Enquête policière parmi les chercheurs de l’Institut
Européen des études climatiques et plus particulièrement parmi les géologues passionnés
de diatomées( algue microscopique unicellulaire) qui disparaissent brutalement.
Ce roman a reçu le prix du quai des orfèvres en 2024, alors
que l’action se déroule au moment où le 36 quai des Orfèvres doit déménager
vers la nouvelle cité judiciaire de Batignolles.
« Une enquête, à
présent, c'était des chiffres qui défilaient sur des écrans d'ordinateur, des
sigles barbares - « Spy Sweeper », «FAED, « FNAEG » ... - et des communications
quotidiennes avec les fournisseurs d'accès Internet et les opérateurs de
téléphonie mobile, Maigret était mort, son fantôme dissous dans la ringardise. »
Le titre et l’illustration de couverture n’ont rien à voir
avec le sujet dont une des clefs résiderait plutôt dans un clin d’œil forcément
nostalgique et référencé :
« On sait depuis
Conan Doyle que pour bien se planquer, rien de tel que de s'exposer aux
regards, fondu dans un décor chatoyant. C'est la méthode caméléon. »
L’auteur spécialiste de volcanisme, ne nous confine pas dans
les locaux universitaires, il nous offre une course poursuite en Ardèche après
une succession de coupables évidents qui nous amène au bout à deviner qui est
le vrai criminel.
L’écriture agréable, pour un cheminement habile où se
multiplient les indices, n’est pas ramenarde.
« Kestner
adorait les saisons de transition. Un automne à la mer ou un printemps en
ville, le froid comme perspective ou un pas vers la canicule, c’était tout un
pour lui. Aimant les choses en devenir, il ne détestait rien tant que les
mondes francs. Le commissaire, à sa manière de flic, était un poète. »

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