Le moindre commentaire devient obsolète dans la minute,
alors un brin de prétention sera nécessaire afin d’aligner quelques mots qui ne
savent pas quand ils rencontreront leurs lecteurs. Façon de se détourner d’Ormuz, je récupère quelques infos s’élevant au dessus
des fumées aveuglantes :
« Un Iphone mobilise entre vingt et quarante
pays fournisseurs.»
Le terme d’intelligence collective s'est effacé au profit de
l’artificielle et pourtant, notre tonus, nos intelligences dépendent de tant de monde
que la mondialisation ne disparaîtra pas si facilement sous les bombes.
Les préoccupations liées à l’énergie sont remontées en haut
de la pile, mais pendant ce temps, bien
d’autres forces minent notre humanité.
Roberto Saviano, sous protection policière permanente,
rappelle que le Fentanyl cause
80 000 morts par an aux Etats-Unis qui avaient perdu 4000 soldats en Irak
et 50 000 au Viet Nam.
Des quartiers, voire des états, tremblent, avec sous le nez, les kalach' de ces trafiquants de hash.
Après avoir méprisé papes et imams, se rappellent à nous les religions, sous leurs voiles pourtant voyants, soubassements
de bien des débats et de quelques dégâts :
la proportion des musulmans
votants pour Mélenchon est semblable à celle des évangéliques en faveur de
Trump ou de Bolsonaro.
En reprenant cette remarque, je fonce, comme beaucoup, dans
la muleta insoumise qui adore les contrastes entre ombre et soleil.
Pour
être passé de René Dumont à Emmanuel Macron, je peux pardonner les évolutions
dans les choix politiques. Mais des raisons tactiques ont mené l'Insoumis en chef, le laïcard, du
côté frériste, faisant un peu plus douter du courage, de l’honnêteté des politiques.
Ne prenant pas part aux fracturations communautaristes, aux
pratiques démagogiques, je me sens effectivement mieux dans le camp désigné comme ennemi par la gauche extrême.
Cependant je refuserai toujours d'être assigné à
droite quand ce bord voit l’étranger comme
l’ennemi. Tant de pays accueillent plus de réfugiés que nous. pourtant, les
raisons humanitaires s’usent, et se vouloir un homme comme les autres hommes,
ou reconnaître la chance d’être né du bon côté de la Méditerranée font du
bienheureux, un arrogant.
Les raisons économiques, démographiques en territoire
fatigué pourraient convaincre les raisonnables, puisque les gens
venus d’ailleurs assurent les boulots dont nos enfants devenus tellement rares
ne veulent plus.
Le terme « Nouvelle France » émerge, posé
pour accroitre les fractures du pays, et peut convenir aux adeptes du « grand
remplacement », dans le même chamboule tout où les « racisés » en appellent à la
race, jadis mise en doute par les antiracistes.
Les visages de notre pays prennent des couleurs, j'allais dire et "c'est bien", en tous cas il en est ainsi, mais des démagogues dressent les bourgs contre les tours, flattent les générations de fin d'alphabet contre les boomers par ailleurs épargnés d'efforts budgétaires.
La France est un tout, fait de vieux et de neufs, avec ses généreux et ses méfiants, ses naïfs et ses cyniques, ses noirs et ses blancs...
La « créolisation » autre mot autour duquel la
sphère médiatique a tourné un moment, semblait pour le porteur de la petite
main de mon pote, un synonyme de « métissage » de « multi
culturalisme », voire d’« intégration » mais les gardiens de chapelles dressent des barricades pour empêcher ce genre de mélange, de confusion, au
nom de la « tolérance » et du « bien » excluant le voisin
au nom du lointain. « La jeune garde » veille.
"Islamophobes" contre "islamo gauchistes" : voilà encore
quelques mots pour effaroucher les braillards qui nous brouillent et nous pèsent,
se gonflant les plumes en face de leurs indispensables ennemis de l’autre
extrémité.
« De plus en plus
de nos importations viennent de l'étranger. »
George W. Bush