Martha Alber de l’école des arts appliqués de
Vienne avait créé ces motifs de la robe de « Johanna Staude » de Gustav Klimt avant qu’ils ne soient
proposés
dans les boutiques des musées.
https://blog-de-guy.blogspot.com/2024/02/klimt-raoul-ruiz.htmlLes reproductions fidèles de tableaux pour tapisseries
étaient courantes au XVIII° siècle :« Henri IV faisant entrer des vivres dans Paris » de François André
Vincent a été reproduit par la manufacture des Gobelins
pour le château de Pau comme « L'Empereur Napoléon III »
d'après Winterhalter
dont l’original avait disparu dans l’incendie des Tuileries. « L'Asie », tapis
mesurant 7 m
sur 5 m,
visible au Musée départemental de la tapisserie à Aubusson, ville de lissiers
et de cartonniers, avait été présenté à l’Exposition des produits de
l'industrie de 1844.Amédée Couder y avait connu le succès avec une « Portière
au vase et aux oiseaux ».A partir de 1870 les recherches s’éloignent des
reproductions pour des créations originales ainsi « La sirène et le
poète » de Gustave Moreau.Et plus encore en Angleterre, au pays des tissus délicats « Liberty » :
chacune des neuf versions de « L’Adoration des Mages »
par les préraphaélites Burne-Jones et Morris a nécessité deux ans de
tissage.
Dans
les années 1900, la revue « Art et Décoration » fait connaître les travaux
d’Eugène Grasset
dont le paravent art nouveau, « Les quatre saisons » tout
en broderies de soie et satin exposé
au Petit Palais. Victor
Prouvé de l’École de Nancy et Fernand Courteix,
proposent une œuvre d’art totale avec la
robe « Bord de rivière au printemps ».Les « Iris d’eau » de Felix Aubert
imprimés sur tissus en Allemagne par les
manufacturiers Scheurer démocratisent la diffusion de ces productions.Le belge Henry Van de Velde après une carrière de peintre de
chevalet, passe aux arts appliqués avant de devenir architecte : « La
Veillée des Anges ».
https://blog-de-guy.blogspot.com/2023/12/bruxelles-art-nouveau.htmlLes nabis Paul et France Ranson collaborent pour « Femmes
sous les arbres en fleurs ».Paul Poiret, le couturier précurseur du style Art
déco crée tout un écosystème parfumé autour de son atelier de créations textile.
« Lassitude », robe
de dîner.
https://blog-de-guy.blogspot.com/2025/04/lexposition-des-arts-decoratifs-de-1925.html
Jean Lurçat destine le tapis « La
Sirène » à une des maisons de Robert Mallet-Stevens décor du film « Vertige »
de Marcel L’Herbier.
https://blog-de-guy.blogspot.com/2022/11/mallet-stevens-benoit-dusart.htmlLe cubiste Louis Marcoussis est l'auteur de ce tapis édité
par
Marie
Cuttoli qui a commandé des dessins de tapisseries à Braque, Léger,
Picasso, « Le déjeuner sur l’herbe », et a relancé l’industrie de la tapisserie d’Aubusson.Matisse, fils de tisserand, en manque d’inspiration, la rencontra
Picasso, « Le déjeuner sur l’herbe », et a relancé l’industrie de la tapisserie d’Aubusson.Matisse, fils de tisserand, en manque d’inspiration, la rencontra
et prépara des cartons pour « Polynésie ». Il voulait « faire
sortir la tapisserie du XVIIIe siècle »
mais jugeait « La femme au luth »
trop loin de ses attentes.L’abstraction va si bien au « Serpent noir »
de Sonia
Delaunay créatrice de robes,
maillots de bains et décor de voiture.
https://blog-de-guy.blogspot.com/2016/02/les-precurseurs-de-lart-du-mouvement.htmlGunta Stölzl en 1928 valorise l’atelier textile du
Bauhaus « Slit Tapestry Red/Green »
« À partir d'un certain
âge, et même si des évolutions différentes s'accomplissent en nous, plus on
devient soi, plus les traits familiaux s'accentuent. Car la nature, tout
en continuant harmonieusement le dessin de sa tapisserie, interrompt la monotonie
de la composition grâce à la variété des figures intercalées. »
Marcel Proust



