Un artiste peintre observe sa nouvelle voisine, une
belle cantatrice nue, depuis son appartement en haut d’une tour à New York.
La nouvelle hors du temps tient en 96 pages bien écrites. La
vie en 1920 est une promesse :
«La vie s'étalait devant
elle comme dans un magasin de luxe, et elle n'avait plus qu'à passer commande,
sachant que ces choses magnifiques et coûteuses, on n'allait pas toutes les lui
livrer d'un seul coup, mais que, l'une après l'autre, elles arriveraient
immanquablement jusqu'à sa porte.»
Eclats de rire. Régis
Debray.Mon écrivain préféré aurait-il succombé à la mode de la
rigolade d’autant plus qu’avec un tel titre il faut tenir la promesse?
Et ce
n’est pas le cas dans ces maigres 58 pages écrites après un AVC.
Que ne s’est-il
tenu de respecter sa définition de l’intellectuel engagé parmi d’autres
réflexions brèves:
« L’alternance
est souhaitable, tantôt petit soldat, tantôt homme de tête, tantôt réponse à
tout, tantôt tout en questions, tantôt rabat-joie, tantôt boute-en train… »
Et s’il a toujours le raccourci élégant comparant
l’Occident et l’Orient,
« D’un côté le
raid et le flash. De l’autre la mémoire et la patience. »
je n’ai pas trouvé très délicat de rappeler ses relations
avec Joan Baez, Jane fonda et Bianca Jagger bien qu’il satisfasse nos
curiosités de midinette et suscite quelque admiration chez ceux qui se sont
contentés de posters.
Willa Cather est un immense écrivain. Je recommande tout ce qu'elle a écrit. J'en ai lu pas mal. Une écriture ciselée, qui donne une grande profondeur à l'expérience humaine. C'est banal, ce que je raconte, et cela ne lui rend pas justice, certes.
RépondreSupprimerPour Régis... un instant de faiblesse qu'on peut pardonner ? surtout vu combien tu aimes Régis depuis le temps, et lui reste fidèle...
Je pressens qu'il pourrait y avoir quelques difficultés à rester dignes... jusqu'à la fin. Ce n'est pas pour autant que nous allons nous en dispenser d'essayer, non ?