Un enfant du Congo devient soldat après avoir échappé à
l’ensevelissement dans une mine de coltan, il franchit forêt, savane et désert,
traverse la Méditerranée avant d’être mis en prison en Europe.
Ce récit contredit le titre poétique rappelant quelques étoiles
consolantes:
Nivek le héros se définit comme un guerrier et franchit bien
des obstacles grâce à une détermination impitoyable si loin d’une approche
romantique d’une vie fracassée.
L’Afrique est vue avec toute sa violence, sa pauvreté, sa
magie, sa beauté rendue par des dessins originaux aux visages rappelant les
masques de là bas et une disposition des cases sophistiquée qui en esthétisant
le récit le rend plus soutenable.
Contrairement aux autoflagellations
ordinaires, la noirceur colore les âmes des colonisateurs et des colonisés.
Depuis la barque surchargée de cadavres, d’horreurs, de terreurs,
de cruauté, s'oublient de fragiles amitiés, de rares rencontres avec ceux qui
réparent, une quelconque lueur d’espoir en l’humanité.
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