jeudi 28 mai 2026

Namur.

Avant de quitter Liège, nous parcourons en tous sens le centre commercial  Médiacité à la recherche d’une poste, induits en erreur par des flèches contradictoires, et peu aidés par une apparence très discrète du service.https://blog-de-guy.blogspot.com/2026/05/liege-5.html
Nous avons perdu un peu de temps, mais nous effectuons les 65 km qui nous séparent de NAMUR sur une route confortable. A notre arrivée, nous confions de nouveau Gédéon, notre voiture, à un parking couvert dont nous retiendrons facilement le nom : le parking des confluences (de la Sambre et la Meuse).
L’Office du tourisme se situe à proximité, au cœur de la ville dans le quartier le Grognon.
Après un rapide passage auprès de ses employés,
nous  nous promenons dans les vieilles rues près de l’église Saint Loup et la cathédrale Saint Aubain.
Et là, nous ne résistons pas au cadre désuet de la célèbre « brasserie François »  nous accordant  le plaisir d’y déjeuner pour notre dernier jour en Belgique.
L’intérieur ressemble au bouillon Chartier (Paris), en plus sélect. Les boiseries, les banquettes, les tringles en laiton, les garçons de café en chemise blanche et pantalon noir sous l’œil du majordome en costard, perpétuent le charme élégant de la belle époque.
Nous  commandons des boulets liégeois ou des légumes vegan,  et craquons pour une dame blanche en dessert (place vanille, chantilly et chocolat chaud versé sur le dessus)
Nous projetons une balade à la citadelle au pied de laquelle passe l’un des chemins en direction de Saint Jacques de Compostelle. D’ailleurs plusieurs lieux et monuments de la ville  évoquent ce pèlerinage en portant le nom de son Saint.
Pour accéder à la citadelle forcément juchée en hauteur, nous utilisons le téléphérique Poma (de chez nous ?) installé dans le quartier Le Grognon.
L’ascension laisse le temps d’apprécier la vue sur Namur et la Sambre avant d’atteindre le monument emblématique de la ville.
Cet ancien château fort  des comtes de Namur transformé en citadelle superpose des remparts séparés par des terrasses, Napoléon l’avait surnommée « la termitière de l’Europe ».
Aujourd’hui, de nombreuses attractions, bien loin de l’objectif défensif d’origine, attirent le public pouvant profiter d’une simple promenade dans un joli cadre, monter dans le petit train ou encore s’inscrire à une visite guidée des souterrains innombrables.
Guy Delforge un parfumeur a installé son atelier dans un des bâtiments et le propose à la visite. Le centre Terra Nova (Histoire urbaine et militaire), un restaurant panoramique, un jardin jouissent  eux aussi de ce site singulier.
Nous amorçons une descente à pied en espérant bénéficier d’une jolie vue, mais malheureusement, les larges replats fortifiés et les arbres nous dissimulent le paysage.
Alors nous remontons prendre le téléphérique où seuls dans la cabine nous avons tout loisir de contempler les toits en ardoise et les clochers.
Une fois en bas, nous explorons de nouveau le centre ville historique qui nous réserve encore quelques surprises dès que nous levons le nez.
Mais notre but  consiste surtout à trouver un confiseur ou un chocolatier pour acheter des friandises à ramener à nos frangines et ma gardienne de plantes.
Contrairement à Bruxelles, nous tournons un moment avant de dénicher le chocolatier Galler, peu concerné par la concurrence,
nous évitant aussi de nous rabattre sur des Léonidas ou autre produit industriel dénigrés même par les Belges.
Nous optons pour des pralines, elles désignent ici les carreaux de chocolat, auxquelles nous rajoutons un paquet de cuberdons.
Satisfaits, tache accomplie, nous quittons Namur en fin d’après midi pour aller à FOSSES LA VILLE  où nous avons retenu pour la nuit. L’itinéraire nous amène à délaisser les autoroutes, à traverser la campagne verte  (très verte…) et quelques villages.
A Fosses, nous tournons en rond dans les vieilles rues étroites, le GPS s’embrouille à vouloir nous conduire à l’adresse indiquée sans y parvenir, mais il n’est pas responsable des barrières qui en bloquent les accès.
Nous finissons par garer Gédéon dans un emplacement semi autorisé, en bordure de la place du vieux beffroi interdite à la circulation,  en nous rendant compte que notre Airb&b se situe juste en face. Nous nous installons vite dans un joli logement tout neuf constitué de 2 appartements mitoyens avant de ressortir dans la vieille ville assoupie et déserte.
En voiture, nous trouvons un complexe commercial riche de nombreuses enseignes à l’entrée de Fosses, qui semble démesurément grand au regard de la taille de la cité. Il est vrai que  nous n’avons aperçu que la vieille ville, sans aucune idée de l’importance de l’agglomération plus moderne. Nous effectuons nos petites emplettes au Delhaize, puis dans un magasin du nom de Trafic pour l’achat de freezblocks destinés à la conservation de nos chocolats.
De retour au Airb&b, nous découvrons un parking gratuit bien commode derrière la maison.
Mais nous ne rentrons pas de suite, nous nous promenons à pied dans le centre historique vers la collégiale Saint Feuillen constituée d’une  église et d’une tour ancienne, et vers la place du chapitre s’ouvrant sur une résidence ayant appartenu à un Prince-évêque.
Une impression curieuse d’oubli, d’abandon, d’endormissement émane des lieux accentuée par l’absence de vivants.
Une 
statue représente le Chinel personnages du folklore fossois, 
Le  soir tombe, nous rentrons dans notre logis douillet : petit repas et infos à la TV.

1 commentaire:

  1. Merci pour la promenade. Oui, pour les panneaux de signalisation, de manière générale. Je ne peux que constater un certain... laisser aller, comme je l'ai constaté d'ailleurs au moment du Covid dans d'autres domaines. De toute façon, il y en a trop, comme s'il y avait une méchante volonté de TOUT DIRE pour qu'aucune erreur soit possible, ce qui ne fait que produire de la confusion. Ah... ces bonnes intentions !
    La brasserie est magnifique, et donne envie d'aller à Namur ne serait-ce que pour y manger, sauf qu'avec la généralisation de la technolochie pour nous réduire en esclavage numérique, sans smartphone, la ville ne doit plus être praticable, donc, nous ne la pratiquerons pas.
    Je ronge mes ongles à l'idée qu'on pourrait vouloir... améliorer la ville pour permette à un nombre grandissant de handicapés d'y circuler sur des rues droites, larges, conçues pour des grosses voitures (pseudo) américaines transportant des... handicapés que nous tendons à devenir par recours systématique au grosses voitures (pseudo) américaines.
    Et comme ça, on tourne en rond, revenant au point de départ. Rien de nouveau sous le soleil ?

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