« Vendredi sur mer » :
« Faut pas le
dire mais c’était court
Faut pas l’écrire ça
pue l’amour
ça sert à rien
pourquoi courir
Il y a plein de filles
désir. »
Bien que j’essaye de mettre mon dictionnaire au goût du jour,
les sous-titres en anglais lors de la projection pour la Quinzaine des cinéastes Cannes ont été bienvenus pour
aider à comprendre la tchatche speedée des travailleurs d’un centre aéré.
Autour d’un jeune directeur plutôt chef de bande, s’excitent
quelques mâles partagés entre le désir maladroit de baise et la notabilité
désuète qu’apporterait le mariage. Le retour au quartier d’une amie d’enfance
du boss vient perturber le microcosme criard qui n’avait pas besoin de cette arrivée
pour être désorienté. Elle avait vécu de ses charmes.
Les films tournés dans les
quartiers Nord de Marseille pourront bientôt constituer un genre à part entière.
Dommage que ni garçons, ni filles, ni hommes, ni femmes, ne semblent croire à l'amour de nos jours, non ? Que c'est ringard, une affaire de dupes ou enfants ? C'est fou, quand j'avais 13 ans déjà, "on" me poussait à être libre en couchant avec presque le premier venu, et j'ai marché à fond dans toute la pression sociale pour être libre...
RépondreSupprimerMaintenant, des années après, je vois que la pression d'être libre a été/est un véritable... esclavage. Pour toutes les générations, en plus, comme si c'était la même chose, que nous étions les mêmes à 70 ans qu'à 13... Oops, erreur de calcul, là... le coeur n'a pas pris une ride (mais est-ce si vrai que ça ?), le corps et les organes ne sont pas dans le même état et ça compte beaucoup, je crois.
Moi, je vis de mes charmes. Mais l'argent ne rentre pas dans l'équation.
Fin de confidences pour aujourd'hui.