mercredi 21 octobre 2026

Bologne # 2

En associant le GPS du téléphone à celui de l’automobile, nous parvenons enfin à la jolie maison en semi campagne. 
Une hôtesse riante, bavarde et accueillante nous y attend pour faire le tour du propriétaire avant que nous repartions pour Bologne pour notre visite retenue.
Une fois de plus nous galérons pour atteindre notre objectif, et débusquer l’entrée du parking souterrain piazza dell 8 agusto.
Par contre nous apprécions son emplacement car en remontant à pied  la via dell’ Indipendenza, nous arrivons directement  et rapidement  à la tour de l’horloge.
Décidément, ici aussi nous bataillons  pour trouver l’entrée de la tour  dissimulée  dans le palais d’Accursio ou palais du Potentat aujourd’hui mairie ornée de rouge et de tableaux religieux. Nous devons emprunter une rampe aux marches très basses située dans le bâtiment même, suffisamment large pour que chevaux et carrosses puissent monter jusqu’au 1er étage. Puis nous franchissons une porte de contrôle accédant à l’intérieur de  la tour, sans réel intérêt.
Par contre à l’extérieur, visible de 2 terrasses à des étages différents,  une vue panoramique sur la piazza Maggiore nous récompense de nos efforts.
Nous profitons du lieu, presque seuls, 
et nous prenons plaisir à photographier en toute tranquillité.
Un peu plus de monde circule sur la  piazza del Nettuno voisine où nous nous rendons. Elle doit son nom à la fontaine centrale réalisée par Jean de Bologne à la demande d’un pape. Mais
Il n’y a rien de religieux dans ces sirènes lascives, adoptant des postures impudiques ;
quant au pauvre Neptune, suite à de nombreux scandales, il fut un temps affublé d’un pantalon de bronze pour couvrir sa nudité, dont il reste quelques empreintes. Autrement, une bibliothèque occupe un pan de la place.
Une multitude de photos d’identité en noir et blanc sous verre recouvrent une partie de sa façade, en mémoire à des résistants.
Nous nous baladons en direction des deux tours Asinelli et  Garisenda.
De là démarre la strada Maggiore dont le caractère ancien nous séduit.
Nous nous  engageons dans cette rue pavée assez étroite, bordée de palais et d’arcades (parmi les 38 km qui parcourent Bologne). 
Nous apercevons régulièrement la lettre V  de couleur blanc délavé sur les murs ou les arcades ; vestige de la guerre, elle  indiquait à la population l’emplacement  des abris.Peu à peu la nuit tombe.
Nous choisissons d’entrer dans la salle minuscule de l’Osteria del podesta dans le quadrilaterio plutôt que de nous installer sur sa généreuse terrasse extérieure,  afin de déguster au chaud de délicieux tagliolini au citron/ beurre/ jambon. 
Notre sens de l’orientation en panne pour tous les deux, nous nous en remettons au GPS pour nous ramener au parking (12 €). Avant de rentrer, nous tentons plusieurs stations d’essence (certaines censées s’exprimer en français) pour nourrir Gédéon ( notre voiture), il pluviote lorsque nous arrivons à notre logis. 
PS : Bologne = 400 000 habitants 

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