mardi 22 septembre 2026

HP et Giuseppe Bergman. Milo Manara.

Ce retour vers les années 80 ne s’avère même pas cruel tant parait creux le scénario qui joue avec le narrateur pour ne même pas masquer les impasses, les facilités d’une recherche d’aventures insignifiantes saupoudrées vers la fin de fantastique herméneutique en toc.
Les jolies femmes vues à Venise ou sur l’Orénoque toujours prêtes à baisser culotte en arrivent même à créer le malaise.
Si la pudibonderie d’aujourd’hui me navre, la mise en scène démodée de femmes dénudées sur presque chaque page, parmi une centaine, perd de son érotisme parmi beaucoup de situations artificielles, alors que dans d’autres albums le charme peut opérer.  
Une recherche datée de la liberté, de l’accomplissement personnel avec guérillero d’opérette, indiens décoratifs, vapeurs de haschisch, pieds fourchus, n’était qu’un rêve traversé de cauchemars aboutissant dans un bureau de bienfaisance, comme on ne dit plus.
Quant aux sketches d’un autre album d’une cinquantaine de pages  « Candide caméra » présentés comme une critique de la télé réalité, l’énoncé du thème de la première séquence suffit à situer le niveau : 
« une caméra cachée qui filme des femmes qui veulent bien se déshabiller dans la rue pour de l'argent. »

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