Nous partons à 8h
du matin sous un ciel couvert avec un
thermomètre affichant de 11 à 12° alors qu’à la radio que nous écoutons,
le jardinier consulté attire l’attention sur la verdure apparue en une nuit.Nous passons le
tunnel de Fréjus sans encombre ni circulation, surpris qu’aucun véhicule ne
nous croise dans l’autre sens: des travaux sans doute limitent leur passage à des heures réglementées.Une fois en Italie,
nous visons une station d’autoroute pour prendre un café, à l’apparence peu différente
des autres proposées sur cet itinéraire ; nous la trouvons vieillotte et bien délabrée avec ses
WC à la turc obsolètes. D’ailleurs,
l’environnement, les paysages et les villages ne semblent pas sortis du passé
jusqu’à l’approche de Turin où se manifestent
toutes les caractéristiques des infrastructures et constructions modernes d’aujourd’hui.Nous atteignons PAVIE à 13h. Nous profitons d’une place
de parking (parcmètre) près du château Visconti, qui nous libère du souci de
nous déplacer en voiture au centre-ville. A pied nous nous dirigeons vers la
place della Vittoria dans l’espoir d’y trouver des restaurants. Ils ne se
révèlent pas si nombreux, si nous excluons les bars à « tapas » et à
grignotage, et nous optons pour la pizzeria Marechiaro.La traversée rapide
de la ville nous aura permis d’entrapercevoir l’une des plus anciennes universités d’Europe, toujours en
fonction, dans ses vieux bâtiments de style néoclassique organisés autour de
plusieurs cours intérieures, selon le même principe qu’à « Champo ».
Nous profitons de l’accès libre pour
assouvir notre curiosité et pousser jusqu’au portail clôturant l’arrière
de l’édifice. De là, nous découvrons trois hautes tours médiévales, comme il s’en
trouve à San Geminiano et construites dans le même but, celui d’étaler sa
puissance et sa richesse.La pittoresque place della Vittoria quant à elle reste
l’endroit fréquenté de la ville. C’est ici que les marchés et les négociations
commerciales se traitaient. Des arcades la bordent jusqu’au palais gothique
« dei diversi », proche de l’église désacralisée Santa Maria
Gualtieri et le palais du Broletto qui ferme la place. Cet ancien palais communal en briques
possède un escalier latéral 2 étages et une loggia. La ville l’utilise
aujourd’hui pour abriter des institutions culturelles et des manifestations
d’art contemporain. En revenant vers la
voiture,nous débouchons presque par hasard devant l’église San Francesco caractéristique du style gothique-lombard.
Sa façade délicatement décorée joue avec les couleurs rouge de la brique,
blanche du plâtre et du marbre et les tons clairs de grès afin d’obtenir de fins motifs géométriques. Nous ne disposons
malheureusement pas de temps pour pénétrer à l’intérieur car nous devons
prendre possession de notre chambre d’hôtel, super clean et agréable.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire