alors nous partons pour BRUXELLES en empruntant le réseau autoroutier
très pratique et
gratuit. Le GPS nous guide sans encombre à travers la ville jusqu’au Airb&b
dans la commune limitrophe d’Etterbeek où nous découvrons notre logement doté
d’un bow-window charmant ;
de plus, nous pouvons profiter du parking libre
juste en face dans un parc avec pour seule contrainte la fermeture des grilles
le soir.Voiture déchargée, nous délaissons le studio au profit d’un premier contact avec
Bruxelles. Mais nous ignorons tout des transports en commun, aussi nous
interrogeons deux agents municipaux chargés de vérifier les parcmètres, ils
nous indiquent la ligne de tram 7 jusqu’à la station Montgomery puis la
correspondance avec le métro 1 arrêt à De Brouckère. Remontés à la
surface, nous émergeons en plein centre-ville, parmi de nombreux passants.Nous
voyons énormément de vitrines remplies de gourmandises appétissantes,
gaufres,
macarons, meringues et les fameux cuberdons appelés aussi chapeaux de curé.
Sans céder à la tentation, nous dénichons l’Office du tourisme sur la
magnifique grande place complètement recouverte d’admirateurs immobiles. Nous
obtenons un plan de la ville (1€), un
petit fascicule proposant un circuit sur l’art nouveau (5 €), quelques maigres
renseignements sur les visites guidées, mais aussi sur un restau dans les
parages. L’employé nous vante la brasserie Boemvol place de la Bourse que nous
testons immédiatement : au menu : carbonade et quiche à la feta
accompagnée de salade.Pour l’après-midi,
nous optons pour le Musée Royal des
beaux arts. Il se situe légèrement en hauteur, au dessus de la gare
centrale, avec jolie vue sur les jardins et sur la ville.Une fois dedans, la
billetterie passée, nous accédons à un vaste hall clair encadré par des
galeries en étages. La muséographie respecte la chronologie en présentant en 1er
les primitifs flamands ;
malgré des peintures de Cranach « Adam et
Eve », « Vénus et Amour », « La fillette à l’oiseau
mort » d’un peintre des Pays-bas du 1er quart du XVIème ou
encore la tentation de Saint Antoine de Jeronimus Bosch, nous traversons assez
rapidement les salles pour nous
consacrer essentiellement aux œuvres de Pierre Bruegel l’ancien :« La chute
des Anges rebelles » retient un bon moment notre attention : Pour
nous faciliter la lecture du tableau, et nous donner toutes les armes pour
l’apprécier, des écrans sur tables diffusent des vidéos décryptant chaque
partie. Les monstres et l’imaginaire
nous évoquent immanquablement
les délires fantastiques de BoschSi
dans « La chute d’Icare », le héros mythologique meurt dans
l’indifférence générale rendant anecdotique la folie d’Icare, la vie quotidienne
se poursuit et le paysan manœuvre sa
charrue, le berger surveille ses brebis, les bateaux vaquent à leurs activités. Nous nous émerveillons aussi devant « Le combat de Carnaval et
Carême », ainsi que « Le dénombrement de Bethléem » transposé au
cœur d’un village flamand, que voisine la copie peinte par son fils Bruegel le jeune.Un film projeté
en grand sur un mur blanc détaille un paysage d’hiver avec
patineurs et trappe aux oiseaux . Il nous montre à partir de gros
plans que malgré une certaine bonhomie, une certaine gaîté et de l’humour, la
menace transparait sournoisement, jamais
très loin. Ayant bien pris
notre temps devant ces peintures racontant avec finesse la vie d’une époque,
nous poursuivons notre cheminement dans le musée où nous repérons quelques
œuvres comme : « Le panorama de Bruxelles » au
XVIIème réalisé par Jean Baptiste
Bonnecroy, remarquable de minutie et de détails « La mort de
Marat » célèbre peinture de Jacques-Louis David « Les
épisodes des journées de Septembre 1830 sur la Place de l'Hôtel de Ville de Bruxelles »
de l’artiste belge Gustave Wappers, inspirés semble-t-il par « la liberté guidant le
peuple » de Delacroix. Nous
nous arrêtons aussi devant des vidéos dont une raconte l’histoire et les
mésaventures d’un tableau de Franz Hals qui avait peint un homme une femme
accompagnés de leurs 14 enfants : « la famille Van Campen dans un
paysage. » Le musée n’en possède qu’un fragment car l’ensemble fut découpé
en 4 parties vite éparpillées. Ce n’est que peu à peu que des spécialistes
arrivèrent à reconstituer le puzzle, traquant minutieusement parmi plusieurs
tableaux des bouts de jupe ou de dentelles, parfaitement compatibles les uns
avec les autres aux niveaux forme dessin et couleur. Puisque le musée Magritte côtoie le musée Royal
des beaux arts, nous décidons de prolonger notre visite muséale. Trois étages
exposent les œuvres du peintre belge réparties par ordre chronologique. Sans
surprise, nous retrouvons ses tableaux les plus célèbres, la pipe sous diverses
variations, les nuages sur fond de ciel bleu… D’autres peintures par contre
sont moins représentatives du style que nous lui connaissions, moins typées,
comme celle de ses débuts ou comme « La famille »A l’heure de fermeture, 17h, nous sortons en ayant pu
voir ce que nous souhaitions sans nous bousculer et prenons le chemin du
retour. Le nom des rues dans le centre de BXL (plus branché que Bruxelles) ne
manque pas de pittoresque : ainsi repérons-nous : la rue fossé aux
loups, la rue au beurre, la rue montagne aux herbes potagères, la rue des sables, la rue de l’homme chrétien,
la rue putterie, ou encore la rue du gentilhomme.
Nous cafouillons un
peu pour retrouver nos pénates avec les transports en commun, mais nous y
parvenons, dénichons un Proxy de Delhaize où nous achetons de la soupe, du
guacamole, du melon et du camembert (incorrigibles français !). Au moment
de passer une soirée tranquille, nous nous apercevons que nous avons oublié les
clés de la voiture à l’intérieur du véhicule ! Oups…

