dimanche 11 janvier 2026

Afanador. Rubén Olmo Marcos Morau.

« Tellurique » a dit mon amie qui aime tant le flamenco ; pas mieux.
Le plateau de la MC2 crépite le temps d’une claque qui dure une heure trois quarts.
Souvent les danseurs, les acrobates défient la pesanteur, ici trente six danseurs frappant le sol soulèvent le public.
La transmission est assurée autour d’une guitare, de timbales, d’une voix familière rencontrant de puissants rythmes contemporains où s’est glissée « La pavane pour une infante défunte » de Ravel.
Le Ballet national d’Espagne est vraiment puissant, reprenant les clichés, les sublimant.
« Rude comme le pays » ainsi que le roman familial le rappelle souvent,  
«  couillu » ose une autre, 
les mots paraissent insuffisants pour aimer rappeler sous les flashs une cascade de castagnettes, une rafale de pieds, des cloches, des éventails, de sombres processions, des chaises magnifiées, un toro. La vitalité défie la mort.
Sous le noir des robes à volants ou en haut des pantalons à taille haute, les peaux se découvrent élégamment, violemment. Les contrastes, les lumières, les ombres, le graphisme, les cadrages inédits, évoquent sans accessoires envahissants l’univers du photographe colombien Ruven Afanador.
L’ampleur, l’intensité, la gravité de la chorégraphie, son inventivité produisent un spectacle exceptionnel qu’on a envie de revoir encore.

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