dimanche 25 janvier 2026

Où nul ne nous attend. Pauline Laidet.

D’après « Les vagues », un « poème-jeu » selon la désignation de Virginia Woolf elle-même, ces retrouvailles de six personnages auraient pu inspirer une réécriture riche puisque la femme de lettres voyait dans les monologues des personnages « des facettes de conscience illuminant le sens de la continuité ».
Mais le nouveau texte proposé ce soir dans la petite salle de la MC2, rédigé avec la complicité des interprètes, hésite entre naturalisme et fable, drame et comédie avec quelques séquences chorégraphiées un peu longuettes parfois.
En tous cas ça braille et lorsqu’un brin d’intériorité peut être évoqué, les paroles disparaissent souvent derrière une musique mal réglée. Pourtant le projet d’une « quête dʼune nouvelle place dans le groupe pour ne plus être là où on les attend » me semblait une bonne entrée pour un sujet devenu un genre en soi. 
Les personnages archétypaux attendent Camille qui les a réunis, mais « iel » ne viendra pas. Plusieurs protagonistes répèteront que « il faut » est une expression qu’il convient de ne pas formuler. 
Je m’en veux de n’avoir retenu que cette idée creuse et de n’avoir pas saisi « le désir de l’autre » ni « leur désir d’être autre » annoncé, mais voilà au moins un avis sur le net qui aura échappé aux copié /collé du service de presse.  

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