Décidément la condition d’instit’ dans les Alpes inspire les
réalisatrices qui ont puisé dans leurs souvenirs familiaux pour une lumineuse «
Mariée des montagnes »
et cette mystérieuse version au début du XX° siècle.
Les élèves sont peu nombreux mais occupés par le travail,
loin des abécédaires et du planisphère dans un monde où l’eau passe par tous
les états : glace, neige en avalanches, vapeurs et eau du bain.
Un usage
des glaçons m’a semblé plus propice à calmer les ardeurs qu’à participer à une atmosphère sensuelle détectée par des
critiques sensibles au « réalisme magique » de cette heure et
demie.
Qui est volé quand disparait le cahier ayant recueilli une
histoire qui n’était qu’orale ?
Les éclairages à la bougie évoquent Georges de La Tour et
les noirs Le Caravage.
L’âpreté des conditions de vie, les affrontements culturels,
le frottement des corps, la violence créent une tension exacerbée par une
musique déchirante.
Je regrette de ne pas avoir vu, comme pour la "Mariée des Montagnes", d'ailleurs, car cela a l'air beau, et intéressant. Cela m'interroge, ce retour ? sur la dureté de la vie à la montagne dans des conditions difficiles. Nos conditions difficiles... en ville manquent de poésie, je trouve, et la dureté que nous devons nous coltiner a moins de compensations à trouver dans une nature environnante. D'où plus de désespoir ? Est-ce la citadine nostalgique qui parle, là ? Les animaux sont-ils sensibles à la beauté ? les hommes et les femmes dans la détresse, sont-ils sensibles à la beauté aussi ? Pourquoi pas ? Je l'espère en tout cas. Pour... nos âmes.
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