Le sous titre précise : « comment des livres nous
donnent de l’espoir » et laisse prévoir un moment de lecture réconfortant
et vif en 140 pages.
« Les voies du
lecteur sont impénétrables, les voies de l’auteur sont impérissables. »
Les références variées enrichissent l’évocation de moments
forts vécus par l’auteur de nombreuses biographies, Hergé, Simenon, Dassault,
Gallimard, Londres …
dont il rappelle la cohérence.
La légèreté et l’humour du
récit relativisent ce qui apparaît comme une injonction de plus qu’il aurait pu
intituler : « Non » si cela n’avait été déjà pris et porter en
exergue« un homme, ça
s’empêche » de l’inusable Camus.
« Tenir bon
consiste parfois à persévérer dans l'erreur. Et, comme le disait Victor Serge,
ce communiste libertaire, opposant de gauche au stalinisme jusqu'à son dernier
souffle : « De défaite en défaite, jusqu'à la victoire finale », préfigurant
ainsi le « Déjà essayé. Déjà échoué. Peu importe. Essaie encore. Échoue encore.
Échoue mieux » de Samuel Beckett. »
Le titre à l’impératif rappelle « Indignez-vous »
de Stéphan Hessel, apprécié en un temps où les fachés n’avaient pas envahi tout l’espace médiatique, en
plus fin et profond.
« On agit en fonction
de notre conscience, laquelle est régie par la réflexion rationnelle et non par
les émotions. La manière la plus positive de tenir bon lorsqu’on est révolté
par une injustice, c’est encore de transformer sa colère en créativité. »
Sont convoqués Kipling, Celan, Gary… Job, la chèvre de monsieur Seguin et aussi Jean
Moulin, ou Paul Didier un juge qui sauva l’honneur de la justice soumise à
Pétain, Simone Veil, Daniel Cordier.
« Tenir bon sur
la fidélité au triptyque moral qui nous permet de tenir bon :
recevoir, célébrer,
transmettre. »
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