jeudi 7 mai 2026

Liège # 3


Entrée libre puisque c’est le 1er dimanche du mois, nous avançons directement dans les salles de l’étage 0.
https://blog-de-guy.blogspot.com/2026/04/liege-2.html 
Elles exposent des images de la résistance
et les œuvres de jeunes artistes liégeois ne nous retenant pas particulièrement.
Les beaux arts occupent le niveau inférieur avec tout d’abord, la galerie noire qui protège les compositions les plus fragiles comme des pastels ou des aquarelles,
des toiles de Picasso et Vasarelli.
Au même étage dans les autres salles, les collections suivent l’ordre chronologique.
Elles illustrent le « 17ème siècle : âge d’or de la peinture liégeoise, » « le 19ème siècle :
entre néoclassicisme et romantisme », « l’art et l’industrie », « la modernité », « l’impressionnisme » « la vente de Lucerne », « le surréalisme », « le groupe cobra », « l’art abstrait » et enfin « l’art actuel ».
Parmi toutes ces toiles, je retiendrai :" La coulée à Seraing" de Constantin Meunier  
"L’absente au jour des morts" de Walter Mac Ewen (La femme décédée figure en transparence à côté de son mari et derrière sa fille)
Et les œuvres des impressionnistes français,  Picasso,  Gauguin,  Kokoschka.
Nous abandonnons le musée peu fréquentée sans gros coup de cœur  pour retrouver l’air libre en sortant dans le parc.
De là nous apercevons une passerelle qui relie la Boverie
à un autre quartier neuf et moderne en pleine métamorphose
dans lequel se situe la gare Liège-Guillemins.
Le tram la dessert depuis peu, aussi des panneaux « attention à l’hippopotram » mettent en garde les piétons encore peu habitués à sa circulation : le tram a toujours priorité. 
De là où nous arrivons, la perspective sur la gare en impose.
L’architecte Santiago Calatrava Valls l’a imaginée avec de grandes ailes, agençant d’immenses voûtes de verres et d’acier au-dessus des neuf voies ferrées.
Aucun mur ne compartimente l’ensemble, malgré quelques parois en plexi, des escalators conduisent à chaque quai ou sur la terrasse couverte,  et tout s’assemble sous le toit voûté impressionnant. Non loin, s’élancent la tour Paradis et des immeubles en verre élégants.Nous songeons sérieusement à déjeuner, mais peu de restaurants attrayants à part des fast food s’offrent à nous.
En marchant vers le centre, rue des Guillemins, la  «brasserie liégeoise » nous parait plus appropriée, bien que spécialisée dans des plats savoyards… Nous testons les boulets liégeois à la tomate ou un vol au vent, servis avec deux paniers de frites (un seul aurait suffit), nous voilà  repus après des portions copieuses et gouteuses.
Aucune excuse ne tient maintenant face à  l’ascension de la montagne Bueren et les côteaux de la citadelle.
Quoique courageux, nous choisissons la voie la plus facile mais en même temps la 1ère sur notre chemin, qui emprunte la rue de la montagne.
La montée s’effectue par groupe de marches séparées par des pentes.
En bordure, les maisons affichent les convictions de leurs habitants, concernant les préceptes féministes ou l’éducation des enfants («débarquement d’enfants »). Ca sent son "Bobo".
Nous grimpons ainsi jusqu’au monument aux morts et son panorama où se concentrent les promeneurs dont certains s’éparpilleront vers le parc de la citadelle.
Nous redescendons par les célèbres 375 marches  positionnées sur une pente de 30%  plus faciles à aborder dans ce sens qu’à la montée.
Cet escalier impressionnant fut construit au 19ème siècle pour servir aux soldats de la garnison installée à la citadelle afin qu’ils puissent  profiter d’un accès direct à la ville. Les autorités pensaient que lors de leurs permissions, pour rentrer, ils se répandraient moins dans toute la ville et  provoqueraient moins d’incidents ou de dégradations, après la tournée des tavernes.
De chaque côté des marches, des maisons de belles tailles cachées dans leur jardin derrière des clôtures et des portes,  bénéficient d’une belle vue sur Liège grâce à la déclivité offerte par la « montagne ». Mais leurs occupants doivent accepter en contrepartie un accès physique pour rejoindre leur petit paradis.
Nous nous acheminons tranquillement vers notre foyer, via le quartier  Outremeuse  tant cité par Georges Simenon dans ses romans policiers et caractérisé par une météorite enchainé.
Une fois arrivés, notre logeur nous contacte, il souhaite venir déposer du linge avant son départ en vacances. Nous recevons un garçon charmant, disponible, qui nous explique le fonctionnement de la plaque électrique et réinitialise la TV. Il nous conseille aussi de déplacer la voiture, et à défaut de trouver une place autorisée, de garer Gédéon au parking couvert de Médiacité aux tarifs très avantageux.  Nous suivons cette recommandation. Et nous prenons nos aises, repos diner et « the grand Budapest hôtel » à la TV.

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