Entrée libre puisque c’est le 1er dimanche du mois, nous avançons directement dans les salles de l’étage 0.
https://blog-de-guy.blogspot.com/2026/04/liege-2.html Elles exposent
des images de la résistance et les œuvres de jeunes artistes liégeois ne nous
retenant pas particulièrement.Les beaux arts occupent le niveau inférieur avec tout
d’abord, la galerie noire qui protège les compositions les plus
fragiles comme des pastels ou des aquarelles, des toiles de Picasso et
Vasarelli. Au même étage dans les autres salles, les collections suivent l’ordre
chronologique. Elles illustrent le « 17ème siècle : âge
d’or de la peinture liégeoise, » « le 19ème siècle :
entre néoclassicisme et romantisme », « l’art et l’industrie »,
« la modernité », « l’impressionnisme » « la vente de
Lucerne », « le surréalisme », « le groupe
cobra », « l’art abstrait » et enfin « l’art actuel ».Parmi toutes ces toiles, je retiendrai :" La coulée à Seraing" de Constantin Meunier "L’absente au jour des morts" de Walter Mac Ewen (La femme
décédée figure en transparence à côté de son mari et derrière sa fille)Et les œuvres des impressionnistes français, Picasso, Gauguin, Kokoschka.Nous abandonnons le musée peu fréquentée sans gros coup de
cœur pour retrouver l’air libre en
sortant dans le parc. De là nous apercevons une passerelle qui relie la Boverie
à un autre quartier neuf et moderne en pleine métamorphose dans lequel se situe
la gare Liège-Guillemins.Le tram la dessert depuis peu, aussi des panneaux
« attention à l’hippopotram » mettent en garde les piétons encore peu
habitués à sa circulation : le tram a toujours priorité. De là où nous arrivons, la perspective sur la
gare en impose. L’architecte Santiago Calatrava Valls l’a imaginée avec de
grandes ailes, agençant d’immenses voûtes de verres et d’acier au-dessus des
neuf voies ferrées. Aucun mur ne compartimente l’ensemble, malgré quelques
parois en plexi, des escalators conduisent à chaque quai ou sur la terrasse
couverte, et tout s’assemble sous le
toit voûté impressionnant. Non loin, s’élancent la tour Paradis et des
immeubles en verre élégants.Nous songeons sérieusement à déjeuner, mais peu de
restaurants attrayants à part des fast food s’offrent à nous. En marchant vers
le centre, rue des Guillemins, la «brasserie liégeoise » nous
parait plus appropriée, bien que spécialisée dans des plats savoyards… Nous
testons les boulets liégeois à la tomate ou un vol au vent, servis avec deux
paniers de frites (un seul aurait suffit), nous voilà repus après des portions copieuses et
gouteuses. Aucune excuse ne tient maintenant face à l’ascension de la montagne Bueren et les côteaux de la citadelle. Quoique courageux,
nous choisissons la voie la plus facile mais en même temps la 1ère
sur notre chemin, qui emprunte la rue de la montagne. La montée s’effectue par
groupe de marches séparées par des pentes. En bordure, les maisons affichent
les convictions de leurs habitants, concernant les préceptes féministes ou
l’éducation des enfants («débarquement
d’enfants »). Ca sent son "Bobo". Nous grimpons ainsi jusqu’au monument aux
morts et son panorama où se concentrent les promeneurs dont certains
s’éparpilleront vers le parc de la citadelle. Nous redescendons par les
célèbres 375 marches positionnées sur
une pente de 30% plus faciles à aborder
dans ce sens qu’à la montée. Cet escalier impressionnant fut construit au 19ème
siècle pour servir aux soldats de la garnison installée à la citadelle afin
qu’ils puissent profiter d’un accès
direct à la ville. Les autorités pensaient que lors de leurs permissions, pour
rentrer, ils se répandraient moins dans toute la ville et provoqueraient moins d’incidents ou de
dégradations, après la tournée des tavernes. De chaque côté des marches, des
maisons de belles tailles cachées dans leur jardin derrière des clôtures et des
portes, bénéficient d’une belle vue sur
Liège grâce à la déclivité offerte par la « montagne ». Mais leurs
occupants doivent accepter en contrepartie un accès physique pour rejoindre
leur petit paradis.Nous nous acheminons tranquillement vers notre foyer, via le
quartier Outremeuse tant cité par Georges Simenon dans ses romans
policiers et caractérisé par une météorite enchainé.Une fois arrivés, notre logeur nous contacte, il
souhaite venir déposer du linge avant
son départ en vacances. Nous recevons un garçon charmant, disponible, qui nous
explique le fonctionnement de la plaque électrique et réinitialise la TV. Il
nous conseille aussi de déplacer la voiture, et à défaut de trouver une place
autorisée, de garer Gédéon au parking couvert de Médiacité aux tarifs très
avantageux. Nous suivons cette
recommandation. Et nous prenons nos aises, repos diner et « the grand
Budapest hôtel » à la TV.
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