Nous roulons ensuite tranquillement jusqu’à ARLAY adresse
de notre Airb&b. Il se situe au bord de la Seille dans un décor champêtre
charmant, avec un petit passage à gué et l’aménagement des rives en terrain de
pique-nique et de pétanque. Lorsque nous sonnons à la porte, c’est le père de
notre hôte qui nous ouvre. Il finit le ménage pour rendre service à son
fils mais nous accueille
chaleureusement, soucieux de notre bien être, tout comme
J. M, notre logeur contacté par
téléphone. Nous le laissons terminer en paix, et partons pour une première approche de
notre nouvelle destination : LONS-LE-SAUNIER. En ayant branché la
clim dans la voiture, les 34 degrés extérieurs nous saisissent à notre arrivée
dans la ville. Nous choisissons un parking offrant la gratuité pendant 2 h non loin d’une rue principale que nous remontons jusqu’au magnifique café théâtre central. Un
peu plus loin derrière lui, la statue de Rouget de Lisle, brandit le drapeau
d’une main et lève l’autre bras dans un geste de commandement et de ralliement.
Œuvre réalisée par Auguste Bartholdi (celui de la statue de la liberté) la
ville a voulu par sa présence honorer l’enfant du pays. Une sono tonitruante
s’interrompt heureusement assez vite et la place retrouve son ambiance de
petite ville tranquille désertée par ses habitants pendant les vacances. Nous
cherchons à repérer pour le repas de ce soir un restaurant associatif de
réinsertion signalé dans un guide, nous le débusquons bien mais
il affiche fermé le vendredi. Alors nous rentrons dans un SPARr pour choisir de quoi grignoter à
la maison et retournons à Arlay. Nous profitons du beau temps pour longer la
Seille en promenade apéritive avant de nous enfermer pour souper avec un
minimum d’ustensiles mais dans un gite très joli, neuf et spacieux. Nous nous
réveillons au chant du coq. Au moment où nous sortons pour charger la voiture,
notre hôte J. M., pompier de garde hier et cette nuit, vient nous saluer
et discuter pour nous vanter la région. Sur ses conseils avisés, nous partons à
CHATEAU CHALON. La route superbe qui
y mène donne à voir de magnifiques vues sur des paysages peignés de vignes,
m’évoquant ceux des rizières en terrasse. Ce village médiéval perché sur un
piton rocheux au bord d’une falaise sous
laquelle des murets contiennent de minces bandes de terre. Du belvédère, le
regard embrasse tout à la fois. Ce « plus beau village de France » ou
du moins l’un des plus beaux accueillait autrefois une abbaye ; il reste
comme souvenir de cette période la maison d’une abbesse et d’une chanoinesse
ainsi que quelques fortifications, les vestiges d’un donjon. La vieille école
ne reçoit plus d’élève mais a été transformée en musée des classes d’antan.
Ce
village, c’est celui de Bernard Clavel,
c’est aussi la capitale du vin jaune.Toujours sur les
recommandations de J.M et de son père, nous nous dirigeons ensuite vers BAUME LES MESSIEURS.
Dans un cirque et
une reculée, une abbaye clunisienne a trouvé au 11ème siècle le
refuge comme l’isolement, nécessaires au recueillement de ses moines. Elle prit
le nom d’abbaye Saint Pierre. Véritable petit hameau, elle regroupe plusieurs
bâtiments. L’église a réinstallé son retable récemment restauré ;
cependant, protégé derrière des grilles, il reste trop éloigné pour que nous
puissions l’apprécier, il faudrait participer à une visite guidée afin de l’approcher. Ici, nous croisons plus de monde
qu’à Château Chalon. Des familles de touristes
et des marcheurs parcourent l’abbaye, située sur les chemins de
randonnées menant aux grottes et
aux cascades.Pas prêts à les suivre, nous retournons sur Lons
car nous ne pouvons repartir sans passer par le musée de la vache qui rit. Les documents des vitrines présentent
d’abord les origines de l’entreprise et son évolution jusqu’à
aujourd’hui. Tout commence avec Jules Bel puis son fils Léon préoccupés
par les moyens de conserver le fromage et ensuite la crème de fromage.
Utilisant en 1er lieu des boites en métal, ils expérimentent l’emballage
en papier alu, le conditionnement en
portions.
D’autre part, le musée s’attarde autour du nom du produit, décline
les produits dérivés, les contrefaçons et la pub très importante, l’emploi de
la BD et de l’humour pour sa promotion, il indique les nombreuses filiales
crées très tôt dans le monde.Nous
revenons dans le centre ville avec l’intention de manger au café du théâtre
mais nous devons nous replier « Chez Georges » faute de place, où
nous attendons longtemps des petits farcis.

