Cette année, avant de profiter des films
présentés, il convenait de s’extraire des flots de mauvaise foi déversés par
certains continuateurs de ceux dont Druon disait :
« Les gens avec une sébile dans une main et un cocktail
Molotov dans l'autre ».
Parmi 24 films de toutes les compétitions, j’ai retenu la mise en évidence de la force des femmes, contredisant
le collectif féministe 50/50 qui a trouvé que l’affiche reprenant « Thelma et Louise » visait à
masquer la discrimination à l’égard des femmes.
Les actrices sont remarquables
- avec « La
confidente » d’une hotline,
- ou l’effrontée « Shana »,
- dans « Le journal d’une femme de
chambre » roumaine à Bordeaux,
- la dépressive musicienne de « Low
expectations » (Modestes espérances),
- l’acheteuse déterminée de « La guerre des prix »,
- la ramasseuse d’algues d’une île chilienne et sa chienne
fantasque « La perra »,
- la grand-mère thaïlandaise trimballée de « 9
temples vers le ciel »,
- la prof de « La gravida », mon
film préféré, réalisé par une femme,
- comme « Dans la gueule de l’ogre » où
une iranienne filme son frère exilé.
Une telle recension par genre tournerait à l’absurde si
s’ajoutaient à la liste quelques « trans » au
pays des « Eléphants dans la brume », le Népal.
Alain Cavalier, 95 ans donne envie de
filmer, « Merci d’être venu ».
Je ne me lasse pas de revoir Maradona,
diable et Dieu, dans « The match ».
Une belle relation d’un fils et son père
s’établit dans « Butterfly Jam »,
ainsi que dans « Moscas » où cette
fois le père protège le fils.
« We are Aliens » traite poétiquement des aléas de l’amitié.
« Le garçon qui fait danser les collines » parvient à ses fins malgré un environnement macédonien
peu favorable.
« Le Minotaure »
rejoue avec force « La femme infidèle » de Chabrol, dans la
Russie des opérations spéciales.
Des sangliers révèlent des aspects sombres d’une France rurale,
« L’espèce
explosive ».
Si « L’épreuve du feu », film de
vacances, m’a paru bien tiède,
et « Barça zou » , film
de copains en skate, sans élan,
ils n’atteignent pas la vacuité de « Virages »
tellement mal joué.
L’excellent documentaire
« La détention » traite de la formation des
surveillants de prison.
Par la fiction, « Grand ciel » évoque
d’une façon originale les conditions de travail des travailleurs du bâtiment,
« Du fioul dans les veines » décrit celles des conducteurs de camion,