dimanche 21 juin 2026

Birds on a Wire. Dom la Nena & Rosemary Standley.

La franco américaine et la franco brésilienne savent chauffer une salle prête à répondre en anglais ou en portugais, mais je suis resté tiède. 
J’ai aimé la pureté de leurs voix et celle du violoncelle augmenté de la technique du looper qui permet d’enregistrer une brève mélodie pour la faire revenir en boucle et la superposer à une interprétation en live.
Par contre les interpellations adressées au public m’ont parues parfois laborieuses et ont perturbé par exemple la reprise du sublime « Perlinpinpin » de Barbara au sortir de rigolades : 
« Pour qui, combien, quand et pourquoi, contre qui, comment, contre quoi
C'en est assez de vos violences
D'où venez-vous, où allez-vous, qui êtes-vous, qui priez-vous
Je vous prie de faire silence
Pour qui, comment, quand et pourquoi, s'il faut absolument qu'on soit
Contre quelqu'un ou quelque chose » 
Ces chants et comptines folk ou baroques parfois lyriques, en langues diverses valent par leur diversité. 
Mais ne saisissant pas le sens des paroles, je n’ai pas  rejoint les « oiseaux sur leur fil » dont l’intitulé vient d’une chanson de Léonard Cohen  
« Like a bird on the wire 
 like a drunk in a midnight choir 
 I have tried in my way to be free. » 
« Comme un oiseau sur le fil
Comme un ivrogne dans une chorale de minuit
J'ai tenté, à ma façon, d'être libre ». 
Par contre j’ai apprécié « La peinture à l’huile » de Bobby Lapointe parfaitement adaptée à leur douce fantaisie et « Sur la place » de Brel magnifiquement redécouverte.  
« Ainsi certains jours paraît
Une flamme à nos yeux
A l’église où j’allais
On l’appelait le Bon Dieu,
L’amoureux l’appelle l’amour
Le mendiant la charité
Le soleil l’appelle le jour
Et le brave homme la bonté. »

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