mardi 6 janvier 2026

Petit Pierre. Daniel Casanave Florence Lebonvallet.

J’ai su dès la première page au sous titre approprié : «  La mécanique des rêves », qu’il s’agissait de Pierre Avezard dit Petit Pierre (1909-1992) dont j’avais vu le travail et en gardait un souvenir ému.
Les dessins de visages anguleux comme ceux qui figurent dans le manège construit par Petit Pierre, conviennent parfaitement, avec leurs couleurs douces, à raconter un rude destin rencontrant aussi bien des hommes bienveillants que des malveillants.
Le petit garçon malformé en butte aux moqueries des autres enfants ou des ouvriers agricoles lorsqu’il deviendra vacher, rejeté du monde, va offrir chaque dimanche aux visiteurs, un manège d’une inventivité extraordinaire à partir de matériaux mis au rebut.
Nous sommes au-delà des recherches de qualificatifs académiques pour un art en marge désigné le plus souvent comme « art brut », 
dans la famille des « Inspirés du bord des routes », 
de Picassiette,
ou du facteur Cheval. 
Au-delà des musées, cette BD de 115 pages raconte la belle histoire d’une vie terrible embellie par de poétiques mécaniques, et rend hommage à d’autres passionnés qui ont permis la reconnaissance de ce destin hors du commun.

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