vendredi 30 janvier 2026

Laïcité. Le « 1 » hebdo.

L’hebdomadaire qui tient en une feuille qu’il faut déplier, expose l’état des lieux de cette notion française, la Laïcité, venant d’un long processus de résolution de nos guerres de religion depuis l’Edit de Nantes et permet de  
« Rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. ».
La loi de séparation des églises et de l’Etat présentée sous forme de fac-similé précise en son article premier qui en comporte quarante : 
« La république assure la liberté de conscience ».
Cette dimension historique est bien présente par le dessin et l’étude du mot « Lucifer » où l’amitié amoureuse entre Emile Combes en guerre contre les congrégations et Mère Marie bénie de Jésus venue plaider le maintien des Carmélites d’Alger, va au-delà de l’anecdote.
La poésie de Rabindranath Tagore : 
« Je puis aimer Dieu qui me laisse libre de le nier » 
prend des airs nostalgiques depuis l’Inde où vivaient en paix hindouistes, musulmans, athées, bouddhistes, autrefois.
La situation actuelle est examinée en confrontant des opinions différentes, se plaçant au dessus des querelles entre l’extrême droite s’élevant contre le voile pour contrecarrer l’Islam et l’extrême gauche affichant le voile pour instrumentaliser l’Islam à des fins électoralistes.
Les considérations stratégiques à court terme prennent le pas sur des approches civilisationnelles plus ambitieuses.
Aristide Briand avait estimé dérisoire la volonté d’interdire la soutane dans l’espace public : 
« L’ingéniosité combinée des prêtres et des tailleurs 
aurait tôt fait de créer un vêtement nouveau. »
Entre discrétion des signes religieux et affirmation identitaire, les appréciations varient d’une génération à l’autre. 
Et il est bon d’aller voir ailleurs comment les états gèrent les églises, et de nous monter attentif envers Souleymane Bachir Diagne, un philosophe sénégalais, lorsqu’il invite à regarder « l’universel depuis le pluriel du monde ».
« Il n’existe pas dans la République de religion d’Etat » 
l’affirmation avait tout de l’évidence, elle devient solennelle quand il est précisé que l’article de Robert Badinter avait été écrit  en hommage à Samuel Paty.

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