mercredi 30 septembre 2026

Pavie # 1

Nous partons à 8h du matin sous un ciel couvert avec un  thermomètre affichant de 11 à 12° alors qu’à la radio que nous écoutons, le jardinier consulté attire l’attention sur la verdure apparue en une nuit.
Nous passons le tunnel de Fréjus sans encombre ni circulation, surpris qu’aucun véhicule ne nous croise dans l’autre sens: des travaux sans doute limitent leur  passage à des heures réglementées.
Une fois en Italie, nous visons une station d’autoroute pour prendre un café, à l’apparence peu différente des autres proposées sur cet itinéraire ; nous la  trouvons vieillotte et bien délabrée avec ses WC à la turc obsolètes. 
D’ailleurs, l’environnement, les paysages et les villages ne semblent pas sortis du passé jusqu’à l’approche de Turin où se manifestent  toutes les caractéristiques des infrastructures et constructions  modernes d’aujourd’hui.
Nous atteignons PAVIE à 13h.
Nous profitons d’une place de parking (parcmètre) près du château Visconti, qui nous libère du souci de nous déplacer en voiture au centre-ville.
A pied nous nous dirigeons vers la place della Vittoria dans l’espoir d’y trouver des restaurants.
Ils ne se révèlent pas si nombreux, si nous excluons les bars à « tapas » et à grignotage, et nous optons pour la pizzeria Marechiaro.
La traversée rapide de la ville nous aura permis d’entrapercevoir l’une des plus anciennes universités d’Europe, toujours en fonction, dans ses vieux bâtiments de style néoclassique organisés autour de plusieurs cours intérieures, selon le même principe qu’à « Champo ».
Nous profitons de l’accès libre pour  assouvir notre curiosité et pousser jusqu’au portail clôturant l’arrière de l’édifice.
De là, nous découvrons trois hautes tours médiévales,
comme il s’en trouve à San Geminiano et construites dans le même but, celui d’étaler sa puissance et sa richesse.
La pittoresque place della Vittoria quant à elle reste l’endroit fréquenté de la ville. C’est ici que les marchés et les négociations commerciales se traitaient.
Des arcades la bordent jusqu’au palais gothique « dei diversi », proche de l’église désacralisée Santa Maria Gualtieri  et le  palais du Broletto qui ferme la place. Cet ancien palais communal en briques possède un escalier latéral 2 étages et une loggia. La ville l’utilise aujourd’hui pour abriter des institutions culturelles et des manifestations d’art contemporain. 
En revenant vers la voiture,nous débouchons presque par hasard devant l’église San Francesco caractéristique du style gothique-lombard.
Sa façade délicatement décorée joue avec les couleurs rouge de la brique, blanche du plâtre et du marbre et les tons clairs de grès  afin d’obtenir de fins  motifs géométriques. Nous ne disposons malheureusement pas de temps pour pénétrer à l’intérieur car nous devons prendre possession de notre chambre d’hôtel, super clean et agréable.

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