mercredi 22 avril 2026

Art textile au XIX° et au XX° siècle. Gilles Genty.

Martha Alber
de l’école des arts appliqués de Vienne avait créé ces motifs de la robe de
« Johanna Staude »
de Gustav Klimt avant qu’ils ne soient proposés 
dans les boutiques des musées.
https://blog-de-guy.blogspot.com/2024/02/klimt-raoul-ruiz.html
Les reproductions fidèles de tableaux pour tapisseries étaient courantes au XVIII° siècle :« Henri IV faisant entrer des vivres dans Paris » de François André Vincent a été reproduit par la manufacture des Gobelins pour le château de Pau
comme « L'Empereur Napoléon III » d'après Winterhalter 
dont l’original avait disparu dans l’incendie des Tuileries. 
« L'Asie »
, tapis mesurant 7 m sur 5 m, visible au Musée départemental de la tapisserie à Aubusson, ville de lissiers et de cartonniers, avait été présenté à l’Exposition des produits de l'industrie de 1844.
Amédée Couder y avait connu le succès avec une « Portière au vase et aux oiseaux ».
A partir de 1870 les recherches s’éloignent des reproductions pour des créations originales ainsi «  La sirène et le poète » de Gustave Moreau.
Et plus encore en Angleterre, au pays des tissus délicats « Liberty » :
chacune des neuf versions de « L’Adoration des Mages » par les préraphaélites Burne-Jones et Morris a nécessité deux ans de tissage.
Dans les années 1900, la revue « Art et Décoration » fait connaître les travaux d’Eugène Grasset dont le paravent art nouveau, 
«  Les quatre saisons » tout en broderies de soie et satin exposé au Petit Palais.
Victor Prouvé de l’École de Nancy et Fernand Courteix,  proposent une œuvre d’art totale avec la robe «  Bord de rivière au printemps ».
Les « Iris d’eau » de Felix Aubert  imprimés sur tissus en Allemagne par les manufacturiers Scheurer démocratisent la diffusion de ces productions.
Le belge Henry Van de Velde après une carrière de peintre de chevalet, passe aux arts appliqués avant de devenir architecte : « La Veillée des Anges ». 
https://blog-de-guy.blogspot.com/2023/12/bruxelles-art-nouveau.html
Les nabis Paul et France Ranson collaborent pour « Femmes sous les arbres en fleurs ».
Paul Poiret, le couturier précurseur du style Art déco crée tout un écosystème parfumé autour de son atelier de créations textile. « Lassitude », robe de dîner. 
https://blog-de-guy.blogspot.com/2025/04/lexposition-des-arts-decoratifs-de-1925.html
Jean Lurçat destine le tapis « La Sirène » à une des maisons de Robert Mallet-Stevens
décor du film « Vertige » de Marcel L’Herbier. 
https://blog-de-guy.blogspot.com/2022/11/mallet-stevens-benoit-dusart.html
Le cubiste Louis Marcoussis est l'auteur de ce tapis édité par  
Marie Cuttoli qui a commandé des dessins de tapisseries à Braque, Léger,
Picasso
, « Le déjeuner sur l’herbe », et a relancé l’industrie de la tapisserie d’Aubusson.
Matisse
, fils de tisserand, en manque d’inspiration, la rencontra 
et prépara des cartons pour « Polynésie ».
Il voulait « faire sortir  la tapisserie du XVIIIe siècle » 
mais jugeait  « La femme au luth »  trop loin de ses attentes.
L’abstraction va si bien au « Serpent noir » de Sonia Delaunay créatrice de
 robes, 
maillots de bains et décor de voiture.  
https://blog-de-guy.blogspot.com/2016/02/les-precurseurs-de-lart-du-mouvement.html
Gunta Stölzl
en 1928 valorise l’atelier textile du Bauhaus «  Slit Tapestry Red/Green »
« À partir d'un certain âge, et même si des évolutions différentes s'accomplissent en nous, plus on devient soi, plus les traits familiaux s'accentuent. Car la nature, tout en continuant harmonieusement le dessin de sa tapisserie, interrompt la monotonie de la composition grâce à la variété des figures intercalées. »  
Marcel Proust

 

mardi 21 avril 2026

Une gueule de bois en plomb. Tardi d’après Léo Malet.

Dans mon idée,Tardi est tellement l’homme du noir que j’ai à peine vu qu’il y avait d’autres couleurs, dans cet album de moins de 100 pages, sinon le rouge bien sûr.
La périphérie parisienne, dans les années 50 est sombre et les histoires glauques.
« Je ne savais pas où j'étais... J'ai arpenté les rues sordides de l'agglomération.
Dans quelle banlieue, dans quel enfer stalinien étais-je en train d'user mes pompes. » 
Cette ambiance parfaitement rendue prend plus d’importance que l’intrigue forcément resserrée dans ce format qui accumule les péripéties et les coïncidences.
La seconde guerre a laissé des traces, des balafres et quelques cadavres vont joncher un sol boueux entre deux terrains vagues imprégnés de mazout.
Nestor Burma, le détective prognathe, pourtant embrumé d’alcool a tôt fait de débrouiller les énigmes dont le mystère n’a pas le temps de s’installer. Le désinvolte serait en situation d’être accusé, mais on n’a pas le temps de douter de ses capacités à résoudre les problèmes.
L’essentiel se tient «  Chez Auguste » dans « un rade pourri … mais engageant ». 
La langue a vieilli, et nous aussi. 
« Le patelin ma semblait assez éloigné, j’étais à pince et ça urgeait…
je m’étais donc permis de forcer la porte de la cagna d’un ferrailleur, bêtement située sur mon hasardeux itinéraire. »

lundi 20 avril 2026

Juste une illusion. Olivier Nakache et Éric Toledano.

La salle comble était rieuse : de bons acteurs, de bons dialogues, le passage de l’enfance à l’âge adulte, et le concert de SOS Racisme en 1985, quand la rancœur n'avait pas entamé le "vivre ensemble" : 
« Je marchais les yeux fermés, 
je ne voyais plus mais pieds Je rêvais réalité, 
ma réalité m'a alité ». 
Le titre du film de deux heures, et sa petite pointe de douce amertume, vient d’une autre chanson de Jean Louis Aubert :
« Juste une illusion
Comme une bulle de savon ».
 
Les rôles familiaux évoluaient alors : Camille Cottin, Louis Garrel  même un peu caricatural,  et leurs deux mômes Alexis Rosenstiehl et Simon Boublil sont excellents sous la direction de deux réalisateurs avec lesquels on est sûr de se faire plaisir. 
Oui les années 80 c’était bien! 
Et pourquoi se priver de rire et d’être ému par les maladresses, les emballements, la tendresse, les musiques, voire les gros traits qui évitent de se vautrer dans la nostalgie, quand Mitterrand et Kohl se donnaient la main.
« Je rêvais d'une autre Terre
Qui resterait un mystère
Une Terre moins terre à terre ».

dimanche 19 avril 2026

Meshell Ndegeocello.

Le pseudonyme de la chanteuse Ndegeocello signifie 
« libre comme un oiseau » en langue swahili. 
Elle est annoncée en tant que femme, noire, bisexuelle et musulmane.
« Une des figures incontournables de la scène musicale de ces trente dernières années » 
comme il est dit par QR code interposé maintenant que les journaux de salle ont disparu,
a été très discrète.
Arrivée après trois chansons très années soixante interprétées par son batteur et le claviste, elle plaque quelques accords de basse et économise son organe ; le spectacle repose sur les épaules élégantes et la voix chaude de Justin Hicks.
Je me suis renseigné sur les thèmes abordés auprès d’un anglophone qui n’a pas jugé utile d’aller plus loin dans ses explications à l’égard d’un amputé de l’english : 
« l’amour, la haine répétitifs et  sans nuances ». 
Comme jadis les croyants entendaient à la messe les litanies en latin sans y comprendre rien afin de mieux croire au mystère, j’ai été attentif aux sonorités humaines intégrées à une musique pas désagréable.
A cheval sur deux générations celle du jazz et celle du rap, les recherches musicales datent un peu, et en ce qui me concerne, je n’ai pas ressenti une grande ferveur dans une salle pourtant sûrement plus avertie que moi pour ce qui est de la « Great Black Music » et plus familière de son inspirateur James Baldvin (1924/1987).
Quand au rappel, les professionnels décontractés jouent un « Imagine » sans relief, m’apparaissent bien vaines les douces paroles :  
« Imagine there's no countries,
It isn't hard to do,
Nothing to kill or die for,
No religion too, »
« 
Imagine qu'il n'y ait pas de pays,
Ce n'est pas dur à faire,
Rien à tuer ou pour lequel mourir,
Pas de religion non plus, »

samedi 18 avril 2026

Départ(s). Julian Barnes.

J’ai trainé pour ne pas arriver trop vite à la page 236, tant le dernier livre de Barnes m’a plu. 
Bien des thèmes sont finement traités, l’air de ne pas y toucher:
la vie, l’amour, la mort, la mémoire, la littérature, la vieillesse… 
«  L’ennui est qu’on ne peut se faire de nouveaux vieux amis » 
Mais difficile d’être aussi léger pour rendre compte de la fluidité, de la profondeur, de ces pages qui m’ont donné l’impression de comprendre clairement l’écrivain à la façon de l’aiguille d’une vieille radio arrivant à capter enfin la station désirée, sans aucun crachotement. 
«  … grâce à ma carrière en zigzag, j’ai fait la connaissance de Stephen et Jean séparément et que c’est par mon biais qu’ils se sont rencontrés. Les écrivains d’antan auraient pu dire de moi que je fus « l’instrument de leur destinée » - et plus encore lorsque, des décennies plus tard, j’ai joué ce rôle une seconde fois. Mais je ne fais pas dans le style noble et de toutes façons, l’ère tragique est depuis longtemps révolue : nous ne sommes plus à la hauteur de telles formules. » 
Je ne peux éviter d’insister pour évoquer son humour, sa justesse, son honnêteté . 
A propos de son journal : 
« …les moments heureux ont tendance à se consumer tout de suite, tandis que les moments malheureux, sombres, mensongers, envieux ou mesquins sont généralement refoulés, pour inonder plus tard le journal de tristesse, de colère et d’apitoiement sur soi . » 
Il cite Flaubert, Proust, et enchâsse quelques formules qui nourrissent cette douce conversation avec les lecteurs : 
« Le bonheur ne me rend pas heureuse. »
« …  « cela semblait une bonne idée » comme disait l’homme après avoir sauté du pont. »
Une championne accumule tous les malheurs et ne comprend pas : 
«  pourquoi cela arrivait alors que je n'ai jamais été une mauvaise personne »
« Beaucoup de personnes ont le même sentiment, croyant que la vie est, 
ou devrait être, équitable, en dépit de toutes les preuves du contraire. »

vendredi 17 avril 2026

Schnock. N° 58.

Jean Dujardin succède à Sophie Marceau dans la suite aléatoire de mes descriptions de la revue trimestrielle destinée aux vieux de 27 à 87 ans. 
Déjà vingt ans que le premier OSS 117 avec Jean Dujardin sortait sur les écrans :
« Le Caire, nid d'espions » suivi de « Rio ne répond plus » et « Alerte rouge en Afrique noire ».
Nous avons droit à un entretien avec l’acteur toujours interpellé d’un « comment est votre blanquette ? » dont j’ignorais qu’elle fut une réplique culte, ainsi qu’avec Michel Hazanavicius un des réalisateurs et Jean François Halin dialoguiste. Leurs points de vue sont intéressants concernant le succès, les subtilités de l’humour et ses degrés. 
«  Entre expressions désuètes, observations absurdes, paternalisme hors sujet, racisme et misogynie hydrocéphales » :
«  En tous cas, on peut dire que le soviet éponge »
«  C’est l’inexpugnable arrogance de votre beauté qui m’asperge. »
Nous allons à la source chez Jean Bruce qui a publié 60 titres d’OSS 117 (« Cache-cache au Cachemire » «  Toccata à Tokyo »…) vendus à 24 millions d’exemplaires.
Son héros, américain d'origine française, travaille pour l’Office of Strategic Service (OSS), il s’appelle Hubert Bonisseur de la Bath qui signifie en argot «  témoin à décharge » (famille de bonimenteurs et c’est bath=c’est bien).
Le dossier du secret agent est exhaustif :
- Extraits du catalogue du style de vie de cette époque : le Jokari et le porte-tampons à étages.
- Rappel des meilleurs espions cinématographiques : Lino Ventura « Le Gorille, Paul Meurice « Le monocle », Jeanne Moreau « Mata Hari »…
- Découverte d’une pépite rarement diffusée « La classe américaine » de 1993, détournement de dialogues des plus grandes stars américaines, Lancaster, Wayne, Gable, Redford : 
« Attention ce flim n’est pas un flim sur le cyclimse ».
Je révise mon opinion méprisante à l‘égard de Danielle Gilbert dont la fraîcheur persiste malgré ses 83 ans que son interviewer gagné par sa gentillesse n’a pas eu la goujaterie de mentionner.
Le temps permet de réévaluer aussi Daniel Guichard, « chanteur froncé »  celui de «  la tendresse », « Mon vieux », «  Faut pas pleurer comme ça » et d’autres titres que les rédacteurs stylés exhument. 
Michèle Mercier, éternelle « Marquise des anges » n’a pas eu le même succès lorsqu’elle voulut devenir productrice, mais le rappel de sa carrière mérite quelques minutes d’attention.
Et l’évocation de Raymond Oliver, « premier cuistot du PAF », met l’eau à la bouche.
Si la poésie autour du ticket de métro m’a parue hermétique, la ronde des insultes désuètes me ravit :  
« Blaireau, peigne-cul, tocard, clampin, cuistre, tarlouze, âne bâté, morue, butor, galapiat, gougnafier… » 

jeudi 16 avril 2026

Waterloo.

Le vent froid d’hier  n’a pas réussi à maintenir le soleil, un vilain temps s’impose dès notre réveil.Guy brave la pluie pour récupérer Gédéon à son parking gratuit, pour cela il doit demander de l’aide à notre logeur afin de contourner la grille fermée et dénicher l’autre sortie.Nous quittons  Bruxelles assez tôt en direction de WATERLOO.
Nous devons patienter devant l’Office du Tourisme qui ouvre à 9h30 avant de décider de la démarche à suivre. En effet, plusieurs sites et musées se proposent à nous : le musée Wellington, le mémorial 1815, et le dernier QG de Napoléon ; il nous faut faire un choix.
Après avoir bu notre café dans la petite ville, nous  confions au GPS l’adresse : route du lion 1815  1420 Braine-l’Alleud, pour  atteindre sans encombre le Mémorial  moderne, semi enterré au pied de la butte du Lion.
L’endroit se situe en pleine campagne et dispose d’un parking gratuit. 
Une fois les droits d’entrée acquittés, nous tombons directement sur une grande maquette installée dans le hall. Elle reproduit  avec précision  les emplacements des troupes de Napoléon s’opposant à celles des Alliés commandées par le Duc de Wellington et par le Maréchal Blücher. Le modéliste hollandais créateur de cette maquette géante travailla 30 ans pour la réaliser, il se documenta dans les moindres détails pour placer les chemins, les bâtiments des 3 fermes dont celle de Hougoumont, ne lésina pas sur le nombre de soldats, de chevaux, sur les pièces d’artillerie très fidèlement reconstitués.
Sous le regard amusé des visiteurs deux enfants (vivants) d’une dizaine d’année déguisés l’un en Napoléon et l’autre en élégante de l’époque,  tournicotent tout autour de la table, bien parés pour le voyage dans l’histoire préparé par leurs parents.
Dans la salle suivante, des écrans interactifs placés dans des tambours diffusent des vidéos explicatives sur Napoléon et la révolution Française.
Puis nous traversons une grande galerie meublée de vitrines remplies de mannequins plus grands que nature. Ils portent les costumes de fantassins et de cavaliers, juchés sur des chevaux.
Dans l’une d’elles  figurent Napoléon  avec  son état-major, d’autres abritent les armées alliées vêtues de  leurs uniformes, rangées en ordre de marche.
Très belle réussite muséographique, cette galerie s’avère impressionnante.* Bien sûr, les armes occupent un espace dédié.
Une vidéo décrit tout le micmac nécessaire avant de pouvoir tirer un coup de feu à partir des fusils à baïonnette  Le temps de charger laisse largement l’occasion à l’ennemi de vous envoyer ad patres.*
Pour retracer la bataille de manière plus réaliste, une petite salle de cinéma projette un film de Gérard Corbiau (Farinelli, le Roi danse) en 3D avec lunettes adaptées,  pendant lequel nous suivons heure par heure le combat.
Nous retenons cette phrase attribuée à Wellington « A part une bataille perdue, il n’y a rien de plus douloureux qu’une bataille gagnée ». * Eh oui, le désastre humain fut considérable ; il est évoqué à travers quelques crânes retrouvés, ou encore des dessins de blessures.
Moins macabres, mais intéressantes, des cartes satiriques  anciennes  montrent les frontières de la France et de l’Europe à différentes dates ;  des allégories animalières attribuées à chaque pays dévoilent leurs ambitions, leurs passions et leur comportement les uns vis-à-vis des autres.
Il ne nous reste plus que le panorama pour terminer la visite.
Cette fresque immense de 1912 réalisée par le peintre Louis Dumoulin  s’expose à 360° dans un bâtiment circulaire construit expressément pour lui.
Pour en profiter pleinement, un escalier conduit à une plate-forme centrale au-dessous de laquelle, un décor fait de moulages de chevaux, de rochers, de végétation, dans les tons gris passe muraille prolonge les peintures grandioses.
L’itinéraire du musée nous invite ensuite à poursuivre la visite à l’extérieur : au milieu d’un bivouac reconstitué, une jeune fille et un jeune homme habillés en soldats napoléoniens sont à notre disposition pour nous expliquer l’usage et la pratique des canons de 4 livres, en ajoutant qu’il en existait aussi de 12 livres.
Ces armes tiraient les boulets à l’horizontale, ils  ricochaient en entrainant un maximum de dégâts.
Mais à Waterloo, la pluie trop abondante avait rendu le terrain trop boueux et nuisait aux rebonds des boulets qui s’enfonçaient sans grande efficacité. Pour conclure leur exposé, nos deux soldats déguisés nous offrent un tir réel sans boulet, nous montrant tous les gestes nécessaires préparatoires avant de crier : « feu » !*
Enfin, nous abordons la butte aux lions. Par un escalier de 226 marches raides, nous gravissons cet imposant tertre pyramidal complètement artificiel érigé au milieu de la plaine, et au sommet duquel siège un lion monumental tourné vers la France.
L’animal royal  symbolise la victoire du Royaume Uni des Pays Bas, il pose sa patte sur un boulet pour signifier la paix retrouvée en Europe.
Durant notre ascension, la pluie s’échappe des nuages bas, nous mettant dans les mêmes conditions météo qu’en 1815, elle s’intensifie jusqu’à se transformer en « brache », rien ne lui résiste, elle s’infiltre partout sous les parapluies et sous les vêtements.
Nous arrivons ruisselants à la voiture à l’intérieur de laquelle nous effectuons un changement acrobatique d’habits,  indispensable ! Heureusement, la buée sur les vitres assure de la discrétion pour notre strip-tease mal commode, bien que personne ne traine sur le parking.