mardi 27 octobre 2026

Les cahiers d’Esther. Histoire de mes 17 ans.

L’adolescente rigolote parle avec nostalgie de son enfance, alors que jeune fille devenue, elle se démène si bien dans ce monde, même si ses réveils sont difficiles. 
Cette année est marquée par le COVID, les élections présidentielles, le bac de français, une demi-journée au centre du Service National de la Jeunesse, le baby-sitting, un stage pour passer le BAFA (Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur) (précision donnée à la façon de l’auteur qui sous-titre la moindre expression de « djeun » pour son public pas forcément au courant). 
Depuis le début de cette série, nous nous attachons à cette famille parisienne, bien de son temps, ne vivant pas de drame exceptionnel, concernée par la marche du monde tout en conservant un optimisme revigorant. 
« Sinon dès que je regarde des vidéos d'Ukrainiennes sous les bombes, j'ai l'impression de me voir, ça me glace le sang. Oui la vie peut basculer en quelques minutes, personne n'est à l'abri de la fin du monde, désolée. C'est un peu con ce que je viens de dire mais j'avais pas réalisé avant, bref. »
 Et même si la jeune fille regrette d’être célibataire« AU SECOURS !  mdr »
elle sait qu’elle est séduisante et avoue quelques amourettes légères comme d’autres péripéties avec portraits délicieux d’un proviseur adjoint, de quelques profs, de ses amies, de ses frères… Ses rêves, ses angoisses, ses partis pris sont poétiques et drôles, les « relous » qu’elle ne manque pas de croiser en arriveraient à paraître supportables. 
Mais sous ces lignes claires, une autre lecture peut être faite qui pointerait la désinvolture d’une prof, l’intégrisme d’une ancienne copine, le niveau tellement bas de certains garçons de son âge, la drogue, la coupure Paris/banlieue… 

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