dimanche 10 mai 2026

Didon et Enée. Le poème harmonique.

L’Opéra de Purcell date de 1689, et ravit les promis de l’artificielle intelligence plus de trois siècles après sa création. 
C’était alors la Renaissance et l’art lyrique avait pris son essor à Mantoue avec Monteverdi en au début du XVII°, si bien que l’italien en fut longtemps la langue officielle.
Là, l’anglais a pris la place, mais il fallait bien ma sous-titreuse pour me faire entendre au bon moment : « I stay » et « Away » qui sont les mots clefs du dilemme qui s’empare d’Enée l’homme partant finalement fonder Rome face à Didon, reine de Carthage, veuve amoureuse. 
Je regrette de n’avoir pas mieux repéré le lamento : « remember me ».
Comme en danse, je préfère les grandes assemblées, sans toutefois douter de la qualité des solistes,  ainsi les choristes m’ont enchanté même quand ils ont quitté leur place pour jouer avec bonheur les sorcières ou les marins. Certains d’entre eux nous ont offert en rappel « Hear my prayer » tout en délicatesse et profondeur.
Les musiciens nous ont régalés également, habilement mis en valeur par l’élégant chef Vincent Dumestre, « artisan du renouveau baroque ».

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