mercredi 18 mars 2026

Zurbaran. Catherine de Buzon.

« Saint Luc en peintre devant la crucifixion »
, tourné vers l’essentiel, est considéré comme un autoportrait du peintre engagé dans une Espagne en pleine contre réforme. 
Zurbaran (1598/1664) a travaillé à Séville, il a séjourné à Madrid et n’a jamais quitté son pays.
https://blog-de-guy.blogspot.com/2016/04/zurbaran-et-le-tenebrisme-europeen-jean.html
Une colonne centrale relie la terre et le ciel dans
« Saint Bruno et le pape Urbain II ».
Malgré les défauts de perspective cette rencontre témoigne d’une attention au rendu des matières et à l’intériorité des personnages silencieux.
« Saint Hugues au réfectoire des Chartreux » 
: l’évêque de Grenoble avait accueilli les premiers chartreux et leur avait fait parvenir de la viande dont ils s’abstenaient. Les moines ne voulant pas choquer leur bienfaiteur tombent en catalepsie jusqu’à ce que saint Hugues vienne les visiter et résolve leur dilemme en touchant la nourriture qui tombe alors en poussière, le jour des cendres. Symphonie de blancs. 
https://blog-de-guy.blogspot.com/2024/01/les-metamorphoses-du-blanc-catherine-de.html
Sur fond de lumière divine, la  « 
Vierge de la caverne» protège la communauté aux mains robustes : le mysticisme ne renie pas le réalisme.
L'Espagne compte alors soixante dix ordres religieux. Dans l’opulente Séville, les commandes ne manquent pas, « Frère Jeronimo Perez » .
« Le Martyre de saint Sérapion »
est traité avec beaucoup de pudeur 
alors que le volontaire de la congrégation Notre-Dame de la Merci (mercédaire), 
parti se substituer à un captif des Maures, fut massacré sauvagement.
Sur « Le voile de Véronique » le visage au regard épuisé exprime le mystère, 
et le verbe se fait chair, sans bavardage, avec «  Le christ en croix » 
pour les frères prêcheurs de l'Ordre dominicain de San Pablo de Real.
Le rouge tranche sur le fond ténébreux dans le portrait du franciscain  
« Saint Bonaventure en prière ».
« La Vierge interrompant sa broderie pour la prière »
alors toute jeune, 
s’inscrit dans toute une série de portraits d’enfants,
comme «  L’enfant Jésus »  habillé d’une tunique qui grandira avec lui, tenant sa « raison tragique », tout en bénissant dans un geste encore maladroit avec l’autre main.
 
«
 L'Ange Gabriel » 
traité dans des coloris subtils, réfléchit avant l’Annonciation ,
comme la vierge
de « L'Immaculée Conception ».
« Sainte-Élisabeth du Portugal » est dans ses beaux atours
comme « Sainte Apolline »  
alors que « Sainte Marguerite » est plus modeste en bergère.
Chaque couture, dans chaque tissu est attentivement traitée, dans chaque tableau à taille humaine. Dans d’autres formats le maître des natures mortes transfigure les objets les plus rustiques.
Chaque poterie placée dans un axe différent se révèle plus vraie que vraie 
« Tasses et vases »,
« Une tasse d'eau et une rose sur un plateau d'argent »
.
 
Son ami Vélasquez, avec lequel il avait été formé, le fait venir à Madrid,
Devenu peintre du roi, il entretient un atelier important chargé par exemple de fournir pour l’Argentine « quinze vierges martyres, quinze rois et hommes célèbres, vingt-quatre saints et patriarches » 
«Saint François en méditation».
Le musée de Grenoble détient quatre tableaux souvent empruntés par d’autres institutions.  
Ils faisaient partie d’un retable de la Chartreuse de Nuestra Senora de la Defension à Jerez de la Frontera: « L’annonciation », « L’adoration des bergers », « L’adoration des mages »,
 «  La circoncision » où sa palette s’éclaircit.
« Le vertige divin, l’enivrement de foi
Qui les fait rayonner d’une clarté fiévreuse,
Et leur aspect étrange, à vous donner l’effroi.
Comme son dur pinceau les laboure et les creuse !
Aux pleurs du repentir comme il ouvre des lits
Dans les rides sans fond de leur face terreuse ! » 
Théophile Gautier

mardi 17 mars 2026

Ceux qui me touchent. Damien Marie Laurent Bonneau.

Bien m’en a pris de dévaliser les présentoirs des BD de la bibliothèque Rochepleine où se retrouvent les BD recommandées : que des bonnes pioches dans des genres variés !
Un travailleur dans un abattoir raconte tous les soirs une histoire à sa petite fille.
Et c’est lui qui croit le plus aux pouvoirs de la baguette arc-en-ciel.
Nous avons droit aussi à une belle histoire en 220 pages où la réalité la plus âpre s’enjolive parfois d’imaginaire.
Un couple a eu du mal à avoir une enfant, et aujourd’hui, celle-ci, impérieuse éclaire leur vie.
Papa fait des heures sup’, maman remplace les collègues fatiguées à l’hôpital.
Les beaux dessins expriment la froideur, la mélancolie des rêves inaboutis, mais aussi la complexité avec un scénario original abordant le thème des sans-abris ou celui de l’art contemporain d’une façon limpide. Le duo distingue tout à fait dans son titre « ce » qui me touche de « ceux » qui me touchent avec d’intéressants personnages secondaires souvent sympathiques. 

lundi 16 mars 2026

Hurlevent. Emerald Fennell.

Le film de 2h 16 ne souffle pas bien haut : trop beau pour être vrai.
Comme les enluminures pour le Duc de Berry ne rendaient pas compte de la misère au moyen-âge, les décors instagrammables de cette adaptation du roman d’Emilie Brönte enlèvent toute épaisseur à un récit devenu artificiel.
La musique honorable n’est pas suffisante pour nous plonger dans une ambiance mystérieuse avec vents sur la lande, passions et solitudes, quand des couchers de soleil aux filtres rouges succèdent à chaque plan aux lumières si jolies vues dans les peintures flamandes. Si les décors sauvent certaines productions, cette fois ils plombent la reconstitution: 
le dénuement violent de la demeure du père parait aussi factice que le kitch du manoir du mari trompé.
L’amour « toxique » comme on dit à présent n’émeut guère sous les cravaches tocs et les avilissements de carton pâte : la noirceur humaine mériterait quelques nuances de gris.     

dimanche 15 mars 2026

Monarques. Emmanuel Meirieu.

Les papillons monarques migrent du Canada vers le Mexique où ils arrivent le jour des morts. 
L’histoire des lépidoptères est évoquée en introduction par un film mettant en scène deux frères qui dès leur enfance les étudient, les réparent et pour l’un d’eux, les suivra en aile volante. 
L’autre jeune homme est mort accidentellement lors de leurs essais.
Puis le rideau s’ouvre sur des wagons du train nommé « la Bestia » par des américains du sud essayant de rejoindre l’Amérique du Nord.
Le décor est impressionnant avec une installation de personnages à la Ousmane Sow juchés sur les citernes.
Après une séquence cinéma et une proposition d’arts plastiques fort attrayantes, le théâtre doit advenir, mais il n’est pas venu.
La déception est d’autant plus surprenante que j’avais été bouleversé par les spectacles précédents du metteur en scène qui a tout mis dans le décor mais très peu dans les dialogues.
Bien qu’il aime se tenir près de la réalité, la partie jouée sur le plateau s’approche d’une fable misérabiliste d’où toute émotion est absente.
Un haïtien, auquel il manque un bras, doit rejoindre son frère qu’il a défiguré lors d’une dispute.
Il trimballe une marionnette munie d’une prothèse représentant un ami à qui il a promis de passer la frontière. Une jeune femme enceinte prend aussi le train. 
La conclusion quelque peu poétique permet de croiser les destins du parapentiste et de l’handicapé. Celui-ci pourra passer par-dessus la frontière avec l’aile volante aux couleurs de monarque.

samedi 14 mars 2026

Le fou de Bourdieu. Fabrice Pliskin.

Un bijoutier de Brioude a tué Chamseddine son voleur, d’une balle dans le dos.
Après sa sortie de prison, il va expier sa faute en essayant d’entrer en amitié avec un autre jeune homme nommé Chamseddine pour le sauver de sa situation de « dominé » comme il a pu s’excuser lui-même de son crime après avoir adopté les thèses de Bourdieu. 
« Un fait dit Durkheim, n’est jamais individuel. C’est un fait social, collectif, dont les causes sont à chercher non pas en moi, mais hors de moi. » 
Voici comment l’assassin de Chamseddine interprète le passage : 
«  Non tu n’as pas à endosser la pleine responsabilité de tes actes se dit-il en se crémant la nuque de son baume au gros thym. Et si tu es coupable, c’est au pire, d’un délit d’association de malfaiteurs où tes complices s’appellent Dieu, tes ancêtres, ta famille, le hasard, la société, etc… » 
Une écriture chatoyante, ironique, aborde en profondeur les sujets qui nous taraudent à travers une galerie de portraits amusants et tragiques où les tics de langage, les slogans publicitaires, les thèses sociologiques les plus baroques se révèlent à l’acide. 
« Quatre mois après sa sortie de prison, il entre avec une secrète horreur au conseil syndical de son immeuble. Objectif : se faire accepter comme l'un des leurs, respecter les formes, mimer une bienheureuse soumission à l'ordre rétabli, écrit-il doctement dans son journal intime, avant d'ajouter, moins doctement : « Ton modèle : Diego de La Vega, virtuose de la taqîya en chemise à jabot, licencié en feinte mollesse vaillante veulerie, héroïque obséquiosité. »
Le personnage principal passera de héros de l’auto-défense au banditisme, de la Haute Loire, à un immeuble dans le Marais et jusqu’à Miami, de la Twingo à la Lamborghini, de la soumission à un lecteur de Tiercé magazine à l’avilissement au pied de son « dominé ».
490 pages allègres, divertissantes et stimulantes intellectuellement : que demander de mieux ?La « gravitude » tourne à la comédie dans cette satire jubilatoire toute en finesse et clins d’œil où les woke en prennent plein le nez, les crypto monnaies sont ridiculisées comme le milieu médiatique que l’auteur journaliste au Nouvel Obs connait intimement. 
Tout comme nous avec nos contradictions : lucides dans les constats et tellement pusillanimes dans nos procrastinations, nos mauvaises consciences en passeraient pour de l’honnêteté.   

vendredi 13 mars 2026

Effondrement.

Depuis que dans les débats, l’hystérie a supplanté la nuance, le recours aux mots les plus gros titille le clavier, à moins que le silence s’impose et que retombe la poussière des décombres.
Nous nous effarouchons volontiers de la violence de certaines diatribes alors que nous en approuvons d’autres. 
Toute expression tonitruante n'est pas forcément du même tonneau que la légitimation du racisme par ceux qui prétendent dire tout haut ce que d’autres pensent tout bas, très bas. Ainsi parmi tant de vigoureux propos qui appellent d'hypocrites écarquillements, les provocations de Charlie par exemple me paraissent toujours salutaires.  
Tandis que nos tourments intimes se confondent avec les bouleversements du monde, notre décrépitude accompagne celle du siècle, l’éco anxiété se cultive et la décadence de l’empire romain semble avoir encore de la gueule depuis les parapets où nous sirotons des breuvages délicieusement amers. Y en a qui rigolent, d'autres posent des cacas en commentaires.
Percés de part en part par les informations concernant l’impitoyable Poutine ou les folies de Trump, notre vision du monde, nos relations de proximité en sont affectées ainsi que nos équilibres personnels.
Notre petit égo s’embrume lorsque notre représentation globale se brouille.
Coupables boomers, nous pourrions établir des apparentements depuis la trahison de nos idéaux de jeunesse vis à vis du basculement d‘alliances internes à l’OTAN.
A ce niveau, il n’est question ni de décence, ni de modestie avec une telle analogie, il s’agit seulement d’ouvrir le poste.
La biodiversité s’amenuise, l’humanisme rétrécit, la mèche raccourcit avant le grand boum !
Le cynisme n’a pas forcément supplanté la naïveté et il est bien difficile de ne pas se sentir visé par la dépression dans l’ordre économique ou dans les équilibres géo politiques.
Avons-nous honoré la dette envers nos ancêtres quand celle que nous laissons à nos enfants devient abyssale ?
Nos divergences en matière de richesse et de valeurs s’accroissent, les phares qui nous guidaient se sont éteints. Le souci du bien commun s’efface, la discipline collective n’est même plus une option pour assurer une certaine prospérité. Les populistes promettent d’aider tout le monde en ouvrant par là les portes à des régimes intolérants et autoritaires.
Nos misères culturelles, économiques, militaires, démographiques, technologiques, scolaires, peuvent bien passer au scanner quotidiennement, nous sommes paralysés et les diagnostics ignorés surtout en période électorale, moment démocratique par excellence génèrant un rideau de fumée qui asphyxie la République elle même.
Cette molle description renvoie à des fatigues de l’exigence, jadis en tête de journées écolières, quand la dignité passait par des devoirs accompagnant les droits et que nous savions que les choses avaient un prix.   
« Les hommes, il faut toujours qu’ils compensent leur effondrement amoureux
par une ascension sociale. » 
Jean-Michel Ribes et non… Jeffrey Epstein.

jeudi 12 mars 2026

Bruxelles # 1

Plus rien ne nous retient donc à Malines,
alors nous partons pour BRUXELLES en empruntant le réseau autoroutier 
très pratique et gratuit.
Le GPS nous guide sans encombre à travers la ville jusqu’au Airb&b dans la commune limitrophe d’Etterbeek où nous découvrons notre logement doté d’un bow-window charmant ; 
de plus, nous pouvons profiter du parking libre juste en face dans un parc avec pour seule contrainte la fermeture des grilles le soir.
Voiture déchargée, nous délaissons le studio au profit d’un premier contact avec Bruxelles.
Mais nous ignorons tout des transports en commun, aussi nous interrogeons deux agents municipaux chargés de vérifier les parcmètres, ils nous indiquent la ligne de tram 7 jusqu’à la station Montgomery puis la correspondance avec le métro 1 arrêt à De Brouckère. 
Remontés à la surface, nous émergeons en plein centre-ville, parmi de nombreux passants.
Nous voyons énormément de vitrines remplies de gourmandises appétissantes, 
gaufres, macarons, meringues
et les fameux cuberdons appelés aussi chapeaux de curé.
Sans céder à la tentation, nous dénichons l’Office du tourisme sur la magnifique grande place complètement recouverte d’admirateurs immobiles.
Nous obtenons un plan de la ville  (1€), un petit fascicule proposant un circuit sur l’art nouveau (5 €), quelques maigres renseignements sur les visites guidées, mais aussi sur un restau dans les parages.
L’employé nous vante la brasserie Boemvol place de la Bourse que nous testons immédiatement : au menu : carbonade et quiche à la feta accompagnée de salade.
Pour l’après-midi, nous optons pour le Musée Royal des beaux arts. Il se situe légèrement en hauteur, au dessus de la gare centrale, avec jolie vue sur les jardins et sur la ville.
Une fois dedans, la billetterie passée, nous accédons à un vaste hall clair encadré par des galeries en étages.
La muséographie respecte la chronologie en présentant en 1er les primitifs flamands ; 
malgré des peintures de Cranach « Adam et Eve », « Vénus et Amour »,
« La fillette à l’oiseau mort » d’un peintre des Pays-bas du 1er quart du XVIème ou encore la tentation de Saint Antoine de Jeronimus Bosch, nous traversons assez rapidement les salles  pour nous consacrer essentiellement aux œuvres de Pierre Bruegel l’ancien :
« La chute des Anges rebelles » retient un bon moment notre attention : Pour nous faciliter la lecture du tableau, et nous donner toutes les armes pour l’apprécier, des écrans sur tables diffusent des vidéos décryptant chaque partie.
Les monstres et l’imaginaire  nous évoquent immanquablement 
les délires fantastiques de Bosch
Si dans « La chute d’Icare », le héros mythologique meurt dans l’indifférence générale rendant anecdotique la folie d’Icare, la vie quotidienne se  poursuit et le paysan manœuvre sa charrue, le berger surveille ses brebis, les bateaux vaquent à leurs activités.
 Nous nous émerveillons aussi devant « Le combat de Carnaval et Carême »,
ainsi que « Le dénombrement de Bethléem » transposé au cœur d’un village flamand, que voisine la copie peinte par son fils Bruegel le jeune.
Un film projeté en grand sur un mur blanc détaille un paysage d’hiver
 avec patineurs et trappe aux oiseaux .
Il nous montre à partir de gros plans que malgré une certaine bonhomie, une certaine gaîté et de l’humour, la menace transparait  sournoisement, jamais très loin.
Ayant bien pris notre temps devant ces peintures racontant avec finesse la vie d’une époque, nous poursuivons notre cheminement dans le musée où nous repérons quelques œuvres comme : 
« Le panorama de Bruxelles » au XVIIème réalisé par Jean Baptiste  Bonnecroy, remarquable de minutie et de détails
« La mort de Marat » célèbre peinture de Jacques-Louis David
« Les épisodes des journées de Septembre 1830 sur la Place de l'Hôtel de Ville de Bruxelles » de l’artiste belge Gustave Wappers,  inspirés semble-t-il par « la liberté guidant le peuple » de Delacroix.
Nous nous arrêtons aussi devant des vidéos dont une raconte l’histoire et les mésaventures d’un tableau de Franz Hals qui avait peint un homme une femme accompagnés de leurs 14 enfants : « la famille Van Campen dans un paysage. »
Le musée n’en possède qu’un fragment car l’ensemble fut découpé en 4 parties vite éparpillées. Ce n’est que peu à peu que des spécialistes arrivèrent à reconstituer le puzzle, traquant minutieusement parmi plusieurs tableaux des bouts de jupe ou de dentelles, parfaitement compatibles les uns avec les autres aux niveaux forme dessin et couleur. 
Puisque le musée Magritte côtoie le musée Royal des beaux arts, nous décidons de prolonger notre visite muséale.
Trois étages exposent les œuvres du peintre belge réparties par ordre chronologique.
Sans surprise, nous retrouvons ses tableaux les plus célèbres, la pipe sous diverses variations, les nuages sur fond de ciel bleu…
D’autres peintures par contre sont moins représentatives du style que nous lui connaissions, moins typées, comme celle de ses débuts ou comme « La famille »
A l’heure de fermeture, 17h, nous sortons en ayant pu voir ce que nous souhaitions sans nous bousculer et prenons le chemin du retour.
Le nom des rues dans le centre de BXL (plus branché que Bruxelles) ne manque pas de pittoresque : ainsi repérons-nous : la rue fossé aux loups, la rue au beurre, 
la rue montagne aux herbes potagères, la rue des sables, la rue de l’homme chrétien, la rue putterie, ou encore la rue du gentilhomme.
Nous cafouillons un peu pour retrouver nos pénates avec les transports en commun, mais nous y parvenons, dénichons un Proxy de Delhaize où nous achetons de la soupe, du guacamole, du melon et du camembert (incorrigibles français !). Au moment de passer une soirée tranquille, nous nous apercevons que nous avons oublié les clés de la voiture à l’intérieur du véhicule ! Oups…