mardi 21 novembre 2023

Les dames de Kimoto. Cyril Bonin.

Les traits délicats du dessinateur né en Saône-et-Loire et même une certaine raideur, ses couleurs douces, conviennent parfaitement au récit du destin de quatre générations de femmes au Japon.
Leur lente émancipation ne suit pas une progression linéaire, mais la confrontation de la tradition et de la modernité tout au long du XX° siècle est paisible. 
Le pays du soleil levant exotique à bien des égards peut paraître comme un exemple de retenue.
Les 106 pages de la BD sont inspirées par le roman à succès de Sawako Ariyoshi. 
« Le mont Kudo était encore voilé par les brumes matinales de ce début de printemps. La main serrée dans celle de sa grand-mère, Hana franchissait les dernières marches de pierre menant au temple Jison. L’étreinte de la main autour de la sienne lui rappelait que, maintenant qu’elle allait être admise comme bru dans une nouvelle famille, elle cesserait d’appartenir à celle où elle avait vécu les vingt années de son existence. »

2 commentaires:

  1. Beau graphisme ; ça me plaît. (Ce qui est assez prévisible...)
    L'idée de cesser d'appartenir à sa famille pour appartenir à une autre me rend assez triste, moi qui ai perdu ma famille de toute façon, et assez tôt. Heureusement qu'il y avait l'autre pour appartenir...en sachant que le fait de ne pas appartenir du tout aggrave considérablement la solitude.

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  2. J'ai vu le mot "émancipation" plus haut. Je crois que je suis revenue de beaucoup de choses maintenant, encore qu'on pourrait me dire que je suis dans une position confortable pour mes positions. Peut-être. Mais je trouve que le besoin d'émancipation ? de chercher de nouveaux horizons pour coller le mot "esclavage" dessus ? pourrait être... un grand esclavage...et le plus grand de tous.

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