Cinq enfants sont retirés d’une famille roumano-norvégienne très
pieuse par les services sociaux norvégiens, suite à des
ecchymoses découvertes en cours de gymnastique sur l’ainée des enfants.
Les commentaires autour de la palme d’or 2026 confirment les
difficultés à dialoguer que le film de deux heures souligne.
Les questions posées sont pourtant fondamentales à propos de
la laïcité, des idéologies, de l’amour. Comment se définissent la violence, la liberté, les contraintes...?
Mais le débat concernant la neutralité du créateur est aussi
vain que de prétendre à l’objectivité pour un journaliste ou de discutailler du
sexe des anges au moment de la prise de Constantinople.
Les meilleures intentions du monde au sein d’une démocratie
avancée si pures et généreuses se heurtent aux convictions tout aussi ancrées
d’une famille où la prière est plus naturelle que You tube.
A partir d’une
histoire qui avait défrayé la chronique, les termes civilisationnels ainsi
posés dépassent l’opposition entre progressistes et traditionalistes bien que
la présence d’un grand-père alourdisse un débat déjà passionnant.
La parole des enfants après avoir été ignorée est maintenant
sacralisée et l’instituteur que je fus regarde consterné les statistiques
concernant les maltraitances envers les petits:
combien de signalements
aurais-je manqué ?
Puis-je me
demander par ailleurs combien de coups de pieds au cul se sont perdus ?
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