L’Opéra de Purcell date de 1689, et ravit les promis de l’artificielle
intelligence plus de trois siècles après sa création.
C’était alors la Renaissance et l’art lyrique avait pris son
essor à Mantoue avec Monteverdi en au début du XVII°, si bien que l’italien en
fut longtemps la langue officielle.
Là, l’anglais a pris la place, mais il fallait bien ma
sous-titreuse pour me faire entendre au bon moment : « I stay »
et « Away » qui sont les mots clefs du dilemme qui s’empare d’Enée l’homme
partant finalement fonder Rome face à Didon, reine de Carthage, veuve amoureuse.
Je regrette de n’avoir pas mieux repéré le lamento : « remember
me ».
Comme en danse, je préfère les grandes assemblées, sans
toutefois douter de la qualité des solistes, ainsi les choristes m’ont enchanté même quand
ils ont quitté leur place pour jouer avec bonheur les sorcières ou les marins.
Certains d’entre eux nous ont offert en rappel « Hear my prayer » tout en
délicatesse et profondeur.
Les musiciens nous ont régalés également, habilement mis en
valeur par l’élégant chef Vincent Dumestre, « artisan du renouveau
baroque ».
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