Fidèles à l’ordonnateur des pompes olympiques de 92 et sa
patte toujours singulière, j’ai trouvé
ce quatrième spectacle vu à la MC2 plus grave, plus profond que naguère malgré
ses airs de fête.
Ce joli moment chaleureux, nous hausse au dessus de notre
quotidien et nous offre prétexte à émotions et à réflexion.
Toute dette est dite envers Madonna ou Lizt, Goude ou
Fellini, avec des danseurs de tous âges, un majoret et une vicieuse perceuse.
« Avec le
temps… » : je n’avais pas cherché à reconnaître Ferré, alors que ma
sous-titreuse avertie m’avait soufflé quand Bach ou Philip Glass étaient
joué en direct sur scène.
« I’ll survive » de Gloria Gaynor avait
suffi à faire frissonner le nostalgique de 98.
Pourtant ce sont les « quat'z'arts » de
Brassens qui me trottent dans la tête pour dire la proximité des plaisirs et
des chagrins, entrevue ce soir:
« Adieu ! Les
faux tibias, les crânes de carton
Plus de marche funèbre au son des mirlitons
Au grand bal des quat'z'arts nous n'irons plus danser
Les vrais enterrements viennent de commencer »
Plus de marche funèbre au son des mirlitons
Au grand bal des quat'z'arts nous n'irons plus danser
Les vrais enterrements viennent de commencer »
S’il est davantage question de mémoire à connotation plus
personnelle, que du temps plus général, le texte du journal de salle ne se
comprend que lorsqu’on s’est levé avec la foule pour les rappels au bout de
deux heures suspendues:
« parler du
temps, c’est parler de ce qui se répète, de ce qui se transforme […]
« de la marche du
temps, du temps de la marche ».




