Après une nuit
calme, nous déjeunons à côté de l’hôtel parmi des gens qui grignotent sur le pouce avant de se rendre à leur travail.
Pour nous, ce sera
autoroute direction Bologne, sous une bruine intermittente à travers un paysage monotone et plat. Un
petit café sur une aire nous redynamise un peu.
Nous atteignons BOLOGNE à 12h10 où les consignes du GPS
censées nous faciliter l’itinéraire nous engluent dans la zone à usage limité du
centre-ville à laquelle nous n’avons pas droit. Coincés dans ce labyrinthe
digne d’un sketch de Devos, nul doute que le système électronique nous a
repérés…En plus, la signalisation peu visible n’aide pas particulièrement les étrangers paumés. Nous réussissons
cependant à nous extraire de la situation, trouvons un stationnement autorisé
(bleu) via del porto, et glissons 6 € dans le parcmètre.Malgré ces
déconvenues, nous confions quand
même au GPS du téléphone le soin de nous
guider jusqu’à l’office du tourisme, indiqué à 20 minutes à pied Piazza Maggiore. Sans lui, nous serions
passés facilement devant sans l’apercevoir, comme ce fut le cas à Pavie, tant
l’enseigne discrète respecte l’environnement
patrimonial. La petite employée que nous interrogeons s’efforce avec
gentillesse de nous renseigner en français, supplanté de plus en plus souvent
par l’anglais. Elle nous réserve une entrée pour la tour de l’horloge (torre
dell’orlogeria) à 17h40 ce soir et des
billets pour le musée de l’anatomie demain à 11h, nous évitons ainsi le souci
de retenir par internet.Nous pouvons
maintenant nous promener, prendre du
temps, et nous nous engageons dans le Quadrilatero. Ce quartier tient son nom
de la disposition de ses ruelles étroites où des bars et restaurants trop
petits à l’intérieur débordent sur l’extérieur : la charcuterie, les légumes s’exposent ainsi que les pâtes dans les vitrines. Nous ne nous contenterons pas de
regarder, nous voulons tester et nous installons au « Clavature »
dans la rue du même nom parmi une clientèle nombreuse et un décor
cosy.
Mais le service est long pour nous apporter notre commande :
tagliatelles ou torteloni à ragu au demeurant délicieux.
Une fois la voiture récupérée, nous prenons la direction de San
Lazarro di Savona à Castle dei Britti, où nous avons retenu un logement via
idice 34. Là encore le GPS nous embrouille, nous signale l’autoroute dans un
sens puis dans l’autre en passant devant un immeuble Unipol
qui nous évoque le mot unipodale que nous entendons régulièrement lors de nos séances quotidiennes de gym
douce. Il nous servira de point de repère. En associant le GPS
du téléphone à celui de l’automobile, nous parvenons enfin à la jolie maison en
semi campagne. Une hôtesse riante, bavarde et accueillante nous y attend pour
faire le tour du propriétaire avant que nous repartions pour Bologne pour notre
visite retenue.


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