dimanche 29 mars 2026

Luz Casal.

La référence de la chanson du film « Talons aiguilles » d’Almodovar nous avait incités à prendre notre billet pour le spectacle de «  la diva espagnole ». 
« Piensa en mí » arrive à la fin du concert, mon voisin s’était endormi.
Oui la sonorité de la langue espagnole convient bien aux chansons, mais un peu de traduction dans le journal de salle ou en introduction entre deux morceaux aurait pu donner une idée du sens des paroles à ceux qui ne pratiquent pas couramment la langue de Luis Enrique. 
Les appréciations: « c’est fort » ou « c’est beau » dans le pitch me semblent par contre inutiles, si  la confiance est accordée à l'auditeur.
Des chansons françaises agrémentent le concert, mais si Dalida ne fut guère ma tasse de thé, je préférais son interprétation de « C'est l'histoire d'un amour » ou d’ « Il venait d'avoir 18 ans ».
La voix de la sexagénaire convient mieux aux affirmations qu’à la douceur dans un registre plutôt variété que le rock annoncé.
La salle sûrement hispanophone a marché volontiers lors de la reprise de Daho « un duel au soleil ». La barrière de la langue s’est levée quand son investissement tout en sobriété s’est manifesté dans une chanson en galicien.
Si je retiens des détails tels que le spectacle a commencé à l’heure, et que souvent j’ai été ébloui par les projecteurs basculant vers la salle, c’est que cette prestation ne m’a guère emballé.

1 commentaire:

  1. La fin de la traduction est de mauvaise augure pour moi. Elle va de pair avec cette idéologie qui voudrait que nous COMMUNIONS béatement à ce qui se passe sur la scène, en court-circuitant notre entendement. Je n'aime pas cette mentalité, fut-elle un parti pris inconscient, d'ailleurs.
    Je sais que l'Homme est un animal qui se sent persécuté par sa pensée, mais ce n'est pas une raison pour généraliser sa non pensée à des degrés inquiétants, ni pour l'excuser, ni pour l'encourager.
    Sans connaître du tout le contexte où Emmanuel Macron a pu faire un plaidoyer pour le "et/et" au lieu du "ou bien/ou bien", j'approuve. On pourrait avoir la musique, l'émotion, ET LA TRADUCTION, qui est un art noble quand elle n'est pas pratiquée par les machines. Rien de ce qui est pratiqué par les machines ne peut être noble. (je tremble en écrivant cette grosse généralisation, en sentant confusément qu'elle est pourtant vraie... mais pourquoi pas ?) Mais nous nous souviendrons que la démocratie est bel et bien le système qui, de force, doit se coltiner l'oligarchie, tellement elle détruit toute ambition d'aristocratie, (avec le sacré) n'est-ce pas ? Nous nous en souviendrons. Pour éviter d'être trop inconséquents avec nous-mêmes.

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