Une fois les démarches pour les déclarations LEZ ( Low Emission Zone) à Bruxelles réalisées et confirmées par internet, nous embarquons dans notre Gédéon ( notre voiture) retrouvée. Nous commençons par remplir son réservoir. Puis nous prenons la route vers la capitale en faisant un petit détour par MALINES, MECHELEN en flamand. Nous gagnons le centre historique de cette petite ville où nous nous garons en utilisant le 4411 (application de stationnement par téléphone) finalement très pratique. En poursuivant la rue, nous débouchons rapidement sur une jolie place centrale. Loin de la fréquentation touristique d’Anvers, elle semble à peine se réveiller, un ou deux cafés seulement viennent de s’ouvrir à une clientèle limitée.
D’emblée le stadhuis
se remarque, il s’impose côté est et se compose de 3 parties distinctes : le Palais du Grand Conseil (de
Paleis van de Grote Raad) du XVIème finement dentelé
le Beffroi
(het Belfort) gothique du XIVème
et la Halle aux Draps (de Lakenhal) du XIVème
aussi
Des maisons de différentes époques
encadrent le reste de la place, arborant des façades de la Renaissance, du XVIe siècle, et du style XVIIIème
rococo. Nous nous amusons des animaux qui en surmontent certaines, par exemple le cochon, le coq à la patte
levée (style pas de l’oie !) ou sans doute
plus récent, le chat.
Pour nous
réchauffer, nous entrons consommer notre café de 10h à l’intérieur de l’un des
établissements ouverts.
Nous nous dirigeons ensuite vers la cathédrale Saint Rombaut au nord ouest
de la place. Elle constitue un exemple remarquable de l’art gothique brabançon,
au même titre que celle d’Anvers.
Qui est ce saint choisi comme protecteur et
honoré dans cet édifice, dont nous n’avons jamais entendu parler?
Renseignements pris, il s’agirait d’un moine missionnaire anglo-saxon ou
irlandais envoyé par Rome évangéliser les pays du nord dont le Brabant. Lorsque
nous pénétrons à l’intérieur, nous tombons tout d’abord sur des textes en plusieurs langues délivrant des
messages accueillants. Nous apprécions la chaire adoptant la forme d’un arbre
tortueux, et découvrons tous les « trésors »de l’église exposés
derrière le chœur : chandeliers, statues, reliquaires, peintures, ainsi
que nous l’avions déjà observé ailleurs. Ils restent disponibles à la vue de
tous, sans recourir à une pièce particulière sécurisée. Derrière l’autel, le
triptyque en position replié garde ses peintures invisibles. Mais il subsiste
suffisamment d’œuvres d’art dignes d’intérêt
pour inspirer des mamies
rigolotes installées plus ou moins confortablement dans le but de reproduire le
modèle de leur choix. Nous les laissons travailler après une petite causette
pleine d’humour pour continuer notre chemin vers le het predikheren, qui a
motivé notre passage à Malines.Le het predikheren est une bibliothèque
hébergée dans un ancien couvent dominicain, faisant partie d’une des cinq plus
belles au monde ; malgré tout, elle remplit toujours sa fonction pour les
gens du quartier. Un article dans un journal, quelques photos avaient aiguisé
notre curiosité, mais nous ne pourrons la satisfaire, car nous nous heurtons à
des portes closes ne respectant pas les horaires affichés. En discutant sur le
parvis avec des lectrices qui ne semblent pas plus au courant que nous, nous supputons que les vacances scolaires ont
engendré des aménagements concernant les moments ou jours d’ouverture. Nous
regrettons.


