mardi 19 mai 2026

Ce qu’il faut de terre à l’homme. Martin Veyron.

Ce conte russe au temps des moujiks, inspiré par une nouvelle de Tolstoï, 
repose la question de la dimension des ambitions humaines.
Il convient de ne pas divulguer la conclusion qui donne toute sa profondeur au titre pour ménager le suspens dans un récit bien mené et agréablement illustré.
Les personnages évoluent, et nous pouvons goûter la description de la vie d’un village à travers les saisons. Les rapports d’une propriétaire terrienne et d’une communauté de paysans ne sont pas forcément aussi simples qu’attendus en ces temps archaïques, mais un changement de génération et de mentalité s’opère. 
« - On dirait qu'avoir de l'argent pose plus de problèmes que ça n'en résout.
- Va dire ça à ceux qui n'en ont pas. »
 
La douceur des traits ne rend pas compte de la rudesse de la condition de ces familles mais permet de voyager au-delà des époques et des espaces quand les ressources de notre planète s’épuisent. La cupidité des hommes a compromis toute entente collective et l’alternative au capitalisme amorcée en ces terres a tourné au vinaigre.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire