La revue rejoue la bande sonore des années 80 avec un numéro
consacré à France Gall & Michel Berger. « Ella, elle l’a » (135 M d’écoutes).
Didier Barbelivien avait choqué l’auteur de « La
groupie du pianiste » en reconnaissant qu’il composait comme lui de la
musique sur l’ « Anatole » (suite d’accords très courante), pour
des chansons qui accompagnèrent une époque hédoniste, « Viens je
t’emmène »,voire euphorique, « Diego libre dans sa tête » comme l’expert Yves Bigot les caractérise.
Des interviews recomposées ou redécouvertes de Berger &
Gall ,enrichis par leur rencontre, sont complétées utilement
par des entretiens avec Bernard Bosson, producteur de Starmania
et de son accompagnateur devenu son confident, Serge
Pérathoner.
Dans le classement alphabétique menant de « BD » (japonaise)
à « The end », apparaissent des panoplies de poupées ressemblant à France Gall pour
« Mademoiselle âge tendre », ainsi que Claude François, Julien Clerc,
Jean Luc Godard...
Puisque « L’amour est bizarre », il fallait plus
d’un paragraphe pour que Véronique Sanson dévoile si peu de son jardin secret,
elle qui fut la première des blondes préférées de l’auteur de du « Paradis
blanc »
Au cours des articles à l’écriture soignée, signe de désuétude, des expressions rares ponctuent les 178 pages, pour des
parfums « à épaulettes » des années 80, ainsi lorsque « Poison »
réplique à « Opium » :
« La dimension
solaire de la fleur est tamisée par une facette ambrée et boisée,sa volupté arrondie
d’effets miellés. »
Nicole Calfan, la compagne de Jean Yanne, ressort de
l’oubli :
« Sur « Le
casse », Omar Sharif me couvrait de camélias tous les soirs »
Les pantalons Karting, Kinder surprise et le Club Med
figurent parmi les publicités remarquables de 1976, alors que les bas Dim comme
Dimanche, dont la musique « Tatatatatata » m’enchanta, ont droit à un
hommage particulier.
« Salut les petits clous » introduisait le top 50
avec Marc Toesca.
En 86 au Mexique se refermaient les années Platini.