Ce livre agréable de 155 pages, offert par la librairie
Artaud, donne envie d’aller vers d’autres œuvres du prix Nobel qui
m’impressionnaient avant, telle « La montagne magique », tant l’écriture de ce livre, précise, mêlée d’humour léger est avenante.
Dès les premières lignes nous suivons le bavarois :
« Quand la belle
saison fait honneur à son nom et que le tireli des oiseaux m’éveille de bonne
heure, parce que j’ai terminé à temps la journée précédente, j’aime faire, sans
chapeau, avant le premier déjeuner, une promenade d’une demi-heure ».
Baushan, son chien, le suit bien volontiers quand il va vers
la nature mais le laisse aller seul si le bourgeois prend la direction de la
ville. Nous saurons tout du chien d’arrêt auquel son maître prête bien des
sentiments :
« L’expression de
sa tête, expression de bon sens et d’intelligence, témoigne du caractère viril
de sa partie morale que sa structure corporelle reproduit dans le domaine
physique »
Cet attachement simple et sincère d’un intellectuel
considérable ne surjoue pas les effusions contemporaines plus aimables avec les
bêtes qu’avec les hommes.
« La gaieté et la
sympathie me remuent le cœur presque en permanence quand je suis en sa
compagnie et l’observe. »
L’animal fougueux et pas toujours obéissant l’amuse, loin de
sa première impression lorsqu'il n’avait vu :
« rien
d’autre que la sottise et la détresse ainsi que la prière instante qu’on lui
témoignât de l’indulgence ».