vendredi 23 janvier 2026

Pervers.

Grâce aux moyens que nous offre l’Amérique qui nous tient pas seulement par la carte (bleue), voici pour les familiers de mon bistroquet (virtuel) quelques mots pas encore générés par l’IA, bien que de GPS en Google, je serai bien ingrat de me proclamer indifférent à leurs bénéfices.
Je reviens sur une expression très usitée en son temps: « les effets pervers » considérés alors comme des dommages collatéraux, passent désormais en première ligne.
On aurait tort de qualifier de « foucades» les actes de Trump saturant nos comprenettes, mais  il s'agit de coups éhontés portés à l’humanité qui en oublie Gaza, Kiev, Téhéran et Le Soudan.
Je n’échappe pas à l’hystérisation des débats, et carrément désinhibé moi aussi, j’abandonne mes prudences habituelles au point que la souris de mon ordi en tremblote.
En ces temps réchauffés, j’oublie mes gants, mais pas mes tics au pays des tocades. 
Assis sur la même balançoire, les woke ont fait gagner Trump, à son tour il les remet en selle par ses outrances affolantes.
Des années de dénigrement de la France: voilà le roi nu et nous à poil !
Ah les bonnes âmes peuvent regretter nos faiblesses, leurs  extrêmes amis n’ont cessé de remettre en cause la légitimité des élus, tout en minant l’institution parlementaire dans un chahut permanent qu’affectionnent les putes à clics. Certains ont ressorti le mot « légitimité »  pour parler de Maduro !
La rigolade étant devenue le sésame de toute réflexion à l’heure où l’humour délaisse le second degré, malheur aux tristes qui rappelleraient le déficit budgétaire, la dépression démographique et que la guerre tue.
Toute profession hors du champ des loisirs pose problème aux laudateurs des ZAD, sans la gadoue, se faisant livrer leurs graines par porteur à domicile.
S’il fut un temps où les métiers de caissières, d’éboueurs, d’hospitaliers furent applaudis, ils n’ont pas quitté leur statut de « boulots de merde » dans les orientations souhaitées à la sortie des Parcours Sup. Les torcheuses de culs se retrouvent dans le mépris avec les travailleurs du nucléaire et autres conducteurs de camion ... 
Il ne reste plus qu’à craindre une nation peuplée d’influenceuses et de coachs dans la tradition du frenchy donneur de leçons. Surtout que les profs n’ont plus voix au chapitre, en particulier les naïfs pénétrés par la vocation comme dirait le dernier des prêtres – pédophile - comme il se doit.
Les volailles qui font l’opinion après avoir tant picoté n’auront plus rien à becqueter lorsque viendront au pouvoir les incompétents de la sinistre droite extrême aussi.
Jojo le gilet jaune valait un prix Nobel en économie, les scientifiques n’étaient pas « fun » et les profs trop verticaux, pas « cool »  et pour beaucoup tout leur est égal.
Il a fallu que Marianne, symbole de la République, soit martelée pour prendre conscience des fractures de notre société : ce n’était pas qu’un buste de plâtre. Mais c'est vieux tout ça!
Il est tard et l’on ne formera pas en un claquement de doigt des médecins soucieux de l’intérêt général, ni des ingénieurs offrant des alternatives européennes à l’IA, pas plus que des tisseuses ou des arracheurs de pomme de terre…  
Jadis, je trouvais beaux ces mots de Ferré :
« Les préfectures sont des monuments en airain, 
Un coup d'aile d'oiseau ne les entame même pas ». 
Mes yeux s’écorchent désormais quand des traces tenaces maculent les murs de nos institutions et que brûlent écoles et bibliothèques.
A chacun ses figurines au jeu de massacre qui nous en font oublier d’autres moins colorées mais puissantes justement par leur discrétion (relative) : Rima Hassan derrière Mélenchon, Vance derrière Trump… 
Des controverses  avant les municipales à Grenoble valorisent Piolle en le plaçant au centre des attaques, elles rendent invisibles tout projet, en allant au-delà de l’adage :
« Qu'on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle de moi ! » Léon Zitrone.

2 commentaires:

  1. Et bien, tu es remonté ce matin, ou hier soir. Il faut dire, quand même, que les écrans favorisent cette débandade qui fait de nous les spectateurs de nos vies, il me semble. Plutôt une petite vie ? pas trop saturée par les écrans, où on garde la possibilité de voir le monde et... pas derrière un écran, que des rêves de grandeur forcément ? insatisfaits ? Trouver ou retrouver du plaisir dans notre vie quotidienne, quel que soit son travail ou pas travail (monnayé) ?
    Il me semble que le modèle de société que nous avons mis sur pied nous fait lorgner "toujours plus", et à la longue le "toujours plus" s'achève en nous achevant avec. Fin du sermon pour aujourd'hui...

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  2. J'ai un peu de mal à comprendre, là... c'est trop allusif, je vois bien que tu en veux à plein de gens et à notre époque... aux "effets pervers" et même aux "woke" qui auraient fait gagner Trump (pas sûr, tout ne se résume pas à un jeu "action-réaction" et si c'est ça, alors Trump va faire gagner les woke au coup suivant). Tu oublies de parler de l'Antéchrist (voir Peter Thiel qui vient de faire son show à... l'académie des sciences morales!, on n'aurait pas pu l'inventer celle-là). en tout cas, je pense, et c'est déjà pas mal, que ce n'est pas issu de ChatGPT.

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