lundi 19 janvier 2026

L’agent secret. Kleber Mendonça Filho.

Pas une seconde d’ennui dans ce film de 2h 40, tant la façon de filmer nous embarque dès le début. 
Comme le personnage principal aux yeux ébahis dont nous allons suivre le parcours énigmatique, nous sommes plongés dans les années 70 au Brésil où le Carnaval ne masque ni la corruption ni l’indifférence à une violence omniprésente.
Le fantastique sert aussi la dictature d’alors qui revint il y a peu et qui n’a pas lâché le continent. Le rythme, les cadrages rendent ce film palpitant y compris dans ses énigmes irrésolues grâce à des personnages intéressants bien mis en valeur dans un générique de fin devenu trop rare sous cette forme développée.
La construction séduisante permet une description mémorielle sans lourdeur de la politique à visée contemporaine, tout en étant baignée de mélancolie familiale. 
La succession de scènes palpitantes, surprenantes, confirme l’hommage parfaitement exprimé rendu au cinéma.

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