samedi 10 octobre 2026

Ne me remerciez pas ! Martial Caroff.

Enquête policière parmi les chercheurs de l’Institut Européen des études climatiques et plus particulièrement parmi les géologues passionnés de diatomées( 
algue microscopique unicellulaire) qui disparaissent brutalement.
Ce roman a reçu le prix du quai des orfèvres en 2024, alors que l’action se déroule au moment où le 36 quai des Orfèvres doit déménager vers la nouvelle cité judiciaire de Batignolles.  
« Une enquête, à présent, c'était des chiffres qui défilaient sur des écrans d'ordinateur, des sigles barbares - « Spy Sweeper », «FAED, « FNAEG » ... - et des communications quotidiennes avec les fournisseurs d'accès Internet et les opérateurs de téléphonie mobile, Maigret était mort, son fantôme dissous dans la ringardise. » 
Le titre et l’illustration de couverture n’ont rien à voir avec le sujet dont une des clefs résiderait plutôt dans un clin d’œil forcément nostalgique et référencé : 
« On sait depuis Conan Doyle que pour bien se planquer, rien de tel que de s'exposer aux regards, fondu dans un décor chatoyant. C'est la méthode caméléon. »
L’auteur spécialiste de volcanisme, ne nous confine pas dans les locaux universitaires, il nous offre une course poursuite en Ardèche après une succession de coupables évidents qui nous amène au bout à deviner qui est le vrai criminel.
L’écriture agréable, pour un cheminement habile où se multiplient les indices, n’est pas ramenarde.  
« Kestner adorait les saisons de transition. Un automne à la mer ou un printemps en ville, le froid comme perspective ou un pas vers la canicule, c’était tout un pour lui. Aimant les choses en devenir, il ne détestait rien tant que les mondes francs. Le commissaire, à sa manière de flic, était un poète. »

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