Pour accompagner le célèbre titre il convient de préciser les noms des nombreux participants d’un plateau bien garni en
musiciens et danseurs : Jean Philippe Rameau est joué
sur instruments d’époque par l’ensemble Cappella Mediterranea accompagné du
chœur de chambre de Namur alors que les danseurs appartiennent à la structure
« Rualité » (rue et réalité).
La musique baroque contrastée était faite pour rencontrer les structures fermes du hip hop en toute théâtralité.
Bien que les arguments de l’opéra ballet de 1736 soient
développés dans le livret d’accompagnement, un sur titrage n’aurait pas été
superflu pour éclaircir les textes.
Pourtant la beauté des voix des solistes et des chanteurs du
chœur qui se joignent parfois aux danseurs est incontestable.
L'épisode « forêts paisibles » repris au rappel
emporte le public qui gardera la mélodie dans l’oreille et l’énergie de la
chorégraphie qui s’était fait attendre.
Si les lumières ont parfois ébloui le
public, les vêtements issus de la garde-robe des Deschiens apparaissent comme des critiques secondaires, tant l’équilibre entre musique et danse est remarquable, bien qu'il eut été tellement facile de faire passer une pirouette sur la tête devant un accord
de clavecin.
Le cinéma avait exploré les coulisses des répétitions et situé
cette interprétation en « contrepoint face à l’imaginaire colonial » respectant
un vocabulaire déconstruit à la mode;
alors que, tout simplement, ce moment de plaisir transcende les
époques .





