Nous
y arrivons juste à l’ouverture. Nous sommes les 1ers et seuls amateurs pour
l’instant à franchir le seuil de ce bâtiment en brique flambantes formant avec d’autres un ensemble
architectural datant du 16ème au 21ème siècle. Le musée se divise en plusieurs sections, réparties en trois étages.
Sur les conseils du gardien, qui nous informe que la section
du verre est actuellement fermée, nous commençons par le 3ème.La section des
armes s’étale sur les 3 niveaux. Le musée détient la plus riche collection
au monde : armes blanches, armes à feu, armes militaires civiles ou de chasse,
de véritables objets d’art remplissent les vitrines. Au sol, les canons
s’exposent, bien briqués. Des vidéos instruisent sur le façonnage d’une dague,
d’autres font la démonstration du maniement des épées.La section d’art religieux et d’art mosan (de la Meuse)
propose beaucoup de statues en bois parfois naïves et émouvantes, du moyen âge
au 20ème.
Nous négligeons la partie préhistoire et archéologique, mais pas la section art nouveau. Elle consacre un espace à
César Franck où la présence de son orgue (la console), et de son piano
Erard témoignent de son activité
musicale. Autrement, sont conservés un Pleyel mode art déco et des meubles aux
formes caractéristiques.Dans ce copieux musée aux collections très variées,
nous
avons croisé plus de gardiens que de
visiteurs. N’oublions pas d’évoquer les planches humoristiques du dessinateur
Pierre Kroll (journal « le soir ») : disséminées dans les salles
et les couloirs, elles croquent certaines des œuvres, et nous ont accompagnés
le long de notre parcours.
Nous évitons le restau ce midi, pour ne pas manquer le début
de la visite guidée de la ville.
Nous nous contentons d’un sandwich de boulangerie confectionné devant nous avec
les ingrédients de notre choix et mangé devant une Lupulus (bière) consommée à
la terrasse du Lou’s bar au soleil.
De sorte qu’au moment du RDV, nous nous pointons juste à l’heure à l’Office du tourisme.
Servais attend déjà le groupe qu’il doit guider. Une fois son troupeau réuni,
il commence par un topo historique. Il aborde ensuite l’édifice dans lequel nous nous
trouvons. Aujourd’hui reconverti en Office Du Tourisme, ce plus ancien bâtiment civil de la
ville (1543) était au 16ème la halle
aux bouchers, construite par la corporation des mangons (Bouchers
liégeois). L’intérieur possède encore sa charpente et ses colonnes d’époque. A
l’extérieur, deux mats en pin marquent l’emplacement de l’ancien port fluvial. Servais nous conduit sur le quai de la batte dans le but
de nous montrer une plaque au mur. Elle signalait le départ des diligences,
au
temps où Victor Hugo se déplaçait par ici et qu’il eut l’occasion d’emprunter.Nous marquons un arrêt devant une fontaine, à rapprocher
des fontaines Wallace à la différence que celle-ci offre des petits bassins au
niveau des pieds prévus pour que les chiens de traits puissent s’abreuver.En continuant sur le quai nous atteignons le Grand Curtius. L’origine du mot Curtius
provient de la latinisation du nom Jean de Corte, marchand de poudre à canon de
son état. Ce riche commerçant fit construire un ensemble architectural en
briques de campagne, plus grossières que les habituelles, recouvertes d’un
enduit produit à partir de sang de bœuf
pour lutter contre l’humidité. Un appareillage en harpe avec pierres de tailles différentes protège
les angles muraux et encadre les fenêtres. Quant au sous bassement, il fait
appel à des pierres bleues disposées en
lignes horizontales. La hauteur des étages et des fenêtres varient au fur et à
mesure de bas en haut, marquant la
délimitation entre les niveaux consacrés au travail, plus importants, et ceux
attribués à la famille. Comme éléments décoratifs, des rectangles jaunes
comportent des représentations animales ou autres, dans un style espagnol.
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