jeudi 11 juin 2026

Charleville # 2

Pour rester dans  le thème, de façon plus prosaïque, nous optons pour un restau bistronomique rue Bérégovoy baptisé la table d’Arthur.
Il se divise en deux salles ; le  sous-sol héberge le restaurant ;  au niveau rez-de chaussée, la brasserie/bistrot offre  les services du même Maitre cuisinier de France Eric Hubert. Cette partie jouxte les cuisines impeccables et visibles de la salle. Aujourd’hui, le menu affiche un plateau pour 18 € 50 qui nous régale, composé d’un aïoli d’aiglefin en salade, d’une cuisse de pintade semoule et petits légumes, d’une crème brûlée ou mousse au chocolat (un délice !). 
Nous ressortons contents de notre pause méridienne pour nous rendre au musée de l’Ardenne situé dans l’un des bâtiments placé dans un angle de la place ducale.
Nous y présentons le même billet qu’au musée Rimbaud, ayant  acheté le combiné des deux pour 8 € ce matin.
La visite suit l’ordre chronologique en débutant par la préhistoire, puis en s’attaquant aux idées reçues concernant les Gaulois, en exposant des vestiges de tombes avec phalère (décoration romaine en forme de plaque ronde) couverte de svastikas.
Nous délaissons la collection d’armes, nous avons eu notre content à Liège.
Nous préférons nous attarder plus loin devant l’apothicairerie de l’Hôtel Dieu reconstitué (1756).
Autrement, le musée possède sa partie beaux-arts avec  des tableaux, des sculptures que j’apprécie beaucoup, notamment celles d’Aristide Onesime Croisy.
Il propose aussi des salles consacrées au passé industriel des Ardennes,
illustré par des métiers, des outils (clous),
d’incroyables porte-parapluies-chapeaux tarabiscotés.
Mais l’originalité du musée vient surtout de la section réservée aux marionnettes du monde entier rappelant le rôle international de 1er plan  tenu par Charleville dans ce domaine ;
Pas à pas nous découvrons avec intérêt et plaisir ce riche musée à la disposition aérée,
 installé de surcroit dans un très beau lieu.
Mais nous surveillons malgré tout l’heure, nous ne voudrions pas manquer une seconde fois  la mise en branle du  « grand marionnettiste » place Churchill.
Toutes les heures, le petit théâtre d’automates crée par Jacques Monestier, et érigé non loin du Pôle international de la marionnette, s’animent de 10h à 21h.
Il présente à chaque déclenchement un court extrait de la légende ardennaise des « 4 fils Aymon » dans laquelle intervient Bayard.
Nous disposons encore d’un peu de temps pour baguenauder dans la ville, alors nous marchons jusqu’au stade du petit bois voir les grilles d’époque art déco en fer forgé et ses découpes de silhouettes  sportives 
 
puis nous prenons la direction opposée jusqu’au cimetière Boutet
où reposent Arthur Rimbaud et sa sœur Vitalie dans deux tombes jumelles.   
Nous revenons sans hâte vers la voiture que nous récupérons maltraitée par un indélicat qui a fait tomber le casque du rétroviseur droit.
Après l’avoir rétabli, nous indiquons au GPS l’adresse du Airb&b dans la commune de MEZIERES, tout à côté de la basilique Notre Dame d’Espérance dont un cocon de bâches et d’échafaudages enserre le clocher.
Notre installation dans le logement tout neuf vite faite, nous longeons le cours Monge à la recherche du Carrefour market.
Cette promenade nous permet de passer devant le lycée Monge, et au retour, de prendre le temps d’observer les bâtiments de la Macérienne classés aux monuments historiques,
ainsi que les restes de remparts et de douves de Mézières, ancienne ville fortifiée.
Presque arrivés chez nous, de la musique s’échappe de Notre Dame de l’Espérance, nous nous rapprochons et franchissons le seuil. Trois prêtres officient devant des fidèles usant de leur voix de façon soutenue et généreuse. Curieux, nous distinguons de beaux vitraux mais nous n’osons pas perturber la ferveur des pratiquants. Alors nous ressortons sur la pointe des pieds et rentrons finir la soirée à la maison, moderne et  confortable.

2 commentaires:

  1. Très belle visite que j'ai faite avec beaucoup de plaisir. Les marionnettes étaient passionnantes.
    Incroyablement beau, le porte-parapluies/chapeaux. Du très beau travail.
    Petit rappel : j'ai appris à Aubusson que jusqu'au 19ème siècle, voire le début du 20ème siècle, que je mettrais en majuscules si les chiffres pouvaient se mettre en majuscule, le premier travail de préparation du fil se faisait A LA MAISON par la maîtresse de maison, comme ce fut le cas... dans l'Antiquité romaine (je ne sais pas pour la Grèce). L'industrie commençait... A LA MAISON. Cela me semble un détail tout à fait capital.
    Pourrais-tu dire ce que représente la dernière image, une statue d'un homme et une femme ensemble, stp ? Merci.

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  2. Paul de Malatesta et Isabelle de Rimini, personnages de "La divine comédie" de Dante symbole de l'amour passionnel, par Aristide Croisy natif de Mezières qui fit de nombreux monuments aux morts.
    Merci de ta lecture attentive, j'avais bien aimé cette statue dont je n'avais plus les références.

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