vendredi 23 octobre 2026

Légitime.

Ceux qui trouvaient qu’il y avait trop de policiers et pas assez de profs,
réclament plus de policiers !
Peace and love se rejoue en moins souriant, mais tout aussi planant, dans des variantes de
« L'argent pour les salaires, pas pour la guerre ! » quand Kiev souffre.
Nul besoin de drones pour détruire la mairie de Limoges, quand Poutine peut confirmer son diagnostic de décadence de l’Occident en continuant à jouer depuis ses usines à trolls.
Le problème n’est pas le nombre de policiers mais l’ampleur du nombre de casseurs 
et les joies mauvaises se renforçant à coups de mortiers d’artifice, instruments de destruction faits pour la fête.
Les partisans de l’Intifada et les proxys des extrêmes brandissent leurs drapeaux, inscrivent leurs sigles sur tous les murs et jettent Marianne à terre, les narcotrafiquants plus discrets participent au "game". 
Après ces émeutes plus ravageuses que celles de 2023 trop vite occultées, les pauvres ne s’en trouveront pas plus riches et les aveugles n’auront pas gagné en clairvoyance. 
« On a été tétanisé par l'idée qu'on pouvait être intolérant,
et du coup nous avons toléré l'intolérable ! » 
Élisabeth Badinter
C’est faire beaucoup d’honneur à LFI que de les accuser d’être à l’initiative des mouvements, alors qu’en bon populistes, ils suivent, et comme les délinquants d’opportunité tirent les marrons du feu pour les droitards d’en face.
Les commentateurs n’avaient rien vu venir pas plus que d’autres à qui ils reprochent leur impréparation, et s’extasient devant tant d’opportunisme, de capacité à saisir un air du temps aux  fragrances lacrymogènes. Mélenchon a droit à M. Mélenchon dans « Le Monde » alors qu’il y a belle lurette que tout rédacteur se doit de taper sur le ventre de Macron.
Les tacticiens du contre-tout ont grande gueule, mais jouent double jeu, ayant intégré la stratégie de la « taqiya » dans le genre djihadiste masquant sa radicalisation. Ils travaillent pour paraître respectables et commanditent quelques universitaires qui ont l’exclusivité dans certaines tribunes tout en demandant la pluralité aux médias concurrents.  
La dissolution, par qui tout vient le mal d’après les piliers des plateaux, était demandée de toutes parts. Même si les français ont voté pour un parlement ingouvernable, quoi de plus démocratique ?
J’ai beaucoup varié dans mes orientations, mais je reste légitimiste et respecte en même temps mon Maire écologiste et mon Président centriste.
Pour aller à l’encontre de la chasse aux boucs émissaires, et essayer de sortir du désarroi, je prends ma part dans la réponse à la question :
qu’est ce qu’on a foutu pour avoir cette jeunesse ?
Rien qu’une telle formulation m’éloigne de tous ceux qui s’excusent : 
« je ne veux pas jouer au vieux con » 
avec des réflexions telles que : 
« brûler des poubelles, ça fait partie du jeu, mais quand même ! »
Certains estiment depuis le début que le Président est illégitime et la violence légitime. 
Et  immanquablement s'ajoute « légitimes » à toutes les revendications 
fusent-elles contradictoires.
Le concert de démagogie est tonitruant à l’égard des lycéens 
qui sautent les cours pour protester contre le manque de profs, 
voire qui dégradent leurs bâtiments pour se plaindre de la vétusté du bahut d’à côté. 
« Les-jeunes-ont-toujours-raison ». 
Parcours Sup vient au cours de trajectoires sans obstacle, à l’heure des choix face à un monde complexe. Pour les digital natives enfermés dans leur bulle virtuelle, le passage sans cesse repoussé du rêve la réalité vire au cauchemar.
Alors que l’érosion de la valeur travail est le problème numéro un de notre pays, 
les problèmes d’emploi du temps de jeunes dans toute la force de leur âge me semblent secondaires. 
La fin de l’insouciance concerne nos déficits et ce qui devrait nous unir : 
la part que l’on apporte au bien commun. 
Les bonnes volontés balayent les verres brisés,
mais en dehors des propriétaires de magasins, il y avait plus de photographes que de personnes pour empêcher les pillages en dehors de quelques femmes courageuses, 
d’après ce que j’ai vu. 
J’essaye de ne pas trop voir; les jambes du boomer flageolent. 
Le courage devient une denrée rare, quand les écolos devraient se réjouir des hausses du carburant qui améliorent la qualité de l’air. 
Avant les émeutes, j’avais conservé un morceau d’un article où Pierre Vermeren s’exprimait : 
« Le socle commun sur lequel les deux bourgeoisies venues du XIX° siècle, la voltairienne et la catholique, s’entendaient pour gouverner la France et la société, à savoir l’héritage catholique laïcisé, adapté à la société industrielle et démocratique, marque par la conscience d’un devoir d’exemplarité et de responsabilité sociale, culturelle et civique à l’égard des classes populaires majoritaire a volé en éclats. » 
Les constats sont faciles : « Lumières » élitistes éteintes, églises aliénantes vides, industrie polluante partie, démocratie malade, responsabilité oubliée, l’égo a pris le pas sur les égaux, 
les classes populaires et les élites ne partagent plus la même culture.
Et la planète brûle…

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