jeudi 18 juin 2026

Douaumont

La journée commence par une nouvelle contrariante : l’hôtesse de ce soir, embêtée, se désiste et annule notre accueil en raison d’une panne de chauffe-eau. Guy se lance dans des tractations pendant que je me douche.
Nous  quittons le Airb&b à 9h 25, pour prendre la direction de DOUAUMONT. Une fois sur place, nous avalons un café au Bar des pèlerins avant d’affronter la dureté de l’Histoire.
Puis nous approchons à pied du monumental ossuaire cerné par les tombes  aux croix ou stèles identiques en fonction des religions.
Nous payons le droit d’entrée à l’intérieur : la visite commence par un film retraçant le conflit en  1916, bien fait,  projeté sur un écran partagé en 2 parties correspondant aux 2 protagonistes, c’est-à-dire côté français et côté allemand.
Il montre comment les Allemands se préparent secrètement dans les bois et assurent leur intendance, en construisant des boulangeries, des châteaux d’eau, des cimenteries ou centrales à béton et en stockant des armes. 
Pour les Français, Bar Le Duc devient le passage obligé des troupes avant la montée vers l’enfer, par la route élargie baptisée « la Voie sacrée ».  Assurant le ravitaillement des soldats à Verdun dès 1916, la cité se transforme en ville-Hôpital et en base arrière.
Le film nous explique l’opération allemande nommée « Gericht » (= tribunal) menée par des hommes sûrs de gagner, mais se heurtant à une forte résistance française : l’équivalent d’un « no passaram » !
Beaucoup de villages subissent, anéantis par la furie des combats, 
Douaumont par exemple est détruit à 100%.
En 1919, un évêque, impressionné par tant de morceaux humains abandonnés à l’air libre sans sépulture décente, demande l’édification d’un ossuaire pour tous les morts, inconnus ou pas, Allemands ou Français. Sa forme toute en longueur avec clocher central  suggère plusieurs interprétations, certains l’associent à une épée plantée dans le sol jusqu’à la garde, d’autres l’apparentent à un obus. En exergue, le mot Pax se lit en lettres d’or sur la porte de bronze.
La galerie intérieure comparée à un cloitre avec son toit voûté, permet de longer les murs recouverts de noms de soldats disparus, gravés à la demande des familles. La grande nef est percée d’alvéoles sur les côtés où reposent 46 cénotaphes tandis qu’une chapelle a trouvé sa place dans une aile perpendiculaire partant du milieu du cloitre vers l’arrière. Au dessus du carrefour chapelle/galerie  s’élève une tour assimilable à un phare marin, elle répond au nom de lanterne des morts. Une grosse cloche en bronze surnommée « Bourdon de la Victoire » y loge et quand elle sonne, laisse résonner la note « do ».
Une fois en haut, la vue donne pleinement la dimension du cimetière bien ordonné. Lorsque nous redescendons pour le parcourir, nous pouvons apercevoir de l’extérieur, un amoncellement d’ossements impressionnant et dense, entreposé à l’intérieur de l’édifice, à sa base, visible derrière des vitres …
Nous avançons, circulons un moment entre les 14 264 croix 
et les 592 stèles regroupées dans un quartier musulman, 
unies dans leur blancheur et toutes gratifiées d’un rosier à leur pied.
C’est peu par rapport aux 300 000 morts et disparus de Verdun et les 400 000 blessés.
Parmi les sépultures, une table commémore la rencontre de Helmut Kohl et François Mitterrand pour célébrer la réconciliation. Notre visite finie, nous récupérons la voiture.
En reprenant la route à l’envers, nous tombons vers CONSENVOYE sur un cimetière militaire allemand dans lequel nous faisons halte,
sans croiser âme qui vive hormis des jardiniers discrets.
62 Allemands, un russe, des austro-hongrois, des infirmières, des soldats reposent à l’ombre des arbres. Leurs noms apparaissent gravés sur des croix noires alignées avec quelques stèles juives, sans considération antisémite …
Nous gagnons le village de Consenvoye que nous visions au départ en quête de restau. Nous nous installons à l’auberge lorraine en terrasse au bord d’un cours d’eau non identifié : Meuse ou canal ? : au menu : jarret de porc ou salade lorraine (salade, grenailles sautées, lardons, croutons, crème,  et 2 œufs !)
Après déjeuner, nous revenons vers FLEURY-devant-Douaumont où nous attend le Mémorial de Verdun qui fut érigé à l’emplacement même du village totalement détruit.
Très fréquenté, il diffuse des vidéos explicatives constituées de documents d’archives et s’appuie beaucoup sur l’année 1917.
Il a récupéré énormément d’objets personnels allant d’uniformes aux carnets de croquis en passant par des ustensiles du quotidien.
Il a pu conserver aussi du matériel plus encombrant et expose des véhicules d’intendance, des camions de transport ou dédiés à la popote et des canons.
Il livre des témoignages classés par thèmes comme le courrier, les soins, les permissions.
En 1917, l’esprit change, et les différences de classe s’estompent jusqu’à disparaitre car tout le monde vit le même enfer ; des petits groupes de 7 à 9 soldats se forment pour se soutenir, paysans  notables ou intellectuels se rapprochent, solidaires. 
Bien assez imprégnés de tout ce gâchis, nous renonçons à explorer la partie réservée aux représentations des artistes d’aujourd’hui dénonçant autant de destructions matérielles et humaines.
Nous utilisons la voie sacrée pour nous replier sur BAR-LE-DUC et prendre possession de notre Airb&b, finalement retenu. A peine garés, une voiture explose bruyamment à côté de nous et de Gédéon (notre véhicule). Elle stoppe au milieu de la chaussée, un pneu crevé, les air-bags expulsés dans un grand nuage de fumée enveloppant un conducteur complètement hébété. Aussitôt, des passants et des clients du coiffeur voisin débranchent la batterie pour éviter un incendie, j’ouvre la portière et avec l’aide d’un jeune musclé, extrayons l’homme accidenté, sonné, âgé et couvert d’
eczéma. Sorti d’un immeuble, quelqu’un lui porte les premiers secours, désinfecte les plaies, l’assoit sur une chaise roulante empruntée à sa femme. Les secours arrivent en un temps record, que ce soit la police dont 2 agents en civil  en surveillance dans le coin ou  les pompiers ; quant à la  dépanneuse, elle  débarrasse dès que possible la rue obstruée.Après avoir déchargé nos bagages dans l’appartement, nous remontons le boulevard de la Rochelle à la recherche d’une superette.
En chemin, nous repérons le magasin de Dumas et Pinguet « la nouveauté française » de style art déco et plus loin un monument sous titré « à la gloire de Pierre et Ernest Michaux, inventeurs du vélocipède à pédale, les cyclistes de France reconnaissants ».
Quelques Barisiens trainent aux terrasses des cafés mais nous observons peu d’affluence dans les rues.Et puis fatigués, nous n’aspirons plus qu’à rentrer manger et cocooner.

mercredi 17 juin 2026

Marx, Nietzsche, Freud. Le 1 hebdo.

L’hebdo qui se déplie a proposé avant les vacances quelques points de vue à propos de la triade des « maîtres du soupçon » qui pourraient encore nous aider à « penser le XXI ° siècle », à « briser nos chaînes »,  « à penser nos vies ».
Leurs images iconiques apparaissent derrière des silhouettes qu’ils n’avaient pas connues,mais l’auteur du Capital peut éclairer l’ubérisation de nos sociétés,
comme l’auteur du « Gai savoir » s’introduire dans les salles de sport
et le dieu du stade oral et anal nous amener à détourner le regard de nos écrans,comme nous y invitent ces numéros aérés, légers.  
Marx : 
« Il nous a donné des concepts - aliénation, fétichisme de la marchandise, lutte des classes- qui structurent encore notre pensée aujourd’hui. » 
Sa pensée est confrontée  à l’écologie à la religion 
« Le capital est du travail mort, qui, semblable au vampire, ne s’anime qu’en suçant le travail vivant et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en pompe davantage.»
Nietzsche : Un jésuite, Henri de Lubac, tire profit d’une façon originale du philosophe de « la mort de dieu. » et d’autres rédacteurs interrogent la post vérité, la cacophonie des valeurs, la grégarité, le ressentiment, la culpabilisation. 
« Que la jeune âme regarde en arrière et se pose la question suivante : qu’as- tu vraiment aimé jusqu’à présent, qu’est-ce qui a attiré ton âme, qu’est-ce qui l’a dominée et en même temps rendue heureuse ? » 
Freud : « Comparée à la prose enivrante de Nietzsche, qui toujours fait jaillir les feux d’artifice les plus fous de l’art et de l’artisterie, la sienne parait de prime abord incolore, sobre et froide. La prose de Freud ne fascine pas, ne conquiert pas : elle renonce à toute poétisation. » 
Stefan Zweig.
Il est question avec psychiatres, psychanalystes, d’enfance, de neurosciences, de guerres,  de ça, et moi et surmoi
« La manière dont nous nous comprenons contribue à définir ce que nous sommes. »
« Ce qui fait vivre contient aussi ce qui pousse à défaire la vie. »

mardi 16 juin 2026

Je suis leur silence. Jordi Lafebre.

Polar original à Barcelone depuis un divan de psychiatre où devrait s’allonger une jeune psychiatre pétillante qui conte sa semaine agitée et sa vie : 
« Oui, je dors très peu. Oui, je passe d’un sujet à l’autre sans raison apparente. Oui, je parle sans filtre et je tire des conclusions hâtives, parfois simplistes. Oui, j’ai une libido et une vie sexuelle débridées et je couche souvent avec des parfaits inconnus. Oui, j’ai, la plupart du temps, une confiance aveugle en mon propre jugement et je n’ai aucune capacité d’autocritique. Bon, je l’avoue, je suis un peu excentrique. Cela ne m’empêche pas de mener une vie normale. »
Cette histoire de succession dans une grande famille de propriétaires de vignobles est parfaitement dénouée par des enquêtrices  qui se gardent d'être des démiurges infaillibles.
Les dessins dynamiques aux douces couleurs participent à un scénario habile aux dialogues efficaces : 
 « Déblatérer contre les mères est la meilleure des thérapies. »
« La pomme ne tombe jamais loin de l'arbre, surtout quand l'arbre est complètement pourri. » 
Alors que souvent le format BD oblige à aller à l’essentiel, les personnages sont bien campés et ces 110 pages nullement bâclées s’autorisent de sages sentences : 
« Pour certains, la vie s'apparente à un cycle : on vit sans cesse les mêmes expériences avant d'en tirer enfin une leçon. D'autres pensent qu'on n'échappe pas à un destin qui grandit en nous telles des racines tordues. Pour d'autres encore, la vie n'est qu'un chaos infini. »
Les fantômes pourtant envahissants ont des gueules bien sympathiques, et même les cadavres ne font pas peur quand l’humour ( noir) les refroidit au cours de cette élégante comédie.

lundi 15 juin 2026

Les enfants de la résistance. Christophe Barratier.

Mon petit fils a été requis par le pédagogue résiduel que je suis devenu pour conforter ses connaissances sur la seconde guerre mondiale. Il en est ressorti ému, contrairement à de nombreuses appréciations, sans avoir approfondi, m’a-t-il dit, ce qu’il savait de la seconde guerre mondiale, intérêt principal de ce film pour enfants.
Le réalisateur avait réussi « Les choristes », mais cette fois les jeunes acteurs semblent réciter leurs dialogues, accentuant l’artificialité du scénario, où se croisent trop de personnages caricaturaux.
Deux garçons le sage et l’impulsif et une fille faisant la synthèse ont tout de suite compris que Pétain était un traitre, et vont bien vite réveiller l’esprit de résistance d’un village.
La vérité énoncée par les enfants s’inscrit parfaitement dans notre époque contemporaine où les adultes s’effacent.  
L’inflation du mot « résistance » au XXI° siècle et donc sa perte de substance, provient d’une exagération des postures accompagnant une brutalisation de la vie politique, alors que les leçons de l’histoire disparaissent des mémoires. 
Je ne suis pas sûr que ce film puisse aller à l’encontre de la sempiternelle marche de l’humanité vers l’inhumanité.     

dimanche 14 juin 2026

Slava’s Snowshow.

Le public bon enfant avait du talent : rieur, marchant à toutes les sollicitations. Il a été récompensé par un final débordant où des ballons multicolores énormes étaient lâchés dans la foule qui ne se lassait pas de les faire lentement rebondir.
Le spectacle d’une heure et demie aurait mérité d’être plus resserré pour adopter un rythme plus vif, plus adapté à nos heures impatientes. Malgré quelques trouvailles, la représentation qui a connu un succès mondial n’est pas, pour ce qui me concerne, à la hauteur du chef d’œuvre annoncé, loin d’être aussi original que le moment loufoque « Les gros patinent bien »
Les déplacements des personnages hirsutes, les chutes, les nez rouges, un langage inventé autour de téléphones démesurés, font partie du répertoire classique des clowns, à la poésie quelque peu désuète, ils conviennent aux grands parents seuls ou accompagnés de leurs petits.
Les spectateurs arrosés redemandent des monceaux de confettis sur des airs de Paolo Conte ou des Blues Brother. Ils ont mesuré l’énergie des énergumènes aux grands pieds lâchés dans la salle et adoré être surpris par les conséquences grandioses d’un empêtrement dans une toile d’araignée. 

samedi 13 juin 2026

Un printemps avec Arsène Lupin. Grégoire Bouillier.

« Les yeux écarquillés, il contemplait le bouleversement des choses. »
Le prince des voleurs, gentleman littéraire, virevoltant, surprenant se rappelle à nous avec ce livre primesautier. 
« Le primesaut, c’est l’enfance, c’est l’esprit de jeu, c’est l’insolence du risque…»
L’écrivain, passionné par son sujet, nous livre d’une écriture fluide, en 362 pages documentées un ouvrage léger, autour d’Arsène Lupin, qui hanta, à la fin de sa vie son géniteur Maurice Leblanc comme Balzac appelant à son chevet le docteur Bianchon, un de ses personnages de « La Comédie humaine ». 
« Je découvre seulement maintenant, en écrivant et parce que j’écris, la nature exacte des liens qui de ma solitude, la mienne, à sa solitude, la sienne, (car les liens sont toujours de solitude à solitude et non de compagnie à compagnie) m’attachent psychiquement, j’allais dire libidinalement au gentleman cambrioleur. »
Né à la belle époque, quand dix millions de quotidiens étaient vendus chaque jour, le cambrioleur peut être décrit en situationniste, dada, descendant d’Ulysse.
« Crée en toute conscience des situations nouvelles, romanesques, intenses et bouleversantes. »
L’habile romancier revient à la source des mots, des noms propres, démasque les identités qui toujours échappent, revisite Etretat et Jumièges, rappelle Cartouche ou d’autres élégants hors la loi, croise Sherlock Holmes, et Herlock Sholmès, Maupassant, Kundera, Einstein, Freud, Jankélévitch : 
« On peut, après tout, vivre sans le je-ne-sais-quoi, comme on peut vivre sans philosophie, sans musique, sans joie et sans amour. Mais pas si bien. »
 Nous prenons connaissance d’un passage censuré dans une édition pour la jeunesse : 
 « Quand elle marche, sa taille a un petit balancement que je ne puis voir sans trembler… 
Tout en elle me donne ce tremblement de l’émotion et de l’amour».  
L’enquête portant sur l’anar devenu patriote et même détective, apparaissant dans dix-huit romans, trente-neuf nouvelles et cinq pièces de théâtre, va bien au-delà des cambriolages. 
« On croit que c’est le livre qui fait le lecteur, mais l’inverse est encore plus vrai. Lorsque nous tombons amoureux, c’est nous qui tombons amoureux. L’autre n’y est pas pour grand-chose, même si l’amour n’aurait pas lieu sans lui. Mais ce n’est pas une raison pour tout lui mettre sur le dos. »

vendredi 12 juin 2026

Revue 21. N° 72.

Je m’étais lassé de XXI trop sûr de son excellence, mais j’étais curieux de la nouvelle formule qui ne s’en tient plus à la posture d’avant réseaux du XIX°.
L’ambition de la nouvelle équipe : « saisir le monde » se déploie sous une couverture aguicheuse, pour laquelle j'ai versé mon obole:  
« PSG confidentiel : L’enquête inédite sur Nasser al-Khelaïfi le boss du foot français ». 
Si la carrière fulgurante du fils de pêcheur de perles qatari, ami des puissants est intéressante, ses relations douteuses datent plutôt du passé, sans que soit  tellement approfondie l’influence de l’émirat dont il est l’éminent représentant, au pouvoir considérable.
Tout aussi accrocheur le titre « Le mystère McFadden », l’autrice soupçonnée par « certains » d’être une intelligence artificielle a vendu 35 millions d’exemplaires de ses trente thrillers dont « La femme de ménage ».
Le reporter à la recherche du corps de Sadam Hussein n’a rien trouvé auprès d’interlocuteurs fatigués dans un paysage de « rues désertes où roulent des virevoltants de poussière ».
Les paysages sont tout aussi mornes dans la banlieue londonienne où poussent les data centers.
Le trimestriel se montre critique à l’égard d’un influenceur de YouTube, rare occidental se déplaçant en Afghanistan, susceptible de faire le jeu des talibans.
La bande dessinée contant l’engagement efficace dans le déminage d’un ancien fabricant italien de mines anti personnelles est saisissant : il avait l’expertise.   
Quelques portraits de personnes influentes dans le monde des cryptomonnaies, ou chez les publicitaires tournant autour de ChatGPT côtoient des acteurs plus traditionnels comme ce toubib ayant soigné un des derniers parrains de la mafia, ou les gardiens des coffres-forts de Poutine et de son corps dont ils cultivent les rêves d’immortalité.
Je préfère quand les journalistes relèvent les ambigüités de chercheurs du GIEC quant à leurs financements, plutôt que leur portrait uniquement à charge d’Adèle Van Reeth, définie comme femme de Raphaël Einthoven dont je suis un lecteur fidèle dans « Franc-tireur », camp d'en face où je me situe.   
La préparation de la venue de lutteurs de Sumo à Paris apporte de la légèreté dans ces 162 pages, alors que les enjeux d’une visite d’un sanctuaire de guerriers japonais me semblent lointains.
Les propos de Medvedev évoquant l'éventualité d'un kidnapping de Merz, le chancelier allemand, après celui de Maduro, sont justement rappelés : 
« L’enlèvement de ce néo nazi pourrait constituer un rebondissement spectaculaire dans cette série carnavalesque ». 
Ramsès Kefi regrette, tout en nuances, le silence des rappeurs marseillais lors de l’assassinat de Medhi Kessaci
L’implantation du RN dans la vallée de la Fensch en Lorraine devrait susciter autre chose qu’un constat et interroger aussi les citations de Gramsci dont la gauche n’a plus le monopole.
Ma commentatrice attitrée, citant souvent les antiques, sera contrariée d’être à la mode puisqu’on apprend dans cette livraison que  
« De Marc Zuckerberg à Louis Sarkozy, 
Marc Aurèle, l’empereur romain a trouvé un nouveau public. » 
Par contre l’association branchée caviar-nuggets n’est sûrement pas à son goût, elle le préfère  sans doute nature, le caviar.