Au pays de Walter Scotch, nous rencontrons Mac Hantine, Mac
Heuseschess, Mac Orniche, Mac Herrel … et retrouvons de potaches souvenirs de
lecture « poilante » comme on disait dans les années 60 du siècle
d’avant.
De familières images ne déçoivent pas avec monstre lacustre,
whisky en fût, château et fantômes, all inclusive,
« avec dans le
rôle principal le fameux commissaire San-Antonio, l’homme qui n’a peur ni des
mouches ni des guêpières. »
Sa scolarité n’a sûrement pas remis en question une
inébranlable confiance en lui :
« Moi j’en
connais un, un gars presque aussi bien baraqué que moi et presque aussi beau
qui est marida avec une maigreur tellement maigre que quand elle marche on a
l’impression qu’elle tricote sa jupe. »
L’intrigue perd en suspens quand le héros est tellement
infaillible :
« Gagné San- Antonio !
Ton esprit de déduction, ta vaste intelligence, ton génie d’enquêteur, toutes
ces brillantes qualités jointes au courage le plus calculé, ton intrépidité, ta
justesse de vue, ta modestie aussi (n’ayons pas peur des maux), t’ont permis
une fois de plus de renverser les obstacles, et les situations, de scier les
embuches. »
Mais la littérature s’en retrouve ragaillardie avec ses jeux
d’accumulation, la richesse du lexique où reviennent des mots qui ont
aujourd’hui la saveur d’un vin de garde auquel on pardonne d’être un peu
éventé, comme se permet de juger l’édenté de service.
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