samedi 26 septembre 2026

Tenez bon. Pierre Assouline.

Le sous titre précise : « comment des livres nous donnent de l’espoir » et laisse prévoir un moment de lecture réconfortant et vif en 140 pages. 
« Les voies du lecteur sont impénétrables, les voies de l’auteur sont impérissables. »
Les références variées enrichissent l’évocation de moments forts vécus par l’auteur de nombreuses biographies, Hergé, Simenon, Dassault, Gallimard, Londres … 
dont il rappelle la cohérence. 
La légèreté et l’humour du récit relativisent ce qui apparaît comme une injonction de plus qu’il aurait pu intituler : «  Non » si cela n’avait été déjà pris et porter en exergue«  un homme, ça s’empêche » de l’inusable Camus. 
« Tenir bon consiste parfois à persévérer dans l'erreur. Et, comme le disait Victor Serge, ce communiste libertaire, opposant de gauche au stalinisme jusqu'à son dernier souffle : « De défaite en défaite, jusqu'à la victoire finale », préfigurant ainsi le « Déjà essayé. Déjà échoué. Peu importe. Essaie encore. Échoue encore. Échoue mieux » de Samuel Beckett. »
 Le titre à l’impératif rappelle « Indignez-vous » de Stéphan Hessel, apprécié en un temps où les fachés n’avaient pas envahi tout l’espace médiatique, en plus fin et profond.  
« On agit en fonction de notre conscience, laquelle est régie par la réflexion rationnelle et non par les émotions. La manière la plus positive de tenir bon lorsqu’on est révolté par une injustice, c’est encore de transformer sa colère en créativité. » 
Sont convoqués Kipling, Celan, Gary… Job,  la chèvre de monsieur Seguin et aussi Jean Moulin, ou Paul Didier un juge qui sauva l’honneur de la justice soumise à Pétain, Simone Veil, Daniel Cordier.  
 « Tenir bon sur la fidélité au triptyque moral qui nous permet de tenir bon :
recevoir, célébrer, transmettre. »

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire