samedi 31 octobre 2026

Maigret hésite. Simenon.

Le désuet commissaire à la pipe a peut être des doutes mais il découvre bien vite la provenance des lettres anonymes annonçant un crime à venir. 
Nous entrons dans les méandres habituels des livres policiers, fussent-ils écrits en une semaine en janvier 1968, quand l’intelligence de l’inspecteur est mise à l’épreuve avec son lot de surprises. L’intrigue se déroule dans le milieu de la haute bourgeoisie où les comportements policés n’excluent pas la folie.
L’article 64 du code pénal  datant de 1810, aujourd’hui abrogé, est au cœur de l’intrigue. 
 « Il n'y a ni crime ni délit, lorsque le prévenu était en état de démence au temps de l'action, ou lorsqu'il a été contraint par une force à laquelle il n'a pu résister. » 
De même que l’évocation d’une atmosphère printanière ou les parfums des petits restaurants, la réflexion autour de la responsabilité est amenée habilement tout au long d’un récit très peu hésitant mais vibrant d’humanité. 

1 commentaire:

  1. Ah bon, cet article a été abrogé ? En même temps que nous sommes passés à une société où le droit devient.. préventif plutôt que de se contenter de reconnaître les ACTES qui ONT EU LIEU ?
    Cet article a été abrogé en même temps qu'explosent des diagnostiques de déficience nécessitant des mises au pas sous la conduite d'experts formés pour être des experts avec quelle légitimité devant notre méfiance ?
    Cela n'augure rien de bon, ça. Voilà longtemps que j'observe la manière dont notre société s'enfonce dans un nouveau fanatisme qui encourage d'autres fanatismes... en face. Quand on me dit que le centre ne peut pas être fanatique, je doute. Quand on me dit que le simple fait d'entériner des.... souhaits dans des lois suffit pour qu'ils (et elles...) soient.. divins, je doute aussi.
    Un vieux livre, si je comprends bien, avec beaucoup d'humanité. Chouette. Merci de nous en parler.

    RépondreSupprimer