dimanche 24 mai 2026

Cannes cinéphile 2026.

Cette année, avant de profiter des films présentés, il convenait de s’extraire des flots de mauvaise foi déversés par certains continuateurs de ceux dont Druon disait :
 
« Les gens avec une sébile dans une main et un cocktail Molotov dans l'autre »
Parmi 24 films de toutes les compétitions, j’ai retenu la mise en évidence de la force des femmes, contredisant le collectif féministe 50/50 qui a trouvé que l’affiche reprenant « Thelma et Louise » visait à masquer la discrimination à l’égard des femmes.
Les actrices sont remarquables 
- avec « La confidente » d’une hotline,
- ou l’effrontée « Shana »,
- dans «  Le journal d’une femme de chambre » roumaine à Bordeaux,
- la dépressive musicienne de « Low expectations » (Modestes espérances),
- l’acheteuse déterminée de «  La guerre des prix »,
- la ramasseuse d’algues d’une île chilienne et sa chienne fantasque «  La perra »,
- la grand-mère thaïlandaise trimballée de « 9 temples vers le ciel »,
- la prof de « La gravida », mon film préféré, réalisé par une femme,
- comme « Dans la gueule de l’ogre » où une iranienne filme son frère exilé.
Une telle recension par genre tournerait à l’absurde si s’ajoutaient à la liste quelques « trans » au pays des « Eléphants dans la brume », le Népal.
Alain Cavalier, 95 ans donne envie de filmer, « Merci d’être venu ».
Je ne me lasse pas de revoir Maradona, diable et Dieu, dans « The match ».
Une belle relation d’un fils et son père s’établit dans «  Butterfly Jam »,
ainsi que dans « Moscas » où cette fois le père protège le fils. 
« We are Aliens »  traite poétiquement des aléas de l’amitié. 
« Le garçon qui fait danser les collines » parvient à ses fins malgré un environnement  macédonien peu favorable. 
« Le Minotaure »  rejoue avec force «  La femme infidèle » de Chabrol, dans la Russie des opérations spéciales.
Des sangliers révèlent des aspects sombres d’une France rurale, « L’espèce explosive ». 
Si « L’épreuve du feu », film de vacances, m’a paru bien tiède, 
et « Barça zou » , film de copains en skate, sans élan, 
ils n’atteignent pas la vacuité de «  Virages » tellement mal joué.
L’excellent documentaire  « La détention » traite de la formation des surveillants de prison.
Par la fiction, « Grand ciel » évoque d’une façon originale les conditions de travail des travailleurs du bâtiment,
«  Du fioul dans les veines »  décrit celles des conducteurs de camion, 
et une belle histoire d'amour entre hommes.

4 commentaires:

  1. Merci pour tes recommandations, Guy, et ta fidélité à Cannes qui m'impressionne...

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  2. C'est que du plaisir, un privilège que je dois à une amie qui nous héberge pendant dix jours.

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  3. Bonjour Guy, c’est vrai que Cannes c’est toujours un plaisir renouvelé… Nous n’y sommes allés que quatre jours à la fin du festival, et nous n’avons vu « que » 13 films avec le tour de force de n’en avoir vu qu’un seul en commun avec vous ! «  les éléphants dans la brume »

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  4. Je devais être dans le brouillard, anonyme ( MC), puisque je ne vous ai point vus lors du seul jour où je fus au Cinéum où Minotaure m'avait impressionné. Bonnes journées, Bons films.

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