Les adultes ont déserté le bureau ovale et toute autorité des
grandes personnes n’est plus de mise.
Il ne reste que des victimes de l’Europe, des étrangers, de
Trump, de Macron, des woke et des curés, ou alors des coupables du pillage de la
planète, de la colonisation, des souffrances des femmes et des enfants … mais pas responsables.
Où est le pouvoir ?
Depuis que son effigie a été brûlée sur les ronds-points, le
locataire de l’Élysée, garde encore sa fonction de bouc émissaire, mais ne fait
plus le poids. La démocratie dont la légitimité des élus a été attaquée dès leur élection, s'abime. L’Assemblée bordélisée est paralysée, Bercy aux paniers percés,
inaudible. Les princes ne gouvernent guère, les médias ne figurent plus au centre,
les marchands ferment boutique, les juges sont débordés et les urgences font
attendre. Le court terme s'empresse, le gouvernement lâche la monnaie.
La violence paie, l’IA a du talent.
Les visages sont floutés, les personnes citées dans les reportage "ne souhaitent pas donner leurs noms", anonymat et pseudo font la loi sur les réseaux, la cagoule est à la mode
- la Cagoule dans les années 30
désignait une organisation l’extrême droite - .
J’aimais la formule de Clémenceau : « La Révolution
française est un bloc » pour rêver qu’il en serait ainsi de notre pays où la
nouvelle France adviendrait après l’ancienne sans la mépriser, capables de
vivre ensemble notre passé et le présent. Dans la succession oublieuse des
évènements d’actualité, la légitimation de la violence par Bally Bagayoko
efface-t-elle un samedi apaisé de Léon XIV in Paris ?
La compilation des lieux communs proférés par des lycéens qui relèguent au second plan de légitimes revendications et les bêtises de Ségolène Royal alourdissent notre accablement.
N’y aurait-il pas un lien entre les catastrophiques
résultats PISA et la ronde des réclamations, ignorant les
réalités financières. Les doléances ramènent tout à l’état alors que les régions ont plutôt à voir
avec les lycées et que les profs auraient aussi leur mot à dire en ce qui concerne les voyages scolaires pas assez fréquents pour cette lycéenne de Bourgoin?
Mais ce n’est pas tant l’inflation des demandes adolescentes
suivies immédiatement par « on ne nous écoute pas » qui est
problématique, c’est qu’à l’exemple des Gilets Jaunes, la naïveté des "Gilets jeunes" soit
tellement valorisée, la démagogie tellement encouragée. Les mâles adultes font
semblant de croire encore au Père Noël et en appellent à un papa état, qu’ils
détestent par ailleurs, coincés à l’étape de la puberté quand ils ne s'excusent pas de leur opinion ou de leur âge. Et le pauvre ministre
qui dit « je vous crois » aux émeutiers, comme on doit dire aux femmes
violées, se trompe de registre.
Pour sortir de mes écrits empaquetés en allant dans le registre
parlé, je respecte ceux qui apparaissent à visage découvert en ne
les suivant pas forcément :
- Y a plus de ronds.
Puisque vous regrettez les non
remplacements de profs allez donc en bibliothèque,
prenez un balai pour
ramasser les débris de vos établissements dégradés ( ça s'est fait),
ne prenez pas exemple sur
les députés: en perturbant moins les cours peut être qu’il n’y aurait
pas pénurie d’enseignants et même que vous auriez envie d'exercer ce beau métier.
De sélection, il n’y en a plus guère quand
il est nécessaire de proposer des dictées à des étudiants en lettres. Au moins
parcours sup a fait disparaître le tirage au sort dans certaines filières.
Epargnons
les classes prépa à ceux qui ont peur de stresser.
Tout le monde ne peut pas devenir
Louis Boyard. »
L’avenir, invoqué à grands renforts de vibratos, pour lequel des investissements lourds seraient à effectuer
contre le réchauffement de la planète, appartient aux chinois : leur génération d’enfants uniques à tendance royale
n’a rien cassé dans leur école, ils bossent leur IA.
« L'avenir ce n'est
pas ce qui va nous arriver, mais ce que nous allons en faire. »


Petite réflexion sur ce matin que je vais développer ailleurs, ne serait-ce que pour moi. Tu te souviens qu'en élisant l'occupant de l'Elysée actuel, les votants ont voté pour un homme de moins de 40 ans à l'époque qui n'ETAIT PAS PERE. Il n'était pas... "senatus", comme dit le latin. Je ne cesse de revenir sur ce constat fondamental, car celui qui n'est pas père n'est que... fils. Celui qui est à l'Elysée en ce moment n'a même pas derrière lui l'immense réflexion sur la relation, le RAPPORT entre le "fils" et le "père", la réflexion que le fils, par excellence, Jésus, développe dans l'Evangile de Saint Jean, qui fait tenir ENSEMBLE le fils et le père, comme doivent être tenus ENSEMBLE fils ET père POUR LA TRANSMISSION d'une génération à la suivante. Si on s'arrête sur les mots "fils" et "père", l'un ne peut pas prendre sens sans l'autre, et les personnes qui sont le support de ces mots s'appuient les unes contre les autres. Il est important de faire remarquer que quand on est père, ON EST FILS EN MEME TEMPS. On est "le fils de", et on ne passe pas de manière successive de "fils" à "père", en fermant une condition pour accéder à la SUIVANTE. Non, on est les deux en même temps. Celui qui n'a pas d'enfant ? Il est "fils", mais pas "père". Il ne fait pas tenir ensemble.
RépondreSupprimerEn élisant le président actuel, qui porte comme prénom un prénom qui proclame son... affiliation avec Jésus, les votants ont... escamoté l'union, la relation entre "père" et "fils", dans le langage, mais au-delà, comme le langage FAIT société, dans la société au sens large. Cette élection fait partie d'un nouveau mouvement anticlérical en France, en sachant que la Révolution Française elle-même était essentiellement une attaque contre l'Eglise bien plus qu'un mouvement politique. (Credo). Mais... sans le.. Père, quelle autorité ? Les... fils ?, même frères, ont-ils l'autorité pour faire tenir ensemble la collectivité A LA LONGUE ? Je ne le crois pas. Et que deviennent les pères dans une société qui se gargarise du pouvoir des fils SEULS, à longueur de journée ? Quelle place pour le père SENATUS, si tant est qu'il veut rester... senatus ? Et c'est ainsi que NOUS RECOLTONS ce que nous semons... A LA LONGUE. On peut dire ou faire ce que l'on veut, à la longue... les actes ont des conséquences, que les acteurs s'en sentent responsables ou pas.