La salle cannoise était d’autant plus rieuse que les
occasions sont rares de partager pendant une heure et demie la vie de candides
personnages se démenant dans une banlieue aux couleurs flashy.
La passivité contemporaine est traitée avec originalité avec
d’abondants tics de langage à savourer sans modération.
Un jeune homme revenu chez papa et maman à 25 ans doit
repasser son permis de conduire. On lui dégote un emploi de nettoyeur de
soirées.
Bien qu’il soit entouré de personnes de bonne volonté, il n’arrive pas
à conclure ses rencontres amoureuses, comme disait un Jean Claude Dusse, apparaissant du coup un peu daté avec cette livraison cinématographique toute fraiche, en trottinette.
Ah, Guy, tes écrits commencent de plus en plus à atteindre la taille réduite des SMS. N'as-tu pas vu à quel point nous subissons tous la pression de faire "court/direct/bref" pour notre salut ? J'appelle ça la pression qu'exerce la démocratisation de l'écrit sur les écrivains et le livre. Si tout le monde doit pouvoir écrire/lire, et bien, c'est la fin de la valeur ancestrale de l'écriture comme mesure de l'élite.
RépondreSupprimerEn somme, nous sommes toujours les victimes de notre propre succès, car le mieux est toujours l'ennemi du bien. C'est une loi de l'Homme, et pas un droit de l'Homme...