vendredi 19 janvier 2024

Redoublement.

« - Comment ça va ?   
- ça va comme le temps. » 
Ainsi allons-nous d’alerte canicule à inondation, éruptifs, dépressifs, so sots.
Les inquiets des changements écologiques ou démographiques voient ces bouleversements comme des signes de l’« extinction de la planète » ou celui d’un « grand remplacement ».
Ces formulations absolues ont le mérite de la clarté, comme toute caricature, bien que les émetteurs respectifs ne veuillent pas reconnaitre une part de vérité possiblement émise par le camp adverse. 
Pourtant des liens existent : le réchauffement de la planète est une des causes poussant les migrants à quitter leurs pays pour venir dans une France pourtant si peu respectueuse d'elle même.
Ces querelles permises participent pourtant de l'attractivité de nos états démocratiques devenus minoritaires parmi d’autres nations où sont emprisonnés les audacieux capables de vérifier ce qu'est un vrai tyran.
Parmi quantité de sujets clivants, je me demande si chez nos transversales de chez les intersectionnelles, décolonisateur.es des femmes, a été prévu un paragraphe pour les afghanes et les iraniennes.
Querelleur ne prétendant pas entrer à Sciences po Grenoble, je me mets à l'écart des allergiques au terme « islamo-gauchiste » - pas forcément une insulte- abusant pourtant envers les autres du terme « islamophobe ». 
Autre débat « touchy », mot choisi de préférence à « délicat », pour faire djneu’s dans un argumentaire risquant de sentir la naphtaline dont il est difficile de savoir d'où vient l'odeur, il est question de l'école.
Nos résultats ne sont bons ni en instruction ni en éducation et les réponses en terme de moyens n’ont pas ralenti la dégringolade.
Le collège unique vilipendé au moment de sa création par les syndicats dont je faisais partie est défendu aujourd’hui par ces mêmes organisations qui veulent que rien ne change, alors qu’il serait temps de revoir le modèle car les inégalités se sont creusées sous l’étiquette finalement fallacieuse de « collège unique ».
Le temps long invoqué pour que les réformes soient évaluées est écoulé. 
« Sans une éducation d’excellence, notamment dans la science, la technologie, l’engineering et les mathématiques (STEM), notre pays court le risque de déclassement, grevant le pouvoir d’achat des particuliers et la capacité de la puissance publique à investir dans la santé, la transition écologique ou… l’éducation. »  
Jean Tirole Prix Nobel d’économie
Je ne sais si les groupes de niveaux seront miraculeux mais une nouvelle dynamique peut naître dirigée vers le haut plutôt que s’endormir dans l’indulgence en ignorant les capacités de progrès de ceux qui sont en difficulté. Respecter les élèves c’est dire la vérité. 
Le « peux mieux faire » est plus éducatif que l’octroi de 5 points pour avoir seulement écrit son nom sur une copie. 
La revalorisation de l’avis du professeur en matière d’orientation est déterminante de même que l’annonce de la fin du « pas de vagues » parait susceptible d’encourager les courageux. L’orientation doit impliquer les familles pour ne pas laisser aux initiés la priorité des  bons choix. Les ambitions mal informées, souvent indexées sur les représentations du milieu d’origine masquent le bouton accessible de l’ascenseur social et souvent s'épuisent. 
« Puisqu'on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles. » James Dean

1 commentaire:

  1. Vraiment je suis en dehors de tout ça maintenant. Dans l'ensemble, cela ne m'indigne pas, cela ne m'amuse pas, c'est vrai, ça m'indiffère.
    Je suis triste pour l'école mais ça fait belle lurette que j'ai écrit ici que l'école publique américaine était morte. Elle était déjà déliquescente en 1960 et des poussières au moment où mes parents ont choisi le privé pour moi dans une grande ville. Je ne regrette pas leur choix. Ce n'était pas du tout un choix... égalitaire, et ils avaient les moyens, mais à la longue, on tue le désir de savoir en le couplant à l'ascenseur social. Et comme j'ai déjà dit à maintes reprises ici, l'éducation nationale a largement réussi sa mission, d'une certaine manière, et quand on a réussi, on est en haut, et où va-t-on quand on est en haut ? Combien de possibilités reste-t-il ? On parle beaucoup des faits, des "facts", etc, mais il semblerait qu'il y ait peu de gens qui se rendent compte que quand on arrive en haut, après... le temps, la vie, le monde sont ainsi faits qu'on n'y reste pas. C'est aussi incontournable que de dire qu'un homme ne passe pas sa vie en érection. C'est un fait aussi.
    Pour l'origine du mal...
    Il y a eu des bien pensants qui se sont imaginés qu'on pouvait être "scientifique" sans avoir du respect, et de la commande, de la langue française. Comme si trop de personnes s'étaient imaginées qu'on allait pouvoir se passer de la langue pour être "scientifique"...
    Fatal, ce préjugé. Extrêmement fatal pour la chose scientifique elle-même qui ne peut pas se passer de la langue. Et maintenant, on récolte ce qu'on a semé dans le domaine. Mais je ne vois pas nos classes intellectuelles soucieuses de revaloriser le français, ou d'en être fières. Je les vois continuer leur travail d'antennes pour réduire la France encore plus en satellite américaine, à une époque où l'empire américain ne va bien que... sur les séries Netflix.
    Pour les afghanes, et les iraniennes, tu sais comment je me situe sur cette question. Ce matin, sur la radio service public j'ai entendu un lambeau de propagande où il était question de la parité des femmes, et quelle autre salade encore ? Un lambeau de propagande, tellement c'était pauvre. On commence avec un bon vin, et après, on ajoute de l'eau dedans, pour le rendre acceptable/attrayant pour le plus grand nombre, pour inclure tout le monde ? et on continue à ajouter de l'eau, et à la fin, on obtient quoi ?
    Il n'y a plus de vin ; il y a une boisson fadasse faite pour plaire à tout le monde/le plus grand nombre et elle n'a plus aucun goût.
    Ainsi va le monde aussi. A force de vouloir créer un universel qui séduirait la planète toute entière, il ne reste que des lambeaux de propagande... le service minimum de l'universel. Et malheureusement ça ne plaît pas à tout le monde. Qu'est-ce qui pourrait bien plaire à TOUT LE MONDE ? Il n'y a que la corruption de l'idéologie démocratique qui pourrait laisser croire aux naïfs qu'on finirait bien par concocter une boisson/universel qui plairait à TOUT LE MONDE.
    Je fais sécession, Guy. Avec combien d'autres ? Je ne ricane pas quand même. Ce n'est pas bon de ricaner, et ce n'est pas drôle non plus.
    Je peux comprendre que les afghanes et les iraniennes soient séduites, mais c'est surtout nous qui nous servons d'elles pour faire semblant de croire, nous-mêmes. En ricanant, par dessus le marché. Non, non, et non.
    Le rouleau compresseur de l'universel rend uniforme, terne, triste, et nous ennuie. Il y en a assez maintenant. Qu'il soit don de l'Eglise ou de l'empire américain et son univers numérique.

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