mardi 8 septembre 2026

Cinq branches de coton noir. Cuzor / Y.Sente.

Le récit de la guerre d’indépendance aux Etats-Unis rencontrant celui de la seconde guerre mondiale est renouvelé efficacement dans un album palpitant de 170 pages.
Le montage habile, les dessins excellents, nous font rencontrer des personnages qui ont le temps de se révéler, affrontés à la ségrégation raciale sans que la violence n’altère la complexité des situations.
Au moment de l’engagement des Etats Unis contre les nazis, les afro-américains regrettaient de ne pas avoir le droit le droit d'aller se battre.
Après une longue période d’attente, trois d’entre eux en mission pour récupérer des biens spoliés se retrouvent face à la Wehrmacht dans les Ardennes pour récupérer un drapeau à haute valeur symbolique. Johanna, la sœur d’un des soldats de ce commando ayant hérité du journal intime de sa tante, leur a offert, par ses relations, l’occasion d’un acte héroïque. 
Elle avait appris que sous l’une des treize étoiles initiales du « Stars and Stripes » avait été glissé une étoile noire par la domestique de la femme qui a cousu ce premier drapeau américain en 1777. Cette invention scénaristique poétique et signifiante est un excellent prétexte pour apprendre ou rappeler des épisodes qui méritent d’être connus.
A propos de Jesse Owens :  
« Un coureur noir qui gagne les jeux olympiques devant Hitler et la presse du monde entier... Pour toi, ce n’est pas un bel exemple de gars qui a fait progresser la cause de l’égalité des races?
- Ah ouais? Moi je me souviens que Roosevelt a refusé de le recevoir à la Maison-Blanche! On parle toujours d’Hitler qui n’aurait pas voulu lui serrer la main... Mais damn it!! Roosevelt non plus ne l’a pas fait!!! »

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