aurait
préféré dans sa prime jeunesse « être apothicaire plutôt que peintre
ordinaire ».
Il produira plus de 2000 portraits, la peinture
d’histoire avait perdu de son prestige.« Commodore l'honorable Augustus Keppel » dans la position de l’Apollon du
réverbère, constellé
de repentirs avait lancé sa carrière. Après un voyage en
Italie, il continue à professer que la forme est plus importante que la couleur,
et revient avec un praticien qui sera chargé des draperies dans ses tableaux. « Lady Worsley »
en pied semble surprise sur fond paysager,
les techniques variant en fonction
des éléments représentés. Des lumières dramatiques ne ternissent pas la charmante « Lady
Skipwith ».
Reynolds a
été élu à l’unanimité premier président de la Royal Academy.
Le maître du grand style allie le portrait à la peinture
d’histoire, la figure humaine au paysage.La mythologie est aimable quand « Vénus
réprimande Cupidon »et gentiment érotique avec « Cupidon dénouant la
ceinture de Vénus ».« Madame Lloyd » dans un tableau de mariage interprète l’antiquité.« Mme Musters en Hébé », l’échanson des Dieux,
donne
à boire à l’aigle de Jupiter, elle représente la jeunesse comme le fit Jean-Marc Nattier avec « La duchesse de Chaulnes ».La coquette « Kitty Fischer, en Cléopâtre »
qui s’apprête à dissoudre une perle dans le vinaigre, alors « coqueluche » de la cour,
serait influenceuse aujourd’hui.« Le jeune Samuel » ajoute la piété à l’innocence
enfantine.
Celui-ci désignera plus tard les rois des hébreux Saül et David.« Master
Hare » marque un nouveau statut de
l’enfance à l’époque des Lumières.« L’artiste des sphères aristocratiques » appose
sa signature sur le bord de sa robe de l’actrice, « Sarah
Siddons dans le rôle de la Muse Tragique » éternelle Lady Macbeth.
Le tableau apparu dans un film de Mankiewicz
est à l’origine
d’une récompense fictive devenue réelle. Thomas Gainsborough (1727/1788) dont Reynolds, son rival, disait:
« quoi qu'il tentât, il atteignait un degré
d'excellence élevé »
fit également
le portrait de la belle sans travestissement. « Autoportrait ».
Le provincial né dans le Suffolk, est devenu un protégé du roi et de la reine,
même s’il entre en conflit avec l’Académie Royale. « La reine Charlotte ».
Il a acquis sa
renommée depuis la ville d’eau de Bath
où ses « tendres lumières »
sont appréciées. « Conversation dans un parc » devient un genre, est-ce un
autoportrait ?
En tous cas, le jardin avec sa fabrique est bien anglais.« Les époux Andrew » se tiennent au milieu de terres fertiles bien
tenues.Ses tableaux à la bougie comme dans le film « Barry
Lyndon »
exagèrent les effets de contraste. « La Femme en bleu »,
« L’enfant en bleu ».Le paysage s’adapte aux vibrations humaines dans une « Promenade
à Saint James park », et on pense à Watteau,à Claude
Gellée dit « le Lorrain » pour des « Chevaux s’abreuvant au
coucher du soleil » et à Murillo pour sa « Fillette à la
cruche ».« Lady Hamilton » muse trente fois peinte par George Romney (1734/1802), fut la maîtresse de
l’amiral Nelson, elle mourut dans la misère après avoir eu la cour de Naples à
ses pieds. La « Petite fille avec des fleurs »
ou « Innocence »
place Romney parmi l'un des grands portraitistes
anglais du XVIIIe siècle.Le prodige, Thomas Lawrence (1769/1830), ne fut pas seulement un peintre
mondain,
« Les Enfants
de John Angerstein ».Il annonce le siècle à venir quand les effets visuels prendront
de l’importance comme avec le « Portrait
de Julia, Lady Peel » où la carnation est mise en valeur sous des
plumes peu dessinées et un fond brossé rapidement. Héritier de la magie picturale de Van Dyck, l’art du portrait à
l’anglaise est devenu une référence, son
art du paysage fera école. « Les ladies Waldegrave» Joshua Reynolds
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire