L’adolescente rigolote parle avec nostalgie de son enfance,
alors que jeune fille devenue, elle se démène si bien dans ce monde, même si ses
réveils sont difficiles.
Cette année est marquée par le COVID, les élections
présidentielles, le bac de français, une demi-journée au centre du Service
National de la Jeunesse, le baby-sitting, un stage pour passer le BAFA (Brevet
d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur) (précision donnée à la façon de l’auteur
qui sous-titre la moindre expression de « djeun » pour son public pas
forcément au courant).
Depuis le début de cette série, nous nous attachons à cette
famille parisienne, bien de son temps, ne vivant pas de drame exceptionnel,
concernée par la marche du monde tout en conservant un optimisme revigorant.
« Sinon dès que
je regarde des vidéos d'Ukrainiennes sous les bombes, j'ai l'impression de me
voir, ça me glace le sang. Oui la vie peut basculer en quelques minutes,
personne n'est à l'abri de la fin du monde, désolée. C'est un peu con ce que je
viens de dire mais j'avais pas réalisé avant, bref. »
Et même si la jeune fille regrette d’être célibataire« AU
SECOURS ! mdr »
elle sait qu’elle est séduisante et avoue quelques
amourettes légères comme d’autres péripéties avec portraits délicieux d’un
proviseur adjoint, de quelques profs, de ses amies, de ses frères… Ses rêves,
ses angoisses, ses partis pris sont poétiques et drôles, les « relous »
qu’elle ne manque pas de croiser en arriveraient à paraître supportables.
Mais
sous ces lignes claires, une autre lecture peut être faite qui pointerait la
désinvolture d’une prof, l’intégrisme d’une ancienne copine, le niveau tellement
bas de certains garçons de son âge, la drogue, la coupure Paris/banlieue…

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