mercredi 7 janvier 2026

L’image de l’homme au musée de l’Ermitage. Marie Ozerova.

Depuis la statue d’Athéna du premier siècle suivie de tant de ses copies, 
la figure humaine est le reflet du cosmos (en grec signifie « bon ordre »).
Pendant la Renaissance, les artistes peignent la perfection divine et évitent la représentation des maladies et des passions diaboliques.
L’amour de « La Vierge à l’enfant » de Léonard de Vinci est d’une beauté parfaite.
Au XVII ° siècle, Anthony van Dyck en représentant « Nicolaes Rockox »,
bourgmestre d’Anvers, évoque sa richesse intérieure.
Simon Vouet
peint une politique reine 
« Anne d’Autriche » en sage déesse de la guerre.
Nous sommes dans les collections de Chtchoukine et Morozov augmentées d’œuvres d'artistes français saisies par les troupes soviétiques en Allemagne, ressorties des réserves de l'Ermitage à Saint Pétersbourg, le plus grand musée du monde quant au nombre d'objets exposés
Les révolutions picturales suivent les révolutions politiques du XIX° siècle à la recherche de nouvelles valeurs.
Le vent soulève légèrement la coiffure du 
« Comte Gouriev » d’ Ingres.
Le mouvement est primordial pour une expressive « Blanchisseuse » de Daumier.
Un des visiteurs de Manet lui dit: 
«N’y touche plus » pour ce portrait inachevé de l’inaccessible « Isabelle Lemonier » dont le père spirituel de l’impressionnisme était amoureux.
« La Femme à l'éventail »
de Renoir est également lumineuse.
Pissaro
impose au dernier moment dans l’exposition de 1874, son « Jardin public » 
où figure sa fille qui vient de mourir. Il n’avait plus d’atelier dans son appartement de Rouen.
A-t-on vu plus éblouissante que  « La Dame en blanc au jardin » de Monet ?
Et plus délicate et fragile que la « 
Danseuse posant pour un photographe » de Degas
(De Gas) avait saisi son aristocrate ami en photographe : 
« Le Vicomte Lepic et ses filles traversant la place de la Concorde » ?
Cézanne
va proposer une vision nouvelle 
même avant ses rencontres houleuses avec les impressionnistes parisiens: 
« La mère de l'artiste cousant, sa sœur jouant l'ouverture de Tannhauser de Wagner ».
« Autoportrait »
de Cézanne d'après son propre portrait peint par Renoir. 
« Il faut traiter la nature par le cylindre, la sphère et le cône. » 
« L’art est une religion. Son but est l’élévation de la pensée. 
Peindre d’après nature ce n’est pas copier l’objectif, c’est réaliser ses sensations. » 
Le « Portrait de Madame Trabuc » femme d’un surveillant de l’Hôpital de Saint Rémy 
par Van Gogh
n’est pas moins puissant que l’ « Autoportrait » de Gauguin.
« Eau délicieuse »
revient à la pureté initiale du paradis terrestre 
à Tahiti.
Maurice Denis
à 15 ans écrit dans son journal : 
« Oui, il faut que je sois peintre chrétien, que je célèbre tous ces miracles du Christianisme»  : « La visitation (visite de Marie) à Elisabeth », sa sœur .
Le « Portrait de Madame Matisse »  aux couleurs froides 
qu’une élégante écharpe suffit à réchauffer illustre sa formule : 
«  La couleur surtout et peut-être plus encore que le dessin est une libération. » 
A la recherche d’une autre citation en guise de conclusion optimiste où une pierre deviendrait bijou, je viens de trouver celle là, de Gilbert Cesbron. 
« Voyez, la voilà, la prophétique pierre russe ! Ô, habile sibérienne ! 
Toujours verte comme l'espoir, c'est seulement au soir qu'elle s'imbibait de sang. »

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire