Une de ses anciennes camarades de
classe le retrouve et l’entraine dans ses expérimentations de musique concrète.
Le cinéaste pourtant très classique a choisi son camp : les bruits
amplifiés de doigts mouillés autour d’un verre et des batteurs d’œufs à la neige
figurent comme libératoires.
Par contre la musique classique ne séduit que les
vieux, conformistes, confits en dévotion, pourtant bienveillants à l’égard du
jeune prodige.
Au pays des longues nuits, la lumière se fait attendre :
trop manichéen.

Incroyable. Un cinéaste "classique" ?
RépondreSupprimerQu'est-ce qu'on ne ferait pas pour se sentir "libre", Guy ?
Il y a un petit hic dans tout ça, malheureusement. Le livre de Grimal que je lis, un livre fort érudit qui s'appelle "Les erreurs de la liberté" compare le parcours de la Grèce antique avec le parcours de Rome, en sachant que Grimal est vraiment une très grosse pointure, une pointure comme nous ne sommes plus capables de produire en France maintenant, et pas ailleurs non plus, je le crains. Grimal rappelle que le problème de la liberté a toujours été inséparable du prix ultime à payer pour la liberté, car dans nos têtes depuis la nuit des temps, la liberté et la mort sont indissociables. Je ne sais pas pourquoi c'est comme ça, mais c'est ainsi. Toutes ces histoires de saints, de saintes, de martyrs, de.. poilus, de SACRIFIES, témoignent du fait que la mort reste le prix à payer pour témoigner de la valeur de la liberté à nos yeux. Quelle liberté ? Difficile à dire, car il y a beaucoup de sens possibles à entendre dans ce mot, et dans l'ensemble, nous nous contentons de lancer le mot comme un cri de ralliement, pas plus.
Et c'est là que notre (et je me mets dans le lot, là, bien entendu) inconséquence atteint des dimensions vertigineuses, car il ne nous reste en ce moment, dans nos contrées, qu'une obscure intuition de ce qui fut une réalité pour tant d'ancêtres : liberté et mort sont indissociables. Pour nous, cela est... théorique, pas plus.
Pourquoi nous étonner du caractère terriblement dérisoire que nous prêtons au cadre où nous expérimentons le mot "liberté" maintenant ? Devrions-nous nous en étonner ? Sommes-nous même capables encore de nous en étonner ?