D’après « Les vagues », un « poème-jeu »
selon la désignation de Virginia Woolf elle-même, ces retrouvailles de six personnages
auraient pu inspirer une réécriture riche puisque la femme de lettres voyait
dans les monologues des personnages « des facettes de conscience
illuminant le sens de la continuité ».
Mais le nouveau texte proposé ce soir dans la petite salle
de la MC2, rédigé avec la complicité des interprètes, hésite entre naturalisme
et fable, drame et comédie avec quelques séquences chorégraphiées un peu
longuettes parfois.
En tous cas ça braille et lorsqu’un brin d’intériorité peut
être évoqué, les paroles disparaissent souvent derrière une musique mal réglée.
Pourtant le projet d’une « quête dʼune nouvelle place dans le groupe pour
ne plus être là où on les attend » me semblait une bonne entrée pour un
sujet devenu un genre en soi.
Les
personnages archétypaux attendent Camille qui les a réunis, mais « iel »
ne viendra pas. Plusieurs protagonistes répèteront que « il
faut » est une expression qu’il convient de ne pas formuler.
Je m’en veux
de n’avoir retenu que cette idée creuse et de n’avoir pas saisi « le désir
de l’autre » ni « leur désir d’être autre » annoncé, mais voilà
au moins un avis sur le net qui aura échappé aux copié /collé du service de
presse.

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