vendredi 16 octobre 2026

Le Postillon. N°82. Automne 2026.

Le journal garanti avec 0,001 % d’IA consacre de nombreuses pages forcément critiques, voire hostiles à la « super intelligence » mais documentées, y compris par des informaticiens soucieux de « relever la tête du guidon connecté ».
Les chercheurs ne peuvent plus suivre les publications scientifiques facilitées par les robots rédactionnels ; l’IA lit les productions, les pille. 
Le sujet  pointu d’une thèse iconoclaste consacrée à une « désescalade numérique depuis les laboratoires d’informatique » invalidée par l’Université, accusant les contestataires « d’ingérence étrangère », révèle cependant des contradictions stimulantes.
Les rédacteurs du « Postillon », technophobes anonymes, confrontés pour leur entreprise à la facturation électronique ne pouvaient qu’en souligner les inconvénients.
Le lac de Paladru occupe la une : «  Les rentiers de l’an 2000 » pour dénoncer la gestion par une SCI du cinquième lac naturel de France. A la suite du labourage d’un accès à l'eau du côté de Bilieu par le maire de la commune « pour chasser les pauvres », les arguments des riverains ne sont guère développés alors que les incivilités suivent une fréquentation exponentielle. 
Le procureur de la République dans l'affaire de l'effondrement de La Rivière a beau avoir été agacé « par la privatisation des bénéfices et la collectivisation du risque» les exploitants de la carrière mis en cause s'en sortent bien, alors que les services de l'état peuvent être mis en cause également.
Le sujet consacré aux gens du voyage fait le point sur la promesse de la Métro, remontant à 10 ans, d’aménager une aire de grands passage qui éviterait les occupations sauvages.
Entre 2018 et 2024 en Isère « 29% des places prescrites par la loi ont été réalisées » aucune dans l’Aglo, la Savoie en avait réalisé 65%. 
De la sortie du club privé « Couleur café » à sa non ouverture, une promenade de 24h dans la rue Chenoise nous fait apercevoir quelques personnages souvent abimés croisés dans une des plus anciennes rues de Grenoble , mais comme le rappelle un livre aperçu lors des ces bavardages :« l’or dans les fêlures » leur va bien ».
Les facétieux ont annoncé une carte des coins à champignons : Egirolles, Coublemelle, Vesse de loup en Vercors… et surfant sur l’invention de « skis électriques » ont imaginé des tongs à assistance électrique, ainsi que du PQ, et même un tee-shirt à chatouilles pour éviter de fâcher les auteurs de blagues qui ne font pas rire.
Une brève évoque le concert interrompu de Barbara Butch pour conclure sur « sa musique de merde ». Mon tee shirt à chatouilles a connu un bug !

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