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jeudi 30 avril 2026

Liège # 2

L'été serait-il à nouveau là ? Le ciel clair et le soleil semblent annoncer une belle journée,
c’est inespéré pour notre projet de marché quai de la Batte. 
Pour nous y rendre, nous traversons le pont vers l’île d’en face plutôt populaire et cosmopolite, passons la place de l’Yser, 
la place saint Pholien puis atteignons le pont des arches 
d’où nous pouvons évaluer l’étendue du marché.
Pour sécuriser et faciliter l’installation de nombreux commerçants, les autorités ont fermé le quai à la circulation des voitures comme du tram. Des policiers municipaux armés patrouillent sans crainte de menaces imminentes, ils discutent et blaguent avec les gens dans une ambiance bon enfant d’un dimanche matin ensoleillé.
Comme dans tout marché, les étals proposent des fruits et légumes, du pain, des aliments et des plats préparés asiatiques ou africains, des épices, des poulets rôtis sur place, des vêtements, des sous-vêtements, des chaussures, des parfums et des bijoux, des gadgets, des jouets et même des produits provençaux et des savons de Marseille….
Malgré une forte fréquentation, nous ne souffrons à aucun moment d’une foule compacte.
Nous nous éloignons vers la place de la cathédrale pour déguster agréablement notre café en terrasse, surpris cependant de payer les toilettes 0,50 € bien qu’étant clients.
Puis nous assistons à la sortie de la messe de Saint Paul au terme de laquelle toute une équipe d’ecclésiastiques salue les fidèles devant la porte d’entrée.
Nous pénétrons dans l’église vidée, sans risque maintenant de perturber le service religieux.
Nous regardons les vitraux anciens et modernes, remarquons la chaire néogothique sombre en contraste avec le blanc du marbre des statues inspirées par l’ancien et le nouveau testament.
Devant l’autel, une famille de Noirs pose pour un selfie, nous les observons un moment, amusés par cette maman exubérante et marrante face à ses ados honteux de son attitude : 
« Je suis dans la maison de Dieu, je suis contente !» clame- t- elle en riant en compagnie d’une autre adulte, tout en  prenant des postures de midinettes dignes des influenceuses.
Nous les laissons à leur bonne humeur.
Nous  ressortons au soleil bienfaisant flâner sur le quai Van Hoegaerden.
Une statue d’un plongeur suspendu au-dessus de la Meuse m’évoque instantanément une sculpture vue à Mont-de-Marsan devant l’Office du tourisme. 
Ici, elle marque l’entrée d’un petit port fluvial, que longe une belle promenade fréquentée par des chiens et leur maitre ou par des joggers. 
Nous utilisons le pont Albert 1er pour changer de rive. 
Nous nous engageons ensuite dans le parc de la Boverie.
Très agréable, il offre un espace de verdure et d’arbres parcouru par des allées tranquilles,
il dispose de bancs, héberge des canards et des oies.
La conception de tout le quartier, au niveau infrastructure, parc, îles verdoyantes, 
date du 19ème  siècle, en prévision de  l’exposition universelle de 1905.
Dans les travaux occasionnés s’inscrit  la  construction du musée des beaux arts de la Boverie. Le bâtiment se dresse dans le parc éponyme répondant à  un style néoclassique inspiré par le Petit Trianon de Versailles et il s’organise autour d’une rotonde surmontée d’une coupole.

jeudi 23 avril 2026

Liège # 1

Nous pouvons alors prendre la direction de LIEGE, contents d’avoir pu profiter du musée dans sa totalité en dépit du temps.
https://blog-de-guy.blogspot.com/2026/04/waterloo.html 
Sur le quai Orban, nous cherchons des places gratuites de stationnement, mais exceptés les places pour handicapés ou pour riverains, il n’existe que de rares possibilités.
Nous récupérons les clés de notre logement dans leur boîte, suivons les consignes, et entrons au 8ème étage dans un grand studio traversant, moderne, bien équipé, avec vue sur la Meuse.
Mais nous ne nous éternisons pas,  nous espérons arriver à l’Office du tourisme avant l’heure de fermeture à 17h : pari gagné, nous obtenons les infos utiles en plus du plan.
Nous savons ainsi que demain a lieu le marché et que les musées ouvrent leurs portes gratuitement (1er dimanche du mois, comme en France).
Le quartier ancien où se situe l’Office du tourisme apparait  modeste et populaire occupé par des commerces maghrébins et asiatiques et des logements d’aspect vieillot, sans entretien récent.
Nous le traversons sans hâte, en remarquant dans une devanture une affiche « Abémus tram pam » qui rappelle la promesse du maire à ses concitoyens d’améliorer les transports en commun.
Arrivés sur une place plus moderne, identifiable à un bâtiment imposant arborant des drapeaux, le Palais des Princes Evêques, 
nous constatons effectivement que le maire a tenu ses engagements en voyant circuler un magnifique tram. Beaucoup de commerces de ce quartier  relèvent d’enseignes connues en France.
Nous marchons jusqu’à la place de l’opéra,
où une statue d’André Gretry rend hommage au musicien natif de la ville.
Puis nous nous continuons vers la cité Miroir construite à partir d’anciens thermes fermés en 2000 pour être transformés en lieu culturel. En ce moment, elle propose deux expositions immersives sur le syndicalisme et sur la Shoah (« plus jamais ça ») plus une exposition temporaire. Malheureusement  l’établissement ferme dans un ¼ d’heure,  impossible de voir la réhabilitation de ce bâtiment de 1942.
Alors nous investiguons le quartier carré niché dans le quartier piétonnier. Il se caractérise par ses bars sombres installés à profusion dans d’étroites ruelles. Le nombre de litres de bière consommés ici serait le plus important au m
2 sur le plan mondial parait-il. Les rues dans cette partie commerçante de Liège se montrent très animées, les gens font du shopping, se promènent ou se laissent tenter par une petite douceur.
C’est notre cas, nous ne résistons pas longtemps à l’attrait de la gaufre, il nous faut comparer la liégeoise à la bruxelloise, l’une s’avérant plus moelleuse que l’autre.
Nous  retournons à petits pas vers le quai Orban, mais avant de regagner notre appart, nous passons au grand centre commercial Médiacité,  genre Grand Place de Grenoble, attirés par son architecture moderne.
Placé derrière notre logement, il renferme un Delhaize bien utile pour nos emplettes.
Nous passons la soirée à la maison après un repas léger (la gaufre est nourrissante !) 
Et nous mettons en route le ventilo non pour lutter contre une chaleur excessive, mais pour accélérer le séchage de nos vêtements, de nos chaussures, de nos chaussettes copieusement  mouillés à Waterloo.

jeudi 16 avril 2026

Waterloo.

Le vent froid d’hier  n’a pas réussi à maintenir le soleil, un vilain temps s’impose dès notre réveil.Guy brave la pluie pour récupérer Gédéon à son parking gratuit, pour cela il doit demander de l’aide à notre logeur afin de contourner la grille fermée et dénicher l’autre sortie.Nous quittons  Bruxelles assez tôt en direction de WATERLOO.
Nous devons patienter devant l’Office du Tourisme qui ouvre à 9h30 avant de décider de la démarche à suivre. En effet, plusieurs sites et musées se proposent à nous : le musée Wellington, le mémorial 1815, et le dernier QG de Napoléon ; il nous faut faire un choix.
Après avoir bu notre café dans la petite ville, nous  confions au GPS l’adresse : route du lion 1815  1420 Braine-l’Alleud, pour  atteindre sans encombre le Mémorial  moderne, semi enterré au pied de la butte du Lion.
L’endroit se situe en pleine campagne et dispose d’un parking gratuit. 
Une fois les droits d’entrée acquittés, nous tombons directement sur une grande maquette installée dans le hall. Elle reproduit  avec précision  les emplacements des troupes de Napoléon s’opposant à celles des Alliés commandées par le Duc de Wellington et par le Maréchal Blücher. Le modéliste hollandais créateur de cette maquette géante travailla 30 ans pour la réaliser, il se documenta dans les moindres détails pour placer les chemins, les bâtiments des 3 fermes dont celle de Hougoumont, ne lésina pas sur le nombre de soldats, de chevaux, sur les pièces d’artillerie très fidèlement reconstitués.
Sous le regard amusé des visiteurs deux enfants (vivants) d’une dizaine d’année déguisés l’un en Napoléon et l’autre en élégante de l’époque,  tournicotent tout autour de la table, bien parés pour le voyage dans l’histoire préparé par leurs parents.
Dans la salle suivante, des écrans interactifs placés dans des tambours diffusent des vidéos explicatives sur Napoléon et la révolution Française.
Puis nous traversons une grande galerie meublée de vitrines remplies de mannequins plus grands que nature. Ils portent les costumes de fantassins et de cavaliers, juchés sur des chevaux.
Dans l’une d’elles  figurent Napoléon  avec  son état-major, d’autres abritent les armées alliées vêtues de  leurs uniformes, rangées en ordre de marche.
Très belle réussite muséographique, cette galerie s’avère impressionnante.* Bien sûr, les armes occupent un espace dédié.
Une vidéo décrit tout le micmac nécessaire avant de pouvoir tirer un coup de feu à partir des fusils à baïonnette  Le temps de charger laisse largement l’occasion à l’ennemi de vous envoyer ad patres.*
Pour retracer la bataille de manière plus réaliste, une petite salle de cinéma projette un film de Gérard Corbiau (Farinelli, le Roi danse) en 3D avec lunettes adaptées,  pendant lequel nous suivons heure par heure le combat.
Nous retenons cette phrase attribuée à Wellington « A part une bataille perdue, il n’y a rien de plus douloureux qu’une bataille gagnée ». * Eh oui, le désastre humain fut considérable ; il est évoqué à travers quelques crânes retrouvés, ou encore des dessins de blessures.
Moins macabres, mais intéressantes, des cartes satiriques  anciennes  montrent les frontières de la France et de l’Europe à différentes dates ;  des allégories animalières attribuées à chaque pays dévoilent leurs ambitions, leurs passions et leur comportement les uns vis-à-vis des autres.
Il ne nous reste plus que le panorama pour terminer la visite.
Cette fresque immense de 1912 réalisée par le peintre Louis Dumoulin  s’expose à 360° dans un bâtiment circulaire construit expressément pour lui.
Pour en profiter pleinement, un escalier conduit à une plate-forme centrale au-dessous de laquelle, un décor fait de moulages de chevaux, de rochers, de végétation, dans les tons gris passe muraille prolonge les peintures grandioses.
L’itinéraire du musée nous invite ensuite à poursuivre la visite à l’extérieur : au milieu d’un bivouac reconstitué, une jeune fille et un jeune homme habillés en soldats napoléoniens sont à notre disposition pour nous expliquer l’usage et la pratique des canons de 4 livres, en ajoutant qu’il en existait aussi de 12 livres.
Ces armes tiraient les boulets à l’horizontale, ils  ricochaient en entrainant un maximum de dégâts.
Mais à Waterloo, la pluie trop abondante avait rendu le terrain trop boueux et nuisait aux rebonds des boulets qui s’enfonçaient sans grande efficacité. Pour conclure leur exposé, nos deux soldats déguisés nous offrent un tir réel sans boulet, nous montrant tous les gestes nécessaires préparatoires avant de crier : « feu » !*
Enfin, nous abordons la butte aux lions. Par un escalier de 226 marches raides, nous gravissons cet imposant tertre pyramidal complètement artificiel érigé au milieu de la plaine, et au sommet duquel siège un lion monumental tourné vers la France.
L’animal royal  symbolise la victoire du Royaume Uni des Pays Bas, il pose sa patte sur un boulet pour signifier la paix retrouvée en Europe.
Durant notre ascension, la pluie s’échappe des nuages bas, nous mettant dans les mêmes conditions météo qu’en 1815, elle s’intensifie jusqu’à se transformer en « brache », rien ne lui résiste, elle s’infiltre partout sous les parapluies et sous les vêtements.
Nous arrivons ruisselants à la voiture à l’intérieur de laquelle nous effectuons un changement acrobatique d’habits,  indispensable ! Heureusement, la buée sur les vitres assure de la discrétion pour notre strip-tease mal commode, bien que personne ne traine sur le parking.