En associant le GPS
du téléphone à celui de l’automobile, nous parvenons enfin à la jolie maison en
semi campagne.
Une hôtesse riante, bavarde et accueillante nous y attend pour faire
le tour du propriétaire avant que nous repartions pour Bologne pour notre
visite retenue.Une fois de plus
nous galérons pour atteindre notre objectif, et débusquer l’entrée du parking
souterrain piazza dell 8 agusto. Par
contre nous apprécions son emplacement car en remontant à pied la via dell’ Indipendenza, nous arrivons
directement et rapidement à la tour
de l’horloge. Décidément, ici aussi nous bataillons pour trouver l’entrée de la tour dissimulée
dans le palais d’Accursio ou palais du Potentat aujourd’hui mairie ornée
de rouge et de tableaux religieux. Nous devons emprunter une rampe aux marches
très basses située dans le bâtiment même, suffisamment large pour que chevaux
et carrosses puissent monter jusqu’au 1er étage. Puis nous
franchissons une porte de contrôle accédant à l’intérieur de la tour, sans réel intérêt. Par contre à
l’extérieur, visible de 2 terrasses à des étages différents, une vue panoramique sur la piazza Maggiore
nous récompense de nos efforts. Nous profitons du lieu, presque seuls,
et nous
prenons plaisir à photographier en toute tranquillité.Un peu plus de
monde circule sur la piazza del Nettuno voisine où nous nous
rendons. Elle doit son nom à la fontaine centrale réalisée par Jean de Bologne
à la demande d’un pape. Mais Il n’y a
rien de religieux dans ces sirènes lascives, adoptant des postures
impudiques ; quant au pauvre Neptune, suite à de nombreux scandales, il
fut un temps affublé d’un pantalon de bronze pour couvrir sa nudité, dont il
reste quelques empreintes. Autrement, une bibliothèque occupe un pan de la
place. Une multitude de photos d’identité en noir et blanc sous verre
recouvrent une partie de sa façade, en mémoire à des résistants. Nous nous baladons
en direction des deux tours Asinelli
et Garisenda. De là démarre la
strada Maggiore dont le caractère ancien nous séduit. Nous nous engageons dans cette rue pavée assez étroite,
bordée de palais et d’arcades (parmi les 38 km qui parcourent Bologne).
Nous apercevons
régulièrement la lettre V de couleur
blanc délavé sur les murs ou les arcades ; vestige de la guerre, elle indiquait à la population l’emplacement des abris.Peu à peu la nuit
tombe. Nous choisissons d’entrer dans la salle minuscule de l’Osteria del
podesta dans le quadrilaterio plutôt que de nous installer sur sa généreuse
terrasse extérieure, afin de déguster au
chaud de délicieux tagliolini au citron/ beurre/ jambon.
Notre sens de
l’orientation en panne pour tous les deux, nous nous en remettons au GPS pour
nous ramener au parking (12 €). Avant de rentrer, nous tentons plusieurs
stations d’essence (certaines censées s’exprimer en français) pour nourrir
Gédéon ( notre voiture), il pluviote lorsque nous arrivons à notre logis. PS : Bologne =
400 000 habitants






















