Première partie : L'Âge de Fer.
Quelle Histoire incroyable ! Ce film permet de mesurer le poids des mots sur le destin des nations, où des coups de bluff servent des visionnaires déterminés, courageux et solitaires.
Quelle Histoire incroyable ! Ce film permet de mesurer le poids des mots sur le destin des nations, où des coups de bluff servent des visionnaires déterminés, courageux et solitaires.
Je savais finalement si peu de choses sur le rôle de celui dont ma
génération d’après guerre se moqua avant de reconnaître la valeur du grand
homme. L’appel du 18 juin que le réalisateur ne met pas particulièrement en
exergue, avait polarisé les mémoires.
Le rôle de l’empire colonial dans la
constitution d’une France libre est bien mis en valeur dans ce premier chapitre
de 2h 45: Mers el Kébir, Dakar, Saint Pierre et Miquelon… La bataille héroïque
de Bir Hakeim fut décisive pour la reconnaissance de la France Libre tellement
fragile en ses débuts.
Puisque le réalisateur diplomate tenait la plume dans
« Quai D’orsay »
il est souvent fait référence à l’aspect BD pour signaler
avec un brin de condescendance quelques répliques portant à sourire et quelques
raccourcis forcément nécessaires dans une cascade de péripéties complexes. Pour
moi cette catégorisation est plutôt positive et garantit efficacité et plaisir.
Présentée en parallèle par rapport à l’épopée guindée du chef qui tutoie la
France, l’histoire romantique de Fernand
Bonnier de La Chapelle qui assassinera l’amiral Darlan à Alger se révèle
féconde.
Deuxième partie :
« J’écris ton nom. »
La détermination, la
vision, le courage de personnages historiques avec les actions déterminantes de
Leclerc, de Jean Moulin ont permis la victoire, malgré leur isolement.
Le
réalisateur rend palpitantes les tractations audacieuses, tout en situant les
enjeux déterminants vis-à-vis des américains quand deux hommes exceptionnels De
Gaulle et Churchill rivalisaient et s’appréciaient.
Dans une période où les
moments forts se succèdent, le débarquement, la libération de Paris sont habilement
traités.
« Paris,
Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé, mais Paris libéré !
Libéré par lui-même, libéré par son peuple
avec le concours des Armées de la France, avec l'appui et le concours de la
France toute entière ! »
Ce sublime discours
n’a pas eu besoin d’être mentionné puisque c’est tout le propos du film.
D’autres épisodes sont
mis en avant, parmi tant de coups audacieux, de destins
admirables.
Le poème d’Eluard célébrant la liberté a été souvent apprécié du
public, alors qu’il a été abimé à mes yeux par des Gilets Jaunes rejouant à la
Résistance tout en ignorant ce que le général apporta à la République.
« Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom »