Ce retour vers les années 80 ne s’avère même pas cruel tant
parait creux le scénario qui joue avec le narrateur pour ne même pas masquer
les impasses, les facilités d’une recherche d’aventures insignifiantes
saupoudrées vers la fin de fantastique herméneutique en toc.
Les jolies femmes vues à Venise ou sur l’Orénoque toujours
prêtes à baisser culotte en arrivent même à créer le malaise.
Si la pudibonderie d’aujourd’hui me navre, la mise en scène
démodée de femmes dénudées sur presque chaque page, parmi une centaine, perd de
son érotisme parmi beaucoup de situations artificielles, alors que dans d’autres
albums le charme peut opérer.
Une recherche datée de la liberté, de l’accomplissement
personnel avec guérillero d’opérette, indiens décoratifs, vapeurs de haschisch,
pieds fourchus, n’était qu’un rêve traversé de cauchemars aboutissant dans un
bureau de bienfaisance, comme on ne dit plus.
Quant aux sketches d’un autre album d’une cinquantaine de
pages « Candide caméra »
présentés comme une critique de la télé réalité, l’énoncé du thème de la
première séquence suffit à situer le niveau :
« une caméra cachée qui
filme des femmes qui veulent bien se déshabiller dans la rue pour de
l'argent. »






