réclament plus de policiers !
Peace and love se rejoue en moins souriant, mais tout aussi
planant, dans des variantes de
« L'argent pour les salaires, pas pour la guerre ! » quand
Kiev souffre.
Nul besoin de drones pour détruire la mairie de
Limoges, quand Poutine peut confirmer son diagnostic de décadence de l’Occident en
continuant à jouer depuis ses usines à trolls.
Le problème n’est pas le nombre de policiers mais l’ampleur du
nombre de casseurs
et les joies mauvaises se renforçant à coups de mortiers
d’artifice, instruments de destruction faits pour la fête.
Les partisans de l’Intifada et les proxys des extrêmes brandissent
leurs drapeaux, inscrivent leurs sigles sur tous les murs et jettent Marianne à
terre, les narcotrafiquants plus discrets participent au "game".
Après ces
émeutes plus ravageuses que celles de 2023 trop vite occultées, les
pauvres ne s’en trouveront pas plus riches et les aveugles n’auront pas gagné
en clairvoyance.
« On a été tétanisé
par l'idée qu'on pouvait être intolérant,
et du coup nous avons
toléré l'intolérable ! »
Élisabeth Badinter
C’est faire beaucoup d’honneur à LFI que de les accuser
d’être à l’initiative des mouvements, alors qu’en bon populistes, ils suivent,
et comme les délinquants d’opportunité tirent les marrons du feu pour les
droitards d’en face.
Les commentateurs n’avaient rien vu venir pas plus que
d’autres à qui ils reprochent leur impréparation, et s’extasient devant tant
d’opportunisme, de capacité à saisir un air du temps aux fragrances lacrymogènes. Mélenchon a droit à
M. Mélenchon dans « Le Monde » alors qu’il y a belle lurette que tout
rédacteur se doit de taper sur le ventre de Macron.
Les tacticiens du contre-tout ont grande gueule, mais jouent
double jeu, ayant intégré la stratégie de la « taqiya » dans le genre djihadiste masquant sa radicalisation. Ils travaillent pour paraître
respectables et commanditent quelques universitaires qui ont l’exclusivité dans
certaines tribunes tout en demandant la pluralité aux médias concurrents.
La dissolution, par qui tout vient le mal d’après les
piliers des plateaux, était demandée de toutes parts. Même si les français ont
voté pour un parlement ingouvernable, quoi de plus démocratique ?
J’ai beaucoup varié dans mes orientations, mais je reste
légitimiste et respecte en même temps mon Maire écologiste et mon Président
centriste.
Pour aller à l’encontre de la chasse aux boucs émissaires,
et essayer de sortir du désarroi, je prends ma part dans la réponse à la
question :
qu’est ce qu’on a foutu pour avoir cette jeunesse ?
Rien qu’une telle formulation m’éloigne de tous ceux qui
s’excusent :
« je ne veux pas jouer au vieux con »
avec des
réflexions telles que :
« brûler des poubelles, ça fait partie du jeu, mais
quand même ! »
Certains estiment depuis le début que le Président est
illégitime et la violence légitime.
Et immanquablement s'ajoute « légitimes » à toutes les revendications
fusent-elles
contradictoires.
Le concert de démagogie est tonitruant à l’égard des lycéens
qui sautent les cours pour protester contre le manque de profs,
voire qui
dégradent leurs bâtiments pour se plaindre de la vétusté du bahut d’à côté.
« Les-jeunes-ont-toujours-raison ».
Parcours Sup vient au cours de trajectoires sans obstacle, à l’heure des choix face
à un monde complexe. Pour les digital natives enfermés dans leur bulle virtuelle, le passage sans cesse repoussé du rêve la réalité vire au
cauchemar.
Alors que l’érosion de la valeur travail est le problème
numéro un de notre pays,
les problèmes d’emploi du temps de jeunes dans toute
la force de leur âge me semblent secondaires.
La fin de l’insouciance concerne
nos déficits et ce qui devrait nous unir :
la part que l’on apporte au
bien commun.
Les bonnes volontés balayent les verres brisés,
mais en dehors des propriétaires de magasins, il y avait plus de
photographes que de personnes pour empêcher les pillages en dehors de quelques
femmes courageuses,
d’après ce que j’ai vu.
J’essaye de ne pas trop voir; les jambes du boomer flageolent.
Le courage devient une denrée rare, quand les écolos devraient se réjouir des
hausses du carburant qui améliorent la qualité de l’air.
Avant les émeutes, j’avais conservé un morceau d’un article
où Pierre Vermeren s’exprimait :
« Le socle commun
sur lequel les deux bourgeoisies venues du XIX° siècle, la voltairienne et la
catholique, s’entendaient pour gouverner la France et la société, à savoir
l’héritage catholique laïcisé, adapté à la société industrielle et
démocratique, marque par la conscience d’un devoir d’exemplarité et de
responsabilité sociale, culturelle et civique à l’égard des classes populaires
majoritaire a volé en éclats. »
Les constats sont faciles : « Lumières » élitistes éteintes, églises aliénantes vides, industrie polluante partie, démocratie malade, responsabilité oubliée, l’égo a pris le pas sur les
égaux,
les classes populaires et les élites ne partagent plus la même culture.


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