à une ration
de théâtre classique agrémentée de créations aux allures apparemment plus
contemporaines.Les encadrants s’étaient réservé des écrits pacifistes de Giono et les mots intranquilles de Pessoa,
mais toutes les générations ont
partagé une dizaine de spectacles. En parfait transfuge de classe, je me la suis joué comme le
« Bourgeois gentilhomme » en imposant Shakespeare connu seulement de
réputation, au royaume d’Erling Haalland. « Hamlet » évoqué depuis une
chambre d’adolescent dont la mère vient de se remettre en ménage deux mois
après la mort du père a parlé à tous comme « Le
Bourgois gentilhomme » en version rapeuse.Les injustices nées de mariages arrangés retrouvées dans « Tartuffe » ou « Le Barbier de Séville »
peuvent encore concerner les enfants de nos mariages dérangés. Le temps passant,
les plus anciens ont tendance à se montrer plus indulgents envers Orgon ou
monsieur Jourdain dont les certitudes pathétiques ne suscitent plus seulement
les rires ou le mépris.Les recherches hip hop
de « Malmus »
offrent des plages propices à la méditation
sur des rythmes différents de Carolyn Carlson avec la même
intention de célébrer la beauté des corps en mouvement. « Qu’il est
loin mon pays » : au cours d’une sélection de chansons de piliers de la
francophonie aux origines étrangères, « Viens voir les comédiens »
d’Aznavour était vraiment dans le thème d’un festival vibrant de propositions
tellement diverses. Et l’heure fut hilarante pour que le rocker de « Toute la mer du monde »
délivre enfin une chanson sur les 29 promises après deux guitares éclatées. A
l’intérieur des remparts de la ville sans papes, le spectacle continue entre
les spectacles aux acteurs si proches, comme cette fausse conférencière dont le
talent permet de faire rire à la présentation du tragique « Radeau de la Méduse ». Les jeunes comédiens tellement
familiers, en évoquant la sortie de l’insouciance de la jeunesse dans « Hier a duré quatre jours »
ont captivé notre petite troupe.
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