Nous contournons le musée afin de nous rapprocher de la collégiale Saint Barthélemy. Servais la présente comme l’une des plus anciennes de
Lièges, mais elle nous apparait pourtant
bien pimpante avec ses peintures fraîches crème et rouge sang à la mode allemande.Une sculpture moderne lui fait face sur le
parvis dans un petit square. Elle repose sur un plan incliné, où des
ecclésiastiques guindés et roides surplombent des Liégeois dansant la farandole
peu impressionnés par leur présence. A peu de distance de là, nous pénétrons dans la cour Saint Antoine. Cet ancien quartier
des brasseurs bénéficia d’une bonne rénovation dans les années 1970. Les
maisons anciennes, et celles construites plus récemment cohabitent
harmonieusement. An centre de cette cour rectangulaire, une fontaine déverse l’eau dans un mince canal jusqu’à une
sculpture pyramidale nommé Tikal du nom du monument Maya guatémaltèque. Côté
rue, certaines façades disposent de pancartes qui précisent le classement
patrimonial des maisons. Nous découvrons des impasses dans lesquelles logeaient
autrefois les employés de grands hôtels particuliers puis des familles
ouvrières et modestes. Nous en abordons
une en forme de U tout en nous dirigeant vers la rue Hors château, puis vers la place du marché qui détient le Perron fontaine.
Symbole de la ville,
Charles le Téméraire le déplaça une dizaine d’années à Bruges pour affirmer son
autorité écrasante sur Liège mais, ce
monument, orgueil des habitants,
retrouvera sa place.
elles se
manifestent aussi sur l’hôtel de ville
juste derrière,
en signe de solidarité et de résistance dans l’adversité.
Nous débouchons ensuite sur la vaste place Lambert. Des structures métalliques en forme de piliers
s’élèvent sur l’esplanade pour matérialiser l’emplacement de l’ancienne
cathédrale rasée en 1793 par les révolutionnaires en conflit avec les
Princes-Evêques. Une partie de son plan se lit aussi grâce à des pavés intégrés
à la dalle.
Par contre, le magnifique
palais des Princes-Evêques
domine toujours la place.
Voulu par Erard de la Marck, ami d’Erasme, amateur
d’art et grand humaniste,
il se caractérise par un reste de style gothique et
du style renaissance.
Aujourd’hui, il appartient en partie à la ville qui en
ouvre l’accès au public (cour intérieure)
et en partie à l’état, non public,
réservée au palais de justice.
D’une autre époque, l’opéra
du 19ème connait toujours un fort engouement. Il attire un
nombreux public grâce à des programmations de qualité et des prix attractifs
rendus possibles par des subventions importantes.
A tel point que des cars
d’Allemands affrétés spécialement et régulièrement participent à remplir la salle. Sur le plan
architectural, la façade à colonnes sur 2 niveaux surmontés d’un fronton
supporte avec harmonie une extension en hauteur moderne et sobre. Et pour
rester en relation avec la musique, la ville rend hommage à l’artiste natif de
Liège en érigeant à cet endroit une sculpture d’ André-Ernest-Modeste Grétry.
La dernière
halte prévue par Servais nous conduit à la cathédrale
saint Paul que nous avons déjà eu l’occasion de découvrir hier. Nous
apprenons que cette ancienne collégiale
se haussa au rang de cathédrale après la destruction de la cathédrale
Saint Lambert.
Si les vitraux du chœur
de couleur bleue sont d’origine, leur ont été adjoints d’autres plus modernes crées par
un Suisse du nom de Honegger et par un autre artiste Coréen.
Nous traversons le
cloître dans lequel une porte donne
directement sur une rue occupée par des
maisons ayant appartenu aux chanoines riches et exempts d’impôts sur le
terrain.
La visite prend fin, la fatigue se fait sentir.
Nous rentrons au bercail, sortons Gédéon du
parking pour un petit tour de quartier et la redéposons au même parking. Après
quelques courses au Delhaize, Maison et repos !
PS : Quelques réflexions au cours de la visite :Le passage du roman au gothique se traduit par une
relation plus personnelle avec Dieu
