Keith Jarrett et Henri Purcell,
Philippe Glass et Jean Sébastien Bach
cette fois Haydn fréquente les pulsations persanes.
Le Quatuor Debussy qui a déjà frayé avec le jazz et le hip hop
avait invité le percussionniste franco-iranien Keyvan Chemirani adepte aussi
des passerelles vers l’opéra, la musique baroque et le slam.
Violons, et violoncelle jouent « Les sept dernières paroles du Christ en croix » de Haydn apaisantes sans les
chœurs habituels et émerveillent de leur virtuosité comme si un seul homme
jouait de mille cordes fines comme la chevelure de Shéhérazade.
Zarb, daf, santour ne sont pas tonitruants mais plutôt que
de reproduire le terme « suave » du journal de salle, je parlerai
plus volontiers d’une sensuelle énergie à deux mains et des tas de phalanges
agiles.
Pour examiner un autre mot du titre, il s’agissait bien d’un
croisement, d’une juxtaposition et non d’une fusion, chaque continent ayant ses
charmes, mais le plus souvent les uns se taisaient quand l’autre jouait,
admiratifs.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire