Le public bon enfant avait du talent : rieur, marchant
à toutes les sollicitations. Il a été récompensé par un final débordant où des
ballons multicolores énormes étaient lâchés dans la foule qui ne se lassait pas de les faire lentement rebondir.
Le spectacle d’une heure et demie aurait mérité d’être plus
resserré pour adopter un rythme plus vif, plus adapté à nos heures impatientes.
Malgré quelques trouvailles, la représentation qui a connu un succès mondial
n’est pas, pour ce qui me concerne, à la hauteur du chef d’œuvre annoncé, loin
d’être aussi original que le moment loufoque « Les gros patinent
bien »
Les déplacements des personnages hirsutes, les chutes, les
nez rouges, un langage inventé autour de téléphones démesurés, font partie du
répertoire classique des clowns, à la poésie quelque peu désuète, ils conviennent aux
grands parents seuls ou accompagnés de leurs petits.
Les spectateurs arrosés redemandent des monceaux de
confettis sur des airs de Paolo Conte ou des Blues Brother. Ils ont mesuré
l’énergie des énergumènes aux grands pieds lâchés dans la salle et adoré être
surpris par les conséquences grandioses d’un empêtrement dans une toile
d’araignée.






