dimanche 18 octobre 2026

Les Indes galantes - De la voix des âmes. Leonardo Garcia-Alarcon/Bintou Dembélé.

Le titre déjà fourni à l’image d’un plateau bien garni en musiciens et danseurs doit être précisé : Jean Philippe Rameau est joué sur instruments d’époque par l’ensemble Cappella Mediterranea accompagné du chœur de chambre de Namur alors que les danseurs appartiennent à la structure « Rualité » (rue et réalité). 
La musique baroque tout en contraste était faite pour rencontrer les structures fermes du hip hop en toute théâtralité.
Bien que les arguments de l’opéra ballet de 1736 soient développés dans le livret d’accompagnement, un sur titrage n’aurait pas été superflu pour éclaircir les textes.
Pourtant la beauté des voix des solistes et des chanteurs du chœur qui se joignent parfois aux danseurs sont incontestables.
Le morceau «  forêt paisible » repris au rappel emporte le public qui gardera la mélodie dans l’oreille et l’énergie de la chorégraphie qui s’était fait attendre. 
Si les lumières ont parfois ébloui le public, les vêtements issus de la garde-robe des Deschiens peuvent également passer pour accessoires, tant l’équilibre entre musique et danse est remarquable alors qu’il est tellement facile de faire passer une pirouette sur la tête devant un accord de clavecin.
Le cinéma avait exploré les coulisses des répétitions et situé cette interprétation en « contrepoint face à l’imaginaire colonial » respectant un vocabulaire déconstruit à la mode alors que ce moment de plaisir transcende les époques tout simplement. 

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