Les chemins qui montent sont ceux de la Kabylie décrite par
l’écrivain Mouloud Feraoun auxquels la chanteuse lyrique d’origine algérienne
rend hommage avec des chants en langue berbère.
Faut-il souligner l’élégance d’avoir traduit chacune des
chansons dans la langue parlée par la plupart de grenoblois, car ce n’est pas
toujours le cas quand les programmateurs pensent par exemple que la langue de
Trump est comprise par tous ?
Si les paroles peuvent paraître d’une poésie un peu surannée
avec mariage d’amour, fleurs des champs et fils mort à la guerre, nous n’avons
plus qu’à nous laisser envelopper par les mélodies nostalgiques de la soprano
lorsqu’elles sont modulées dans leur expression originale.
Sa belle voix douce s’enroule parfaitement aux plaintes, et ravissements
des quatre musiciens à la guitare, au
violon, à la contrebasse et aux percussions.
L’heure
impartie a été largement dépassée au grand ravissement d’un public touché par ces chants éloquents qui apaisent les
tristesses et poussent les allégresses.

Voici qui requinque mon espoir pour l'humanité en ce moment, un peu, et cette jeune femme me semble porter une féminité qui a grandement besoin d'être perceptible pour nous, pour nos filles, pour nos garçons, nos hommes, et femmes. Douce ? joyeuse ? déterminée aussi ? Une femme... grande et noble, tout en étant jeune ? Oui, mille fois oui pour faire la traduction, j'y crois, et me désole d'entendre de plus en plus d'oeuvres, pas seulement dans ma langue d'origine, sans traduction. On peut s'émouvoir de choses tristes et belles, aussi, sans que cela conduit à la déprime, car peut-être que nos tristesses, nos haines ont besoin d'être... exorcisées, et l'art peut, pourrait faire cela ?
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