’un grand nombre de pays d’Europe: les nazis regroupèrent volontairement ceux qui étaient ennemis, comme serbes et croates par exemple.
Ils manifestaient une distinction entre les captifs d’occidents et les slaves, les plus détestés. Ils les montaient  les uns contre les autres, pour éviter toute rébellion et évasion, l’instinct de survie les poussait à toutes les bassesses. Menaces, chantages, mensonges des allemands venaient à bout de toute humanité : dénoncer son ami, son frère, pour échapper à de nouvelles souffrances, les déportés étaient réduits à l’état de bête. 
Aujourd’hui le musée incendié en 1965 a été reconstitué. 
Un Mémorial aux Héros et Martyrs de la Déportation érigé dans les années 50, inauguré par le général de Gaulle, domine ce lieu de souffrance  en souvenir de tous les disparus anonymes: « Phare de la Mémoire de 40 mètres de haut et visible depuis la vallée de la Bruche et les hauteurs du Donon, il représente une flamme et arbore la silhouette émaciée d'un déporté. »
Nous laissons cette page d’histoire tragique, caché dans son environnement bucolique.
Nous roulons vers BINDERNHEIM où nous avons rendez-vous avec Pélagie et Julien nos hôtes du AirB&B  Nous découvrons une belle maison très moderne, au milieu des fermes. Le revêtement au sol est en béton ciré. Les pièces et la salle de bain, design avec miroir antibuée et horloge intégrée numérique, s’éclairent automatiquement  ou à l’aide d’une télécommande. Pour eux, une pièce à vivre immense réunit une cuisine américaine et un salon, une grande baie vitrée s’ouvre sur l’extérieur. Pélagie, pragmatique, a tout préparé pour ses hôtes. Ainsi, et sur ses conseils, nous partons diner à Sundhouse  au Courrier chez Ginette d’une planchette de charcuteries arrosées d’une bière Pilser.