Jean Dujardin succède à Sophie Marceau dans la suite
aléatoire de mes descriptions de la revue trimestrielle destinée aux vieux de
27 à 87 ans.
Déjà vingt ans que le premier OSS 117 avec Jean Dujardin
sortait sur les écrans :
« Le Caire, nid d'espions » suivi de « Rio ne
répond plus » et « Alerte rouge en Afrique noire ».
Nous avons droit à un entretien avec l’acteur toujours
interpellé d’un « comment est votre
blanquette ? » dont j’ignorais qu’elle fut une réplique culte,
ainsi qu’avec Michel Hazanavicius un
des réalisateurs et Jean François Halin
dialoguiste. Leurs points de vue sont intéressants concernant le succès, les
subtilités de l’humour et ses degrés.
« Entre
expressions désuètes, observations absurdes, paternalisme hors sujet, racisme
et misogynie hydrocéphales » :
« En tous cas,
on peut dire que le soviet éponge »
« C’est
l’inexpugnable arrogance de votre beauté qui m’asperge. »
Nous allons à la source chez Jean Bruce qui a publié 60
titres d’OSS 117 (« Cache-cache au Cachemire » « Toccata à Tokyo »…)
vendus à 24 millions d’exemplaires.
Son héros, américain d'origine française, travaille pour
l’Office of Strategic Service (OSS), il s’appelle Hubert Bonisseur de la Bath qui signifie en argot « témoin à
décharge » (famille de bonimenteurs et c’est bath=c’est bien).
- Extraits du catalogue du style de vie de cette
époque : le Jokari et le porte-tampons à étages.
- Rappel des meilleurs espions cinématographiques :
Lino Ventura « Le Gorille, Paul Meurice « Le monocle », Jeanne
Moreau « Mata Hari »…
- Découverte d’une pépite rarement diffusée « La classe
américaine » de 1993, détournement de dialogues des plus grandes stars
américaines, Lancaster, Wayne, Gable, Redford :
« Attention ce
flim n’est pas un flim sur le cyclimse ».
Je révise mon opinion méprisante à l‘égard de Danielle Gilbert dont la fraîcheur
persiste malgré ses 83 ans que son interviewer gagné par sa gentillesse n’a pas
eu la goujaterie de mentionner.
Le temps permet de réévaluer aussi Daniel Guichard, « chanteur froncé » celui de « la tendresse »,
« Mon vieux », « Faut pas pleurer comme ça » et d’autres
titres que les rédacteurs stylés exhument.
Michèle Mercier,
éternelle « Marquise des anges » n’a pas eu le même succès
lorsqu’elle voulut devenir productrice, mais le rappel de sa carrière mérite
quelques minutes d’attention.
Et l’évocation de Raymond
Oliver, « premier cuistot du PAF », met l’eau à la bouche.
Si la poésie autour du ticket de métro m’a parue hermétique,
la ronde des insultes désuètes me ravit :
« Blaireau, peigne-cul, tocard, clampin, cuistre, tarlouze, âne
bâté, morue, butor, galapiat, gougnafier… »
